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	<title>(wHell)come 2 My Private Life &#187; Textes</title>
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		<title>Séb</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire.

Il s’appelle Seb.
Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit.
Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. Il se fond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire.</p></blockquote>
<p><span id="more-32"></span></p>
<p>Il s’appelle Seb.</p>
<p>Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit.</p>
<p>Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. Il se fond dans la masse. Ses habits sont une protection contre le monde extérieur, une carapace contre les regards, une non-invitation à faire connaissance. Habillé de manière passe-partout, privilégiant les couleurs sombres, s’autorisant parfois un petit extra au niveau de son teeshirt, parfois revendicatif, parfois à l’effigie d’un groupe qu’il aime, parfois simplement parce que c’est le premier qui lui est tombé sous la main. Visage caché par une casquette, cheveux rasés, Seb est le parfait exemple de Mr ToutLeMonde, de Mr Personne.</p>
<p>Vous le verriez, vous n’en sauriez même pas qu’il s’agit de lui.</p>
<p>Sa vie est un vaste cycle de recommencements perpétuels, une longue suite monotone de remakes des mêmes moments, aux mêmes endroits, avec les mêmes gens.</p>
<p>Lorsqu’il était petit, Seb était intimement persuadé d’être le prisonnier d’une vaste cage en verre, où un géant s’amuserait à jouer avec lui, ses sentiments, ses peurs, ses envies, son existence… Comme il jouait lui même avec ses PlayMobils. Au fond, pourquoi pas : bien que ses parents (surtout son père, surpris d’un tel illogisme chez un enfant censément intelligent) lui aient prouvé que ce n’était pas possible, Seb n’en est pas intimement convaincu. Quelque chose lui dit que l’on n’en sait trop rien en fait.</p>
<p>Seb est fils unique, son monde est imaginaire, sa vie est rêvée et sublimée pour mieux pallier la morne et triste réalité.<br />
Peut-être à cause de ça, Seb s’est replié sur lui-même.<br />
D’enfant unique il est devenu enfant solitaire.<br />
Ses parents cochaient pourtant toujours la case “s’intègre facilement dans un groupe” : au fil du temps, il s’était aperçu qu’être un caméléon avait beaucoup d’avantage.</p>
<p>Petit à petit, Seb a grandi, traversant les années 80 sans s’en rendre compte, puis les 90 en commençant à prendre conscience que le monde semblait définitivement ne pas tourner rond.<br />
Au XXIème siècle, maintenant, Seb continue de se sentir bizarre dans un monde qui ne lui appartient pas.<br />
Son grand père avait eu le débarquement et la guerre d’Algérie? Lui aura eu la mort de Ceausescu et la chute du mur de Berlin.<br />
Ses parents ont eu mai 68? Il se prendra en pleine face les bombes dans le métro en 95, les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004.</p>
<p>Selon la classification de Strauss et Howe, Seb fait plus ou moins partie de la fameuse “Génération Y”. Plus ou moins, pas exactement, tout dépend de la version adoptée.</p>
<p>Seb, lui, pense qu’il est juste là.<br />
Ni totalement Y, ni formellement X.</p>
<p>Le terme de “next generation” lui conviendrait mieux.<br />
La génération suivante.<br />
Celle après ceux-qui-ont-ouvert-le-chemin.<br />
Mais la différenciation est plus subtile.</p>
<p>Seb a lu des livres, beaucoup. Certains en diagonale, parfois par obligation, d’autres avec plaisir, il en a même relu tout ou partie. Il pourrait citer Philip Kindred Dick et Maurice Dantec, Ann Scott, Virginie Despentes ou Nick Hornby, Stephen King et Ann Rice, Antoine de Saint Exupery, ou encore Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk et Charles Buchovski… Il voit de plus en plus de films adaptés de livres, sans que les gens le sachent. Il est attristé de voir que l’imagination semble se désagréger. Il aime retrouver ses auteurs, comme de vieux amis.<br />
Seb aime la musique, même si ce n’a pas toujours été le cas. Il croit être passé par tous les courants musicaux, du hard rock au rap, en passant par le reggae ou le rock, à chaque fois oscillant entre le bac commercial et les découvertes du moment.  Grâce à ses ami(e)s, Seb peut continuer de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles manières d’exprimer un sentiment, modifiant ainsi son TopTen permanent des musiques favorites. Certaines restent toujours des coups de cœurs, sortes d’hymnes souvenirs d’une époque. Certaines lui semble le décrire parfaitement, soit en partie, soit totalement. Certaines sont spécifiques à des personnes, d’autres à des moments, bons ou mauvais, partagés (ou pas). La musique est une nécessité vitale pour Seb, quelque chose qui le rapproche du héros de “Haute Fidelité” : elle lui permet plus ou moins de savoir si une personne est compatible, au même titre que pour les livres et les films…. D’une certaine manière…<br />
Nourrie à l’image, parfois déformée par la caméra, d’autres fois retouchée par ordinateur, l’information se mélange à la fiction, le blockbuster de l’été ne l’impressionnant pas outre mesure mais tombant en admiration devant un film dialogué par Audiard. Il cherche les bons films, cumulant un scénario intelligent, des acteurs qui gèrent et un réalisateur qui se prend pour un véritable chef d’orchestre et cherchera la version dvd ultimate pour ceux-là, mais larvera devant la dernière production hollywoodienne pour peu qu’elle n’en soit pas trop indigeste.</p>
<p>Tableau idyllique d’un humain en pleine possession de ses capacités intellectuelles.<br />
Carnage catastrophique car la culture appelle la culture et qu’elle est sœur de dévoreuse de temps.</p>
<p>Nourri au nouvelles technologies, à même pas 30 ans il est doublement drogué.<br />
Aux médicaments d’abord.<br />
Légaux et illégaux.<br />
Toujours de quoi supporter la réalité. Atténuer les effets néfastes d’une vie chaotique.<br />
Contre le mal de tête, pour pouvoir dormir, contre l’allergie, contre la toux, pour la peau…<br />
A l’Internet, pieuvre tentaculaire, matrice globale et locale.<br />
Tellement accroc qu’il ne lui semblerait pas si difficile ni si inconcevable que ça de s’enfermer dans une tour pendant une période (in)déterminée. “Le Maître du Haut Chateau”. L’expression lui revient, traversant son esprit, faisant frétiller quelques neurones, libérant quelques souvenirs et pistes, saturant encore un peu plus sa mémoire.</p>
<p>Le “Do Your Thing” des hippies continue de s’appliquer au fond.</p>
<p>Lui, et ceux de sa génération n’en savent strictement rien de ce qu’ils sont venus foutre sur cette planète à moitié dévastée par leurs prédécesseurs. Un environnement dégradé, se détruisant de plus en plus, inexorablement, une courbe de destruction exponentielle. Une population aveuglée, en ne se préoccupant pas du sort de Gaïa, ne donnant aucune confiance dans l’avenir.<br />
Attristé de voir que des médicaments soignant de nombreuses choses pourraient voir le jour, mais qu’ils ne sortent pas des laboratoires.<br />
Dépité de voir que des modèles de voiture hybrides sont disponibles mais inaccessibles pour le commun des mortels.<br />
Perplexe face à la course à l’industrie, à l’automatisation, à l’informatisation, mais en participant pleinement à cet état de fait.</p>
<p>Seb se pose en observateur, il est loin, très loin d’être un exemple ou un chemin à suivre.</p>
<p>Il essaye de se contrôler.<br />
Il essaye de s’intégrer.<br />
Il essaye d’apprendre.<br />
Il essaye de gérer.<br />
Il essaye de vivre.<br />
Mais il n’y réussit pas.</p>
<p>Il le voit bien depuis quelques joursemaines.<br />
Il se couche de plus en plus tard.<br />
Il n’arrive plus à se lever, chose normale après des nuits de 4 ou 5 heures.<br />
Il a de plus en plus tendance à s’auto-exclure du groupe, de la meute, marre des mini-guerres de clans, des micros luttes de pouvoir…<br />
Il se sent bien chez lui, caché, inaccessible sauf quand et à qui il le désire, préférant la solitude d’un appartement vide à la foule bruyante d’un bar bondé.<br />
Longtemps considéré comme un oiseau de nuit, il n’en rentre maintenant plus que complètement déchiré, devant faire des efforts de mémoires pour savoir si oui ou non il a passé une bonne soirée.</p>
<p>L’alcool, son dégât majeur, troisième drogue à rajouter. Comme tous ceux de son âge, à des degrés différents, tout simplement, il a l’alcool mondain, entre amis, celui des restaurants et des soirées en clubs.<br />
Combiné à la cigarette ou au joint, cocktail explosif et détonnant pour avoir l’air cool mode caméléon quelque part.<br />
Ne pas se dévoiler, encore.<br />
Se cacher, toujours.<br />
Toujours avoir l’air de s’en foutre, d’être cynique. Ou au contraire exagérer ses sentiments.<br />
Son exubérance lui sert de paravent à son incapacité chronique à avoir confiance en lui.</p>
<p>Seb a fait les comptes, il a 30 ans.</p>
<p>Plus aucune perspective d’avenir, il se sent trop vieux pour créer son entreprise, ses parents ne dirigent pas une société qu’il va devoir reprendre, son boulot n’est qu’un simple 9/18 basique et commun au trois quart des gens avec qui il partage ses métros quotidiens…</p>
<p>Sa copine veut s’installer avec lui, il ne sait pas comment lui dire qu’il se demande toujours pourquoi il est encore avec elle depuis tout ce temps, elle a pourtant déjà prévu leur programme sur les 6 prochains mois. Il continue de fantasmer sur sa collègue de bureau et la serveuse de son bar favori, et ne peut pas s’empêcher de détailler les gens (essentiellement du sexe féminin) qui croisent son chemin ou son regard pendant ses pauses…</p>
<p>Sans être catastrophique, son compte en banque n’est pas reluisant.<br />
Entre son prêt pour l’appartement, celui pour l’installation et le crédit pour le scooter, la fin du mois commence de plus en plus tôt. Par la force des choses il a été obligé de diminuer le rythme des sorties, et considère profiter moins bien de la vie qu’auparavant.</p>
<p>Seb se pose la question : que fout-il ici? Présentement? A l’heure actuelle?</p>
<p>En ce moment précis, il ne croit plus en rien.</p>
<p>Il en a juste marre.<br />
Marre d’essayer de gérer.<br />
Marre de tenter de vivre une vie passable.<br />
Marre de courir après le temps.<br />
Marre surtout de faire semblant.</p>
<p>Il est dans un épais brouillard, dans une nuit noire, un endroit obscur, un tunnel sombre où la lumière ne perce pas.</p>
<p>Je suis Seb.<br />
Je suis personne.<br />
Mon nom est légion.</p>
<p>C’est dur de vivre lorsqu’on n’en a pas forcément envie.</p>
<p>J’appuie sur la détente de mon flingue introduit dans ma bouche.</p>
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		<title>Incommunicanto</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication…

Bon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication…</p></blockquote>
<p><span id="more-30"></span></p>
<p>Bon, ça, c’est fait… J’ai encore l’option là. Ou celle-là (plus banale…) Mais bon…<br />
Pardon ? Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si.<br />
Je me comprends. Et c’est le plus important.<br />
Moi-même personnellement, je suis non seulement d’accord avec moi, mais en plus, je me pose les bonnes questions. Enfin bonnes, je ne sais pas, celles qui m’intéressent en tout cas. Je me trouve super intéressant en fait. Et je me fous (complètement) des gens.</p>
<p>Vrai ? Faux ?<br />
Là est la question.<br />
Encore une.<br />
Faut croire que j’aime çà.<br />
Me branler sur des questions en jouant avec des mots. C’est cool non ?<br />
J’adore ça en fait si ça se trouve. Option 1.<br />
Je joue super bien mon jeu et en fait je ne sais pas m’exprimer. Option 2.<br />
Entre les deux j’hésite et je cite.<br />
Le fond et la forme. Le Yin et le Yang. Le Bien et le Mal.<br />
On en revient toujours aux mêmes trucs basiques et cycliques.</p>
<p>Pour une fois, occupons nous du fond, sans prêter une attention forcenée à la forme.<br />
Prenez ma main et suivez-moi sur les chemins tortueux et sinueux des limbes de mon cerveau embrumé, ‘envappé’, enfumé, torturé et rêveur. Je vous préviens d’entrée : la route est longue, obscure, je ne garantis ni les moyens, ni la fin. Justification comme une autre : si la fin justifie les moyens, les moyens ne justifient pas forcément la fin.</p>
<p>En fait, je ne sais pas où aller et comment y aller et par où commencer. Mais j’y vais. C’est parti. Théorie des Shadocks : ” Quand on ne sait pas où aller, il faut y aller. Et le plus vite possible “.<br />
Voilà.<br />
C’est sympa que vous me suiviez. Si si, je vous assure. Je me sens moins seul d’un coup. De toute façon, je suis plusieurs dans ma tête, je patine à la limite de la schizophrénie déclarée. Ça a au moins un avantage : celui de ne jamais se sentir seul. Mais bon. Pas que je sois avide de compagnie humaine, mais j’aime parler, ça, c’est vrai, j’avoue, mea culpa, mea maxima culpa.<br />
Et pis j’avoue : j’ai peur du noir.<br />
Si ça vous gêne vraiment de rentrer comme ça dans ce qui me sert de cerveau, ne vous inquiétez pas. Il est aussi bordélique que d’habitude. Aussi fuyant et câlin que mon chat. Ce n’est peut-être pas fait pour vous rassurer ? Ne commencez pas, mauvaises graines! J’ai dit que l’important était le fond. Pas la forme. Et puis merde, si vous n’êtes pas content, barrez vous. Foutez ce putain de texte à la poubelle, barrez vous et ne venez pas me donner de leçons.<br />
J’ai la ferme intention de faire ma propre psychanalyse.<br />
Je crois qu’en fait, pour tout vous avouer, c’est Pierre qui m’a glissé l’idée tout à l’heure. J’écoutais son spectacle au Théâtre Grevin (octobre 1986, j’avais quoi, sept ans ?) et il m’a donné la solution dans son ” Intro “. De mémoire : c’était à propos des névrosés et des psychotiques. Son psy lui avait conseillé la thérapie de groupe, et comme ça coûtait cher, le psy lui a filé une astuce pour que ça lui coûte que dalle : se donner en spectacle. Conclusion de Desproges : ” C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, je vous ai priés de venir tous ici ce soir pour me regarder faire mon intéressant. Bonsoir. ”</p>
<p>Toute histoire à un commencement.<br />
Et mon histoire à moi commence il y a longtemps.<br />
Quand j’étais étudiant en fait.<br />
Enfin, non, ça a commencé avant, mais je situe la chute il y a 4 ans environ.<br />
Pour faire court et éviter de me justifier sur tout, les 20 premières années de ma vie ne sont pas signifiantes : ce n’est que l’apprentissage de la vie. Ou de la Vie avec un v majuscule. Je sais pas ce qu’il faut mettre. Je m’en fous.<br />
Pour en revenir à ma justification, la meilleure image, c’est Kassovitz (encore lui, définitivement je l’aime bien) qui me la fournit dans le film ” La Haine “…<br />
C’est l’histoire d’un mec qui chute d’un building de 50 étages et qui a chaque étage ce répète sans cesse … Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Mais l’important n’est pas la chute…<br />
C’est l’atterrissage.</p>
<p>Bref.</p>
<p>L’impression d’avoir été un vilain petit canard. Touche pas à ça p’tit con. Ferme ta gueule branleur. Soyons clair : je n’ai pas un complexe avec mon père ni avec ma mère. On oublie d’entrée l’ultra-simpliste complexe d’Œdipe.<br />
Pourquoi ? Au plus profond de moi, je sais et sens que ce n’est pas ça.<br />
De nouveau ma putain de prétention.<br />
Excusez-moi, je vais me branler devant tant de génie, je reviens de suite.<br />
Plus sérieusement, je prends conscience que je me mets à nu, mais ça permettra peut-être de mieux me cerner.<br />
Pour vous (mais je m’en fous au fond, à part pour une élite ‘reconnaissablement’ reconnaissante).<br />
Pour moi (mais je ne sais pas si j’aurais le recul ou si je ne suis pas trop barré déjà pour sauver les meubles).<br />
Alors oui, j’ai du fermer ma gueule pendant un moment. Long, mais cela m’a permis d’être tel que je suis, et en ceci, non, rien de rien, je ne regrette rien, merci Edith pour cet interlude musical.<br />
En tout cas, le fait de fermer ma gueule a eu cet avantage : ciseler les mots, les peaufiner pour qu’ils fassent le plus mal possible. Dans ma tête au moins.<br />
Mais je ne sais pas tenir ma langue.<br />
Je suis limite à penser à haute voix.<br />
Donc ça m’échappe.<br />
Et ce que je pense, qui devait rester mon jardin secret (vous savez, le fameux truc du ” merci patron ” bien lèche couilles pendant que vous pensez à lui fracasser le visage à ce bâtard) devient une mini bombe balancée à la face des gens.<br />
En gros : je suis un terroriste des mots.<br />
Enfin, j’en ai l’impression en tout cas.</p>
<p>Pendant que je me roule un joint et que je relis ce que je viens de marquer, une sorte d’auto-satisfaction fière et prétentieuse semble se dégager. Ce n’est pas ça. Je m’aime bien (voir autobiographik pour s’en convaincre) mais ce n’est qu’une carapace, une armure construite par et contre les autres…<br />
Au final, je forme un mélange bizarre, une sorte d’alchimie improbable.<br />
Tiraillé entre rêve et réalité.<br />
Tiraillé entre envie et devoir.<br />
Tiraillé entre nécessité et besoin.<br />
J’ai toujours ironisé sur le fait que si je devais mourir ce serait pendu, à cause de la mandragore… Je fais toujours le même cauchemar, où je me noie dans un lac glacé tandis que mes potes essayent de me sortir de la flotte… Une clé de ce songe serait que je suis submergé par la pression et l’émotion…. Je suis assez d’accord.<br />
Je vais devoir ajouter l’image (morbide) de mon existence : moi, subissant le supplice de l’écartèlement, avec les chevaux qui tirent mes bras et mes jambes chacun dans son coin. Mes cours d’histoire me reviennent : l’écartèlement est le supplice réservé aux régicides. Ça va pas aider pour ma prétention ça…</p>
<p>Après une longue réflexion mûrement réfléchie, j’en viens à adhérer à la théorie du chaos. Ce fameux ” effet papillon ” : un battement de papillon peut, par ricochets, provoquer un typhon à l’autre bout de la planète… Et si et si et si et si ?<br />
Vous ne voyez pas où je veux en venir ?<br />
Vous êtes perdu ? Choqués ? Tristes ?<br />
Pas grave.<br />
Monsieur Nintendo a tout compris : ” Play 24/24 7 :7 “. La vie n’est qu’un jeu.<br />
Et ce jeu a sa propre notice explicative.<br />
Sauf qu’elle mute en fonction des événements, qu’elle se modifie pour s’adapter aux nouvelles données.<br />
De la théorie du chaos, j’en déduis que ma vie m’appartient, et que je suis ce que je suis suite à un enchaînement involontairement volontaire. Mes choix ont aboutit à ce résultat. Qui sera modifié demain. Et après demain. Et dans une semaine, un mois, un an… La vie offre des millions de possibilités.<br />
J’avais dit que le chemin était sinueux.</p>
<p>Revenons en à l’incommunicanto. C’est joli ça comme mot. Je viens de l’inventer. Enfin, je crois. Ça me semble signifier l’état d’impossibilité à communiquer.<br />
Parce que de tout ce que j’ai dit avant, j’ai trop l’impression d’être ailleurs pour être ici.<br />
De nouveau ce sentiment de prétention.<br />
Mais en fait non.<br />
Je me débats déjà avec moi-même, pour ne pas vouloir ou ne pas avoir la force de débattre avec les autres.<br />
Mmmmh… Les mots sont des armes, mais là, la phrase précédente est un bazooka. Nuançons.<br />
” Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuse. ”<br />
Pour moi, je dirais que le monde se divise en deux catégories. Ceux qui parlent et ceux qui écoutent. Après c’est plus flou. J’écoute tout le temps mais je ne parle que quand je connais.<br />
Et merde.<br />
De nouveau, la forme peut évacuer le fond. En fonction de l’interprétation du mot ” connaître “. Je l’utilise au sens humain du terme, mais s’il est pris au sens culturel du truc, ça fout le bordel.<br />
Pourtant j’estime que l’écoute est liée et nécessaire à la parole.<br />
” Ne vous lassez pas d’écouter ; parce qu’on apprend à parler en écoutant les autres. ” a dit le sage.<br />
” Parler est un besoin, écouter est un art. ” a dit Goethe.<br />
Ça rend déjà ma position plus tranquille.<br />
Finalement, le problème était mal posé.<br />
On me reproche de ne pas poser de questions, de ne pas m’intéresser parce que je ne parle pas. Ou peu. Ou mal.<br />
C’est tout simplement parce que j’écoute. Ça a en plus l’avantage de me permettre de m’évader plus facilement, j’avoue. Mais aussi parce que si je me sens à l’aise pour faire le con et sortir des conneries, parler de moi est déjà une autre paire de manches.<br />
Alors oui, d’accord, on pourrait dire de nouveau que ma prétention est incroyable : ” moi ” ” moi ” ” moi “…<br />
Tout a fait. Je le revendique. Regardez les gens autour de vous. La majeure partie veut exprimer son point de vue, le faire partager aux autres. Ce qui n’inclue pas forcément une écoute.<br />
Je préfère de loin ma position : fermer ma gueule, écouter tout en pensant à autre chose, poser des questions pour rebondir et pour apprendre à/et connaître… Garder mes rêves, mon intimité pour mes proches, qui seront capable eux de faire le tri.<br />
En plus de mon chat, je devrais me prendre un caméléon pour animal totem, ce serait rigolo et explicite…</p>
<p>La théorie du chaos a entraîné un esprit tortueux et disjoncté peut-être, qui a du mal à communiquer clairement et facilement, les idées se télescopant pour repartir à toutes vitesses chacune à l’opposé. Du coup, je suis tête en l’air, dans les étoiles. Ailleurs. Et le fait d’être à l’écoute n’est pas forcément une marque de désintérêt. Au contraire. C’est simplement un moyen de communication, avec ceux qui ne me connaissent pas et que je pourrais involontairement blesser. Choses que mes ami(e)s peuvent comprendre, atténuer et passer outre car ils me connaissent…</p>
<p>Je crois que je pourrais copier/coller l’intro : ” Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si. Je me comprends. Et c’est le plus important. (…) Et je pose les questions. ”</p>
<p>En fait, je viens de me relire. Deux mots ont sautés entre l’intro et la conclusion. Ça change le sens, l’une est comment on me perçoit, l’autre comment je me perçois :<br />
” Et je me pose les bonnes questions. ” (introduction)<br />
” Et je pose les questions. ” (conclusion)</p>
<p>Pour finir, un mot d’un mec qui n’aimait pas les hommes, mais ce qui les dévorait : ” Il faut de l’esprit pour bien parler, de l’intelligence suffit pour bien écouter. ” (André Gide)</p>
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		<title>Trinity : Lettre à une absente</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/trinity-lettre-a-une-absente</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:34:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[girl]]></category>
		<category><![CDATA[Trinity]]></category>

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		<description><![CDATA[Trinity, encore et toujours&#8230;

Et voilà. That the game begin.
Plus d’un an après je me suis décidé à t’écrire.
Il m’en fallait du courage. Il m’en fallait de la volonté. Il m’en fallait des forces.
Tu es tout ça. Tu es une partie de tout ça. C’est normal. Tu es une partie de moi.
J’ai bien eu beau changer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Trinity, encore et toujours&#8230;</p></blockquote>
<p><span id="more-28"></span></p>
<p>Et voilà. That the game begin.</p>
<p>Plus d’un an après je me suis décidé à t’écrire.</p>
<p>Il m’en fallait du courage. Il m’en fallait de la volonté. Il m’en fallait des forces.</p>
<p>Tu es tout ça. Tu es une partie de tout ça. C’est normal. Tu es une partie de moi.</p>
<p>J’ai bien eu beau changer (plusieurs fois) de ville, de boulot, de projets.<br />
J’ai bien eu beau m’occuper de moi. Penser à moi. Essayer de me (re)construire.<br />
Que dalle.<br />
Tchipette, nada, wallou : je pense (encore et toujours) à toi.</p>
<p>On dit que de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas.<br />
Je crois que de l’amour à la vie il n’y en a qu’un aussi…</p>
<p>Nous sommes en 2006. Ça fait donc plus de six ans que je te connais. Mais sans te connaître réellement.</p>
<p>Déjà commençons les choses dans l’ordre.<br />
Notre rencontre.<br />
Le début du bordel.<br />
Je sais que j’avais une bouteille de vin, mais pas de tire-bouchon.<br />
A tout hasard, j’ai été sonner à ta porte, des camarades de promos (pas forcément des amis) étaient chez moi, et moi j’ai préféré discuter avec toi. Pour finalement t’inviter à boire un verre, d’abord chez moi puis ensuite dehors.<br />
C’était sympa. On habitait le même immeuble, le même étage. Mais pas le même appart. Moi au début j’y croyais pas. Comme le disait (ma meilleure) (une) amie de l’époque, S, c’est comme si Noël était arrivé.<br />
Avec toi dans le rôle du cadeau. Tu m’as ouvert l’esprit, sur pleins de plans. Et pour ça, encore maintenant je t’en remercie. Dans pleins de domaines, tu as donné le top départ. Si j’ai la force, aujourd’hui, de continuer à perdre mon temps sur kah0, c’est bien parce que l’idée je l’ai eue quand j’étais avec toi.<br />
Et quand je dis que je veux pouvoir regarder mon fils / ma fille en face et lui dire que « au moins papa a essayé » peut être que je fais un lapsus en pensant à un rejeton de notre union.</p>
<p>Pourtant je t’ai fait mal. Parce que je ne croyais pas ça possible. Pas si tôt, pas avec toi.<br />
Pourquoi ?<br />
Parce que j’ai peur. Atrocement peur.<br />
Parce que nous sommes pareils.<br />
Parce que nous sommes différents.</p>
<p>Je m’explique : je ne suis pas en train de croire une image ou une représentation, le genre d’icône sévèrement punie par la religion catholique…<br />
Simplement que je sais ce que tu m’apportes, et je veux bien avoir la prétention de croire que je t’apporte quelque chose.<br />
Ensuite Paris. Lorsque nous y étions tous les deux. Puis Marseille, dans la logique du truc , là où j’aurais mieux fait de ne rien faire. Enfin Barcelone maintenant. Où quand le travail n’est plus que la dernière, seule et ultime solution.</p>
<p>PARIS (distance : moins de 10 km) Le début de la déchéance. Les sorties, les potes, l’alcool… Le début du chaos. Pourquoi ça a commencé à cette période? Peut être parce que (pour la première fois de ma short life) je découvrais des gens qui ne me jugeaient non pas sur mon passé mais sur mon présent et sur mes actes… Je ne regrette rien de cette période, elle m’a ouvert les yeux et l’esprit sur plein de choses, donné des idées, donné la force…</p>
<p>MARSEILLE (distance : 760 km) Le début de la fin et la fin du commencement. Sans rentrer dans les détails,oui j’ai craqué. Disjoncté. Total. Complètement. Même joueur joue encore. Brain crash voire crashed. J’ai pris tous les risques, tenté toutes les choses, allant jusqu’au bout de moi-même (et des gens).</p>
<p>METZ (distance : 330 km) Le changement. Radical. Retour près de la famille. On revient aux sources, on se rapproche de ce (ceux) qu’on connaît. En espérant qu’ils n’aient pas trop changer. Et – ô jeunesse fougueuse, ô vieillesse ennemie – malheureusement, ils. Je n’ai pu que (re)voir les mêmes gens, aux mêmes endroits, faisant les mêmes choses…</p>
<p>BARCELONE (distance : 1070 km) Le nouveau départ, après quelques ratés. Cette fois c’est la bonne. Je suis trop fatigué. Marre de me dire « Insert coins ». Alors je vais faire en sorte de me tracer une ligne de conduite et de m’y tenir. En faisant mes papiers en temps et en heure.</p>
<p>Ça me fait penser à un teaser pour James Bond. Un titre de PropellerHeads : History repeating…<br />
Tout ça voilà, je le dis. Moi, Alexander de Querzen, grand directeur de kah0 et de toutes ses divisions j’avoue être emmerdé. Voire dans la merde. Ou encore pire : être comme un con dans la merde.</p>
<p>Sauf que.</p>
<p>Sauf que plus d’un an a passé.<br />
Rapide calcul : un an égal trois cent soixante cinq jours égal huit mille sept cent soixante heures égal cinq cent vingt cinq mille secondes. Grosso modo ça veut dire quoi ? Ca veut dire que beaucoup de choses ont changé, si l’on part du principe qu’au temps T tu es vivant et qu’au temps T+1 tu es mort. C’est ce qui me maintient la tête hors de l’eau.</p>
<p>Comme tu me le disais, j’ai vécu des événements troublants, destructeurs.<br />
Mais au fond je ne cherche que ça.<br />
« Quod me nutrit me destruit », ce qui me nourrit me détruit. C’est un tatouage d’Angelina Jolie, encore une fois je ne m’en sors pas. Mais c’est vrai. Si la souffrance me nourrit, elle me détruit aussi. Aujourd’hui, je n’ai plus que çà. Ecorché vif. J’ai beau songer à autre chose, à d’autres choses ou d’autres gens, tu es toujours là, toujours présente.<br />
Et pourtant. Et pourtant, dans mon métier, ça devrait être facile de t’oublier.<br />
Oui oui, pour ceux qui me découvrent, mon job actuel est pornographe.<br />
Je vends du contenu pornographique.<br />
Mon domaine c’est l’adulte, le cul, et mes thèmes l’anal, les fellations, ce genre de choses.<br />
Mais depuis un moment ça ne me fait ni chaud ni froid. Je bosse et je vends un produit, mon esprit est occupé ailleurs. Enfin, pas ailleurs dans le sens physique du terme, ailleurs dans le sens mental. Voire moral.</p>
<p>Tiens la moralité. Ça, c’est un truc de merde. La morale et moi ça faisait deux. Ou plutôt disons que j’avais une morale assez élastique. Chose qui maintenant n’est plus possible. « Dura lex, sed lex », la loi est dure mais c’est la loi. Funny, isn’t it?<br />
Mais pourquoi pas…</p>
<p>J’ai un grand cahier à côté de moi, le road book du kah0. Et de made by PGK par la même. C’est important pour moi. C’est même une des seules choses réellement importantes pour moi. Pourquoi? Bah bah bah.<br />
Vous allez encore me traiter d’égoïste, vils chenapans… Mais bon, vu que je ne me livrerai plus (sauf peut être dans une autre version de « AutoBiographik ») autant y aller.</p>
<p>Vous êtes prêts? Tout le monde a son équipement de spéléo, même le vieux du fond là, à droite?</p>
<p>Okay. Comme on dit ici « balé » (orthographe incertaine vu que non apprise)<br />
Alors on va passer vite fait sur l’enfance, ce genre de trucs je le garde pour mon psy, à l’occasion, quand je le vois. Et puis ça ne vous regarde pas.<br />
T’as vu? Je passe de toi aux gens, c’est preuve que je suis pas si égoïste que ça… Je veux qu’on m’aime quand même. J’ai besoin de ça. C’est physiquement vital. Mais bon, faut pas que j’oublie que je parle à une absente et que le public, lui, par contre, est présent.<br />
Permettez, m’sieurs dames? Je balance un coup de Björk, j’aime, musicalement ça me détend.<br />
Bref je disais. Je ne sais plus.<br />
Voilà bien mon problème, je commence un truc puis pars dans une autre direction avant de revenir au point de départ. Donc.<br />
Ah wouais, le road book.<br />
Celui là, personne ne le verra. A part peut être les Elus, car Eux savent. Ils savent quoi? Entre autre qui je suis et ce que je fais et surtout, pourquoi je le fais. Parce que ça me tient à coeur.<br />
Alors au niveau des bonnes nouvelles déjà c’est que j’ai pris conscience que j’avais un corps lié au cerveau.<br />
Et donc qu’il faut que je prenne soin des deux. L’un ne va pas sans l’autre.<br />
Finalement le fait de vivre en colocation c’est pas plus mal…<br />
Mais bon, je parle de moi comme d’habitude. C’est normal : « Parlez de ce que vous connaissez » dixit James Herbert. Donc je parle de moi.<br />
Concernant cette « absence », le plus simple est de lire la… comment dit-on quand il y a 6 volumes? Bref, les textes en vers de Trinity. Ça éclaire sous un jour nouveau ma personnalité.<br />
Car oui j’ai une personnalité.<br />
Pas forcément la mieux, pas forcément la plus mauvaise.<br />
Pour la première fois en plus de vingt-cinq ans, je me sens bien. J’ai l’impression d’avoir changé, ou tout le moins avoir évolué. C’étaitt pas gagné d’avance. Mais au final, je trouve que je m’en suis pas si mal sorti que ça. Globalement, dans la totalité du truc, ça va mieux.<br />
Mais pour en être sûr, il faudrait que toi et moi on le voit, ensemble.<br />
Qu’on check ça sur la durée en somme.<br />
Et dans le siècle des siècle, amen.</p>
<p>[Edit : « Life is so hard » (Beck)… Writing is so hard…</p>
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		<title>L0VE &#8211; before, during, after</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:34:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[girl]]></category>
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		<description><![CDATA[J’ai l’air d’un connard franchement? Ouais? T’es pas sympa. J’peux aussi être amoureux. Plus ou moins. A des degrés différents. Parfois, je tombe dans le piège. Et à chaque fois je me promets de ne PLUS y refoutre les pieds (mais je suis super cool avec mes propres limites que je m’autofixe donc…)

Je vais la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J’ai l’air d’un connard franchement? Ouais? T’es pas sympa. J’peux aussi être amoureux. Plus ou moins. A des degrés différents. Parfois, je tombe dans le piège. Et à chaque fois je me promets de ne PLUS y refoutre les pieds (mais je suis super cool avec mes propres limites que je m’autofixe donc…)</p></blockquote>
<p><span id="more-26"></span></p>
<p>Je vais la voir. Enfin. Après une longue semaine d’attente, je vais la voir…J’ai discuté avec elle une fois ou deux, sur Internet. C’est pratique, ça va aussi vite, et ça coûte moins cher.<br />
Pour en revenir à elle, je la vois à midi… Plutôt midi et demi au final, parce qu’il faut bien laisser le temps au train d’arriver. Mais bon, je la retrouve, avec un peu de mal, j’avoue. On ne pense jamais à préciser le lieu de rendez-vous. On dit ” Rendez-vous à la gare “, oui mais où ? Hall départ ? Hall arrivée ? Devant le hall sortie? Devant l’entrée ? Sur la voie ? Selon Bernard Werber (auteur de l’excellent ” Les Fourmis “), il y a au moins 8 façons de ne pas se comprendre. Je pense que pour un rendez-vous, il y a au moins cinq façons de se louper…<br />
Toujours est-il que nous nous (re)trouvons, et qu’on file direct chez elle… Apéro (coca + bédo) puis on mange. De mémoire, concombres, escalope/haricots verts. Café. Digestif (un joint d’herbe plutôt qu’un bédo de shit). Entre temps, et vu que nous sommes de jeunes gens modernes, nous avons fixé rendez-vous à des amis. Moi c’est à 15h devant la FNAC (pratique les FNAC : ça fait un super point de rendez-vous), elle elle ne sait pas trop quand encore. Finissage de joint et décollage : on sort de l’appart (au passage le score final est de 1 coup pour le mur et 0 pour votre serviteur).<br />
Balade urbaine, on fait la moitié du chemin, on s’aperçoit que l’on est à contre-courant, alors j’appelle mon pote et je lui dit de me rappeler quand il est à proximité. On suit les gens…Les gens nous suivent. C’est curieux la foule. Ça réagit bizarrement. En masse. Donc disproportionné. Et forcément impressionnant. Etant agoraphobe (pas beaucoup, mais je me sens assez mal à l’aise), on coupe par les petites rues et on rejoint tout le monde sur la place Stan’. Comme la manif’ n’a pas commencé, je lui offre un verre. Le grand classique.<br />
Deux choses de vingt ans dans un café classé ” classe “, à la vue des croulants autour de nous, ça fait tâche. La scène fait d’ailleurs bloquer : nous sommes dans une bulle spatio-temporelle qui préserve ces gens de la manifestation anti-FN qui s’organise sur la place. Et nous regardons des gens qui observent des gens à travers des vitres. Une image se forme dans mon cerveau : je suis le plongeur dans l’aquarium qui regarde fixement le poisson rouge collé à la vitre et bullant tout ce qu’il peut à la face des humains.<br />
Mon pote me rappelle, il nous rejoint dans cinq minute, soit le temps exact dont nous disposons pour : finir notre verre à moitié plein, finir la clope, nous préparer, aller payer la serveuse, sortir et nous rendre au lieu précis et exact de rencontre. Impossible en cinq minutes, jouable en moins de dix. De toute façon, rétrospectivement, pas de problème : notre pote est encore plus à la bourre que nous.<br />
On se saute mutuellement dans les bras, effusion de saluts et de bisous, puis on se fond dans la masse mouvante qu’est la foule. Autant celle de tout à l’heure était calme et silencieuse, autant celle ci se déchaîne : ” Eeet F comme fachos, eeet N comme nazis “, ” Bleus de peur, blanc de rage, rouge de honte ” et mon préféré ” Libérez Marie-Jeanne, enfermez Jean-Marie “…<br />
Nous sommes en avril 2002, entre les deux tours (rien à voir avec Le Seigneur des Anneaux), et dans une semaine le peuple devra choisir entre Chirac et Le Pen.<br />
Mon pote prend des photos, aussi bien de la foule que d’un mec hurlant qu’il faut voter escroc mais pas facho (dans ma tête, je corrige facho par ” facho-escroc “) ou d’un panneau noyé dans la foule annonçant qu’il faut faire attention &#8211; tram en service.<br />
Finalement, après avoir fait le tour du pâté de maison &#8211; hum, réaction de parisien ça, une scission stratégique s’opère : les filles continuent de manifester tandis que les garçons (nous donc) bougeons dans la verdure…<br />
Je profite de ce break pour discuter avec mon pote… Il m’annonce qu’il est amoureux. Ça me fait réfléchir. Et si moi aussi je l’étais ? Bon, j’ai des doutes, mais je n’arrive pas à voir cette nana comme une copine &#8211; enfin, si, mais more should be better &#8211; et encore moins comme une meuf habituelle. Je sais pas. Le feeling. L’impression que si quelque chose il y a entre elle et moi, eh bien ce sera pour un petit moment.<br />
Rien que pour ça, j’aime pas. Je doute et je fuis. Pas envie de risquer le plantage. Même si mon pote me dit que ” faut laisser parler son cœur… “…<br />
Finalement, le spleef fini, on se dirige vers une baraque à crêpes, y’en a plus donc c’est beignets finalement, et on rejoint les filles.<br />
Qui sont rentrées.<br />
Nous aussi alors.<br />
Dislocation du groupe, mon pote me donne rendez-vous pour dans deux semaines, la copine de la miss joue cassos, je me retrouve en tête à tête avec elle. Et au fur et à mesure que le temps passe, je me perds de plus en plus à l’intérieur de mes sentiments.</p>
<p>Je ne sais pas. Elle est mignonne (plus que certaines et moins que d’autres, as usual), gentille, adorable… Mais &#8211; hallucination &#8211; je craque totalement. Complètement. J’en suis à ce point de réflexion qu’il est déjà l’heure de prendre le train…</p>
<p>” Fais ou ne fais pas, mais n’essaye pas… ” Ouais Yoda, t’as raison… Je fais, je fais…<br />
Juste avant de monter dans mon train (en direction de Machin va partir, prenez garde à la fermeture automatique des portes) je lui glisse qu’elle n’est peut-être pas la femme idéale, mais qu’elle s’en approche. No reaction. Ok, au moins je sais où j’en suis…</p>
<p>Le train part, je scotche pendant vingt minutes, puis tapotage d’un SMS sur mon Alcatel, pour dire ce que je pense. Enfin essayer de le dire. Je ne sais pas expliquer ce que je ressens à ce point là. Sauf que depuis que je l’ai vue, je me demande si je peux me passer d’elle. Bon d’accord, c’est possible (de toute façon, faudra bien, Nancy &#8211; Paris, c’est pas deux stations de métro près), mais sérieusement, la question m’effleure…<br />
Premier message… Deuxième message… Nada. Que dalle. Zero. Rien. Tchipettes. C’est bon, je peux arrêter, je m’excuse, j’arrête de faire mon boulet.<br />
Là… Là, lueur d’espoir : ” Tu n’es donc décidément pas dans ma tête. BUMP WRONG ANSWER. ” Ouais mais euuuh, ça veut dire quoi? Je sens le truc compliqué et torturé.</p>
<p>Je mange avec mes parents. Je regarde la télé avec eux (Patrick Sébastien, si c’est pas pitoyable). Je discute avec eux. Je lis des revues.<br />
Mais en fait je mange je-sais-pas-quoi, je regarde je-sais-pas-quoi, je discute de je-sais-pas-quoi, je lis je-sais-pas-quoi. Mon esprit, mon cerveau est uniquement préoccupé par cette question : quelle est la suite de l’histoire ? Histoire qui me préoccupe au point que je file me coucher à 11h du soir, exténué, fatigué, démoralisé sur le fait de ne rien comprendre.<br />
Tiens, le message a l’air positif. J’en ai assez de jouer au chat et à la souris. Pas envie de la forcer, mais si ça continue, je vais me mettre à pleurer…</p>
<p>Au bout d’une dizaine de messages, je crois deviner que c’est jouable entre elle et moi. Je m’endors sur un espoir. Je sais que la journée de demain sera plus que rude…</p>
<p>(2 semaines plus tard)</p>
<p>Je vous écris quelques mots, comme ça, rapidement. Juste pour vous dire que je suis avec. Et que je suis heureux. Je tiens plus à elle qu’à n’importe qui, elle m’apporte joie et bonheur. Elle me motive et me donne envie de donner le meilleur de moi-même. Me calme par sa présence… Peut-être pour la première fois de ma vie, j’imagine une véritable vie à deux, une vie qui ne stoppera pas dans un mois ou deux.</p>
<p>” Je vois la vie en rose ” me direz-vous.<br />
” Que la jeunesse est folle ” rajoutera sûrement cette mamie.<br />
Effectivement, j’avoue.</p>
<p>Mais ce que je vis vaut le coup de se battre pour que ça continue.</p>
<p>(4 semaines plus tard)</p>
<p>Perte=1. Profit=0. Comme d’habitude, au bout d’un mois, c’est parti en couilles. Nan, deux mois. Bordel à queue plate de castor. Ça me soule de penser à quelqu’un d’autre que moi, de ne pas avoir l’impression d’être libre, de devoir faire attention à quelqu’un alors que j’arrive déjà pas à faire attention à moi.</p>
<p>Alors j’ai dit ” Stop. Fini. ” Ça vaut mieux pour les deux je crois.</p>
<p>Et comme d’habitude, je n’ai plus qu’une envie… D’un côté m’enterrer et de l’autre sortir. Entre les deux mon cœur balance…</p>
<p>Je n’ai peut être pas été conçu pour l’amour… Ou alors, je n’ai pas le bon mode d’emploi.</p>
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		<title>Whellcome to my funerals</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:33:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi.

C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi.</p></blockquote>
<p><span id="more-24"></span></p>
<p>C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne pas manquer. J’ai pris ma douche normalement. En cinq minutes. Comme d’habitude. J’ai pris le métro, comme d’habitude. Au même endroit que d’habitude. Descendu au même endroit que d’habitude. J’ai vu les mêmes gens, vécu les mêmes moments, fait les mêmes choses, faits et gestes. Parti à la même heure, plus ou moins que la semaine précédente. Fait ni plus de choses ni moins qu’hier, ou que demain. Pourtant. Pourtant des détails intrigants. Pourquoi ai-je mis le mix de KeroZen, un truc hardcore qui vrille les tympans et déchire le cerveau ? Pourquoi le son était-il si fort que la grand-mère sourde d’à côté est venue me demander de baisser le son parce qu’elle n’entendait pas la télé ? Pourquoi le mec au bout de mon clavier m’a demandé si ça allait, chose (in)habituelle ? Pourquoi mon cerveau jouait-il aux montagnes russes à la vitesse de pointe théorique du TGV ? Pourquoi j’avais envie de dire ” va te faire foutre ” au lieu et place de ” sorry, ignore moi ” ? Pourquoi ? Pourquoi quand je suis rentré dans le métro je me suis assis, déjà arraché par le bédo que je venais de fumer avant d’entrer dans la station, juste en sortant du taf en fait ? Pourquoi je n’ai pas calculé ce que j’ai fait entre là et maintenant ? Je ne sais pas. Je suis sorti du métro, j’ai regardé machinalement sur mon portable si quelqu’un m’avait appelé ? Sais pas. Envie de meurtre . Envie de tuer. Envie de sang. Envie de violence. Pas envers les autres. Envers moi. Je suis arrivé chez moi. Noir complet, absolu. Self improvement is masturbation. Self destruction is the answer. Save the planet. Kill yourself. Rejet. Retour. Arrivé. Départ. Cercle. Cercle vicieux, infernal. L’enfer. Dante, ” vous qui entrez ici, perdez toute espérance “. Ici ? Je n’ose pas regarder dans le dictionnaire. Dans ma tête résonnent les mots ” ici, pronom indéterminé signifiant le lieu où la personne est présente, au moment figé dans l’instant “. Ce qui reviendrait à dire… J’appelle mon pote, me frite avec lui. J’essaie d’arranger les choses, je m’enfonce. Pas grave. Je vais me casser. Disparaître. L’homme réel s’effaçant jusqu’à ne devenir que virtuel. Passant, prononce mon nom afin que mon kâh vive pour l’éternité. Bonne mentalité. Bien aussi le ” ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort “. Wesh. Je roule un deux feuilles, l’allume, m’installe devant Photoshop et compose mon nom… néo-phoenix, pourquoi pas workholics ou workaddikt ? Je bois une vodka pomme, deux, le transforme pour arriver à worxolikt… qui ne me satisfait pas. Je me retourne le cerveau, hésite, réfléchis, calcule, me décide : renaître je dois, réfléchir et jouer le jeu étant la condition sine qua non… quelque part, une petite voix, douce, gentille, sensuelle, m’indique que toute société a les crimes qu’elle mérite, me citant Dostoïevski. On verra. Le temps est mon seul ami, immuable et régulier. Finalement je choisis quelque chose de soft. Work Player. Même si ça ne me représente pas, ça a au moins l’avantage d’être distingué, classe, sans être trop underground. J’t&#8217;en foutrais de l’underground. C’est le serpent qui se mort la queue, l’underground cherchant l’overground tout en le reniant. Je rallume mon joint, tire deux lattes et manque de shooter un des deux chats qui traînent. Je n’ai plus la force d’écrire ce que je fais ou de faire ce que j’écris. Auto destruction, voilà ma raison d’être et de vivre. J’en suis arrivé à un tel point que l’extérieur me gonfle. Pour dire vrai, je ne sors plus qu’en mission spécifique et en frappes chirurgicales. Je sors, exécute ce que j’ai à exécuter et rentre at home. Mon langage s’en ressent, je parle un curieux mélange d’anglais et de francais, j’invente des mots.<br />
J’suis un ouf. J’suis un guedin moi. J’ai pris ma décision. J’irai dans ce foutu pays. Moi qui voulait m’enterrer, qui organisait mes propres funérailles (d’où le titre) je sais où je vais… J’ai plus qu’à.<br />
J’ai plus qu’à ranger mes affaires.<br />
J’ai plus qu’à trier mes vêtements.<br />
J’ai plus qu’à faire des cartons.<br />
J’ai plus qu’à me prendre par la main et aller danser…<br />
Faut arrêter de déconner.<br />
J’ai 26 ans et je ne sais pas quoi faire de ma vie. J’hésite . A tous les niveaux. Que ce soit humain ou physique. Je me décide à me retourner le cerveau à grand coup d’alcool et de drogues. Le workplayer que je suis décide de se renouveler en tant que worholik. Addicted to the work. La seule chose qui me permet de rester la tête hors de l’eau c’est mes chats. J’en ai deux. Ca à le mérite de m’obliger à venir tous les jours chez moi. Pour donner à manger et à boire. S’il n’étaient pas la, je ne sais pas ce que je ferais .<br />
Je suis Alex.<br />
Et Alex est moi.<br />
Je bosse, j’avance et je recule.<br />
A grand coup de ceinturons j’avance. Je drague, chope et élimine.<br />
Je suis la fin de la faim.<br />
Je suis la mort de la vie.<br />
J’avance et je marche.<br />
Mes pas se posent sur des dalles, et je ne connais pas la suite…<br />
Pause.<br />
Break.<br />
Je connais des gens, je les vois, je discute avec eux.<br />
Et pourtant.<br />
Des que je peux je m’enfonce. J’aime cette sensation d’être borderline.<br />
Je me décide à avancer, l’alcool et la drogue aidant.<br />
Peu de monde peut me suivre dan mon délire.<br />
D’humain je deviens extraterrestre.<br />
D’extraterrestre je deviens humain.<br />
Je vois des gens. Je discute avec eux. Mais où est la solution ? Où est la finalité de la chose qui fait que la vie mérite d’être vécue ?<br />
Que dalle.<br />
Que dalle. Que dalle que dalle.<br />
Rien.<br />
Nada.<br />
Il est quatre heures du matin et je suis devant mon pc, prêt à aller me coucher.<br />
Il est quatre heures du matin et j’ai envie de mourir.<br />
Non pas pour la souffrance.<br />
Mais pour la finalité de la chose.<br />
Stopper tout.<br />
Stopper le théâtre de la vie<br />
Je me bouffe mon cacheton, ce somnifère sans lequel je ne peux dormir.<br />
Et j’attends.<br />
Mes chats, les seules choses pour lesquelles je ferais des efforts<br />
Mes chats, les seules êtres pour lesquelles je ferais des efforts.<br />
Les phrases se ressemblent.<br />
Les mots s’entrechoquent.<br />
Putain faut que je me réveille.<br />
Sinon je vais m’enfoncer dans un grand trou noir sombre, glauque, pas reluisant du tout. Même si je suis attiré il ne faut pas tu entends petit chat, il ne faut pas se laisser glisser sur la pente…<br />
Je vois toujours les mêmes choses, arriver, me poser, ouvrir une bière, rouler un joint et me vider la tête.<br />
Sauf que je n’y arrive pas alors je me détruis.<br />
Le somnifère fait effet.<br />
Mes yeux deviennent lourds, je m’enfonce dans une torpeur… Ramper jusqu’au lit, me glisser sous la couette, m’allonger en position de gisant et dormourir….</p>
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		<title>Dolorès</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:31:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Maintenant ça me le fait moins, mais pendant un moment, gosh, c’était horrible. Je me sentais comme Freddy, tu sais? Ecorché vif, le visage partant en lambeau… Sauf que moi c’était plutôt une fonte de peau tu vois?

For those who understand…
00:00.
L’heure du crime.
L’heure d’aller se coucher peut-être.
J’sais pas.
Du Radium sort de mes enceintes, je zappe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Maintenant ça me le fait moins, mais pendant un moment, gosh, c’était horrible. Je me sentais comme Freddy, tu sais? Ecorché vif, le visage partant en lambeau… Sauf que moi c’était plutôt une fonte de peau tu vois?</p></blockquote>
<p><span id="more-22"></span></p>
<div align="right"><em>For those who understand…</em></div>
<p>00:00.<br />
L’heure du crime.<br />
L’heure d’aller se coucher peut-être.<br />
J’sais pas.<br />
Du Radium sort de mes enceintes, je zappe sur les deux Akaï pour que le rendu des basses soit meilleur.</p>
<p>Mal. Bobo. Douleur. Souffrance.<br />
Soulagement. Bien être. Repos.</p>
<p>Je me lève pour me servir un pastis. Le son m’accompagne en se faisant plus limpide, plus cristallin… Au fur et à mesure que je me verse mon verre, les basses pointent leur nez. Cycle régulier et régulateur.</p>
<p>Je reviens à ma machine.</p>
<p>Je sais que je ne vais pas dormir.<br />
Elle est là.<br />
Je la sens.</p>
<p>Qui ? Mon amie. Ma copine.<br />
Qui ? Mon ennemie. Ma bête noire.</p>
<p>Dolorès…</p>
<p>Machin disait que “Ce qui ne nous tu(ait) pas nous rend(ait) plus fort”…Ouais. Ben voyons. C’est qui qui disait ça?<br />
(..)<br />
Ah ouais quand même… C’était Alex Le Grand… Roi de Macédoine… Pas le dernier des pingouins… (mode trip pingouin)</p>
<p>Imaginez que vous sentiez fondre votre propre visage.<br />
Imaginez que vos mains soient transpercées par de minuscules aiguilles… Qu’elles soient tailladées par des micro coupures… que votre peau soit arrachée à vif à certains endroits, et que ces endroits vous démangent, vous brûlent, deviennent sensiblement insensibles…<br />
Niveau 1.</p>
<p>Jouons au devinettes… Quel est l’endroit le plus “visible”? Quelle est la (ou les) partie(s) du corps que l’on regarde toujours?<br />
Réponse?<br />
Le visage.<br />
Les mains.<br />
Votre torse peut cacher une cicatrice de 30cm, personne ne le saura.<br />
Coupez vous au rasoir parce que vous vous êtes trop défoncé la veille, et tout le monde le remarquera.<br />
Niveau 2.</p>
<p>“Aaaaarggghhh…” dixit Guillaume…</p>
<p>Combinez les deux.<br />
Dégradation physiquement visible… D’aspect pas beau. Repoussant. Berk.<br />
Toujours sur le plan physique, cela ouvre les portes vers un troisième niveau.</p>
<p>Vous permettez que je rallume mon joint s’il vous plaît?<br />
Merci.</p>
<p>Je disais..<br />
Oui, le niveau 3. L’effet alien. Le fait de voir votre peau en apparence trompeusement “régénérée”, tout en visualisant l’absence de visibilité de la prochaine montée…<br />
” yo, ça va?”<br />
” ouais, j’ai encore 2 ou 3 jours de pas ‘malomain’!”<br />
Pas compatible.</p>
<p>La douleur rend fou.<br />
La folie créative.</p>
<p>Parlez de ce que vous connaissez? Parlons de la douleur…<br />
Qu’est ce qui vous a le plus fait mal?</p>
<p>” La plus grande blague que le diable ait jamais faite était de convaincre le monde qu’il n’existait pas” (Keyser Söze) Et le plus gros coup de pute, de convaincre le monde que c’était la vérité.<br />
Il est là.<br />
Partout.</p>
<p>Démonstration logique, Dieu est amour donc le Diable est douleur.<br />
Je subis la douleur, elle fait partie de moi… le Diable m’habite et le doute me ronge…<br />
Merde.</p>
<p>Je m’auto-décrète hérétique.<br />
Vais finir sur un bûcher, comme la Jeanne. Pas Marie, mais la Pucelle.</p>
<p>Tout compte fait, j’préfèrerais me pendre. Paraîtrait que t’as un dernier orgasme, ou du moins éjaculation, avant de mourir…</p>
<p>Shit, le sound system est fini. Passage en revues des tracks, mon choix s’arrête sur un Triphasé. Je branche.</p>
<p>J’en profite pour respirer un grand coup. L’air est vicié, il sent la weed.<br />
Coïncidence? Le joint déclare sa mort. RIP petit, RIP…<br />
Un parmi tant d’autres.<br />
Comme moi parmi tant d’autres…</p>
<p>Le pouce droit commence à se figer… Déjà, un doigt sur trois est rigide. Pas trop pratique pour un exercice d’écriture…<br />
Privilège (?) aux travaux mulottiens (ainsi désignés de par leur forte utilisation d’un instrument, objet de nombreuses caresses de la part de nombreuses personne around the world, le “mulot” ou “souris”…) dans ce cas.</p>
<p>La route est longue. Mais longue…</p>
<p>Psychose. Où va t-elle attaquer la prochaine fois? C’et que c’est sournois en plus… Vous croyez qu’après le pouce gauche, ça va être la paume… Et ben non, c’est le coude gauche qui morfle.<br />
Malheur. Misère…</p>
<p>La basse rebondissante me pose une question : est-ce vraiment la misère?<br />
Question en rappelant une autre : ça fait comment de se retrouver hors de ses habitudes?</p>
<p>J’ai trouvé un bout de réponse… Du moins je crois… Je doute encore un chouïa (si vous ne comprenez pas ce mot, ce n’est pas grave, imaginez encore moins qu’un tout petit peu), mais tout petit…</p>
<p>Ce bout de réponse, il faut que je l’affûte, que je l’aiguise, que j’en prenne soin.<br />
De bonds en bonds, de bon en mauvais, par vaux et marais, je dois y faire gaffe.</p>
<p>Ne plus considérer la douleur comme faisant partie de moi, mais comme un corps étranger.</p>
<p>Il est ainsi des gens que vous ne pouvez vous empêcher d’aider, tant bien vous en auriez marre de le faire.<br />
La douleur est pareille.<br />
Il faut que je l’apprivoise, la contrôle et la gère.<br />
Afin de la museler et de la baiser.</p>
<p>C’est ainsi.</p>
<p>Je vais te baiser Dolorès.<br />
Te montrer à quel point je n’en ai rien à foutre, uniquement pour te prouver que je peux passer outre…<br />
Et déverrouiller l’accès au niveau mental… Celui de la confiance…<br />
Car non seulement tu fais souffrir au niveau physique, aussi bien (et là est toute la beauté de tes saloperies de méthodes) qu’au niveau mental : tu es une perversité vicieuse de la vie…<br />
A détruire souterrainement de l’intérieur, tu bouffes le moral… Et tel une gangrène tu incites à te protéger et te cacher, encore et toujours…<br />
Tu es une pute.<br />
Mais je suis pire que toi, je suis ton Fils, tu m’as élevé, choyé et chéri depuis plus de deux ans…On fait la paire toi, et moi…</p>
<p>Mais la relation s’inverse.<br />
A salope, salope et demie…</p>
<p>La crème te repousse. Les produits du shaman aussi. Les cachets du toubib pareil.<br />
Et moi pareil. J’ai confiance.<br />
En moi et en ce qu’il y a autour de moi…<br />
Un proverbe malgache me l’a confirmé… Agnostique adepte de l’auto religion, je ne crois que ce que je veux bien croire…<br />
Et rien que pour ça, rien que pour eux, ça vaut le coup d’essayer.<br />
D’essayer et de faire.</p>
<p>” Etre et avoir “…<br />
Etre souffrant et avoir été souffrant.<br />
Etre malade et avoir été malade.<br />
Etre… Et avoir été, toujours.<br />
Maintenant, je suis.<br />
Je te hais et tu me le rends bien, mais tu n’es plus qu’un parasite en CDD.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Died &amp; Rebirth</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/died-rebirth</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:29:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[Carpe Diem]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[maelstrom]]></category>
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		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
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		<description><![CDATA[Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel.

Bonjour.
Je m’appelle Alexander de Querzen.
Tel est mon nom.
Telle est mon identité.
Parlons maintenant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel.</p></blockquote>
<p><span id="more-20"></span></p>
<p>Bonjour.<br />
Je m’appelle Alexander de Querzen.<br />
Tel est mon nom.<br />
Telle est mon identité.</p>
<p>Parlons maintenant de ma personne.<br />
Non plus des mots.<br />
Mais des actes.<br />
Des façons de faire.<br />
Des façons de réagir.</p>
<p>Depuis plus d’un mois je vais mal.<br />
Depuis plus d’un mois je ne sais pas où je vais.<br />
Depuis plus d’un mois je n’ai qu’une envie : me barrer.<br />
Physiquement ou mentalement.<br />
Là n’est pas l’important.</p>
<p>Qu’est ce qui est important ?<br />
Que dalle. Rien. Nada. Que tchi. R-I-E-N.</p>
<p>J’ai envie de crever.<br />
Je n’ai rien qui me retient dans ce monde de merde.<br />
Rien qui me retient, à part mon chat ?<br />
Bon d’accord, il y a plusieurs personnes qui comptent pour moi, je pense qu’elles se reconnaîtront si elles tombent sur ce p****n de texte.<br />
J’ai pas l’habitude de me confier.</p>
<p>Quand j’ai rencontré Neurokaïne, c’est lui qui allait mal.<br />
A croire qu’il y a eu transfert de souffrance.<br />
A croire que la souffrance n’existe que pour tenir le monde.<br />
A croire que seule la misère existe.</p>
<p>J’en suis à un point où je ne veux plus parler.<br />
Non pas que je n’ai rien à dire.<br />
Mais juste que j’ai l’impression d’être une boite de pandore.</p>
<p>Approche toi de moi et tu souffriras.<br />
Accroche toi à moi et tu souffriras.</p>
<p>Pourtant…<br />
Pourtant j’ai été clair la dernière fois que je me suis adressé à lui.<br />
Eh oui, j’ai parlé à Dieu, comme je te parle à toi, pauvre lecteur de merde dont je n’ai strictement rien à foutre.<br />
Tu ne comprends pas ?<br />
C’est pourtant simple. Pour tous ceux qui pensent que j’écris pour me branler, pour m’auto satisfaire, il n’en est rien.<br />
Je n’écris que pour me défouler, me détendre, me calmer, me psychanalyser.<br />
A part çà.</p>
<p>L’herbe est verte, les oiseaux chantent, le ciel est bleu.</p>
<p>Mais je n’ai rien.<br />
Pas de thunes.<br />
Pas de compagnon.<br />
Pas de vie rêvée ni réelle.<br />
Je traverse le temps comme un voyageur. A la limite du clochard, à la limite de l’auto stoppeur.</p>
<p>Je ne sais rien.<br />
Je ne sais pas où je vais.<br />
Mais comme les Shadocks, j’y vais.</p>
<p>C’est bizarre. Comme je change d’avis en cinq minutes. Comme je change tout le temps.<br />
A croire que je suis un putain de composant instable dans une vie soi disant stable.</p>
<p>Reprenons.<br />
Quand je dis que je n’ai rien, je me trompe, je Lui en ai parlé.<br />
Je sais que je suis pas si moche que ça, pas si con que ça, que j’ai des gens sur qui compter.<br />
Pourtant des problèmes de thunes, l’envie de pouvoir me confier vraiment à quelqu’un, l’envie d’être dans les bras de quelqu’un….<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir avancer.<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir revenir dans un monde RVB. Pour le moment, tout est en grayscale.<br />
De nouveau…</p>
<p>Je souris.<br />
Je délire.<br />
Que savez vous de ce qui se passe en moi ?<br />
Que savez vous de mes démons intérieurs, de mes envies de meurtres ou de suicides ?<br />
Rien.</p>
<p>Je disais donc.<br />
Je Lui ai parlé.<br />
Je Lui ai dit que je n’étais pas si malheureux que ça : des amis, des vrais et des ” faux “, un boulot, une vie pas si pourrie que ça…<br />
Et pourtant.<br />
Je veux plus de thunes pour pouvoir faire ce dont j’ai envie.<br />
Je veux une nana pour pouvoir me confier et lui dire ce que je ressens et partager avec quelqu’un des choses que je ne veux partager avec personne.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Le roi dis ” nous voulons “.<br />
Suis-je un roi ?<br />
Que dalle ouais.<br />
Même pas le roi de moi-même.<br />
Encore moins le roi de mon chat.</p>
<p>C’est con un chat. Ça chie, ça bouffe, ça griffe.<br />
Et pourtant. Heureusement que la panthère est là.<br />
Heureusement qu’il est là.<br />
A me regarder avec des grands yeux à la ” et-moi-pourquoi-je-ne-peux-pas-jouer-avec-toi ” quand j’ai un flingue dans ma bouche ou un couteau sur le poignet.<br />
L’homme descend du singe.<br />
Il ferait bien d’y remonter.</p>
<p>L’homme est un connard comme les autres.<br />
L’homme est un branleur comme les autres.<br />
L’homme est un carnivore comme les autres.<br />
Homo homini lupus.<br />
Disons pour être réaliste l’homme est un loup pour 99,99% des hommes.<br />
Dites moi depuis quand vous n’avez PAS fait d’action pour quelqu’un que vous ne connaissiez pas ?<br />
Longtemps non ?<br />
Et ouais.<br />
A part ça tout va bien dans le meilleur des mondes.</p>
<p>Et ouais, j’ai la rage.<br />
Pleurez mes larmes dit le policier.<br />
Philip avait raison.<br />
Les autres pleurent pour moi.<br />
Moi, je m’en fous.<br />
Je m’en tape.<br />
M’en balance, m’en contrebalance et m’en contrecarre.<br />
Je vis ma vie.<br />
Certains en font partie et ceux la, je les respecte et me donnerais (physiquement et mentalement) pour eux.<br />
Le reste ? Peanuts.<br />
J’en n’ai rien à foutre.</p>
<p>Putain de merde, j’arrive déjà pas à me gérer.<br />
Alors comment gérer les autres ????????</p>
<p>Quand je Lui ai parlé (moi agnostique non pratiquant, limite athée, quoique adhérant au bouddhisme et au concept de la Force), je lui ai dit : ” Je sais que je ne suis pas à plaindre. Je sais que j’ai un job, des potes, des projets. Mais j’en veux plus. Plus de potes ? Non même pas, plus de VRAIS potes. Plus de gens à qui me confier. De la thune ? Oui mais non : dès que j’en ai, je la crame. L’argent n’est pas important, tout ce qui compte c’est le moment présent (Remember : Yesterday is history, today is in memory and tomorrow will never die) Par contre, ouais, une nana ce serait cool “.<br />
D’où le problème : tout est-il lié à une nana ?<br />
Non.<br />
Je pense qu’il s’agit du catalyseur, de la fameuse goutte d’eau qui tant va à l’eau qu’à la fin la cruche se brise.<br />
La fille égale la goutte d’eau.<br />
La cruche égale moi.<br />
Allez comprendre.<br />
C’est le malstrom dans ma tête.<br />
Ce qui est cool, c’est que dans deux semaines, ça aura changé.<br />
Je le montrerai moi.<br />
Point break extreme limit.<br />
That’s what I am.</p>
<p>Je prie Dieu que cela se passe mieux.<br />
Je prie que mes potes soient encore là, même si je semble ne pas les prendre en compte, HEUREUSEMENT qu’eux sont là.<br />
Je prie que mon chat vive et soit heureux.<br />
Je prie pour qu’une vie meilleure me tombe sur la gueule.<br />
Alors que je ne fais rien pour la mériter.<br />
Alors que je ne fais rien pour m’en sortir.</p>
<p>Comme disait l’autre… Inch’Allah.<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Si…<br />
Si…<br />
Si…</p>
<p>Pourquoi tant de questions ? Carpe diem, je vis au jour le jour mais pense à dans un an ou deux.</p>
<p>J’ai 25 ans.<br />
Mais quel âge ai-je putaiiin ???</p>
<p>Mon Dieu, faites que je sois assez fort pour m’en sortir et m’en servir.</p>
<p>Pour le siècle des siècles.<br />
Que Ta volonté soit faite.<br />
Amen.</p>
<p>Olah.<br />
On s’calme un peu.<br />
Pause. Ladies &#038; gentlemen, please, have a break.<br />
Cette histoire ne me convient pas du tout.<br />
Je ne suis pas comme ça.<br />
Je la joue pas comme ça.</p>
<p>Rigolo : ” J’aime le contact / Je n’ai aucun tact / Si je blesse, alors je m’en tape / Alléluia, priez pour moi / Trop direct, souvent ça ne plait pas / Diplomatie / Je n’ai pas appris / Trop franc, cultive les ennemis / Je paie le prix / Ne triche pas / Je suis… en paix avec moi ”<br />
Silmarils, Just Be True.<br />
J’écoutais ça quand j’étais jeune.<br />
Enfin, jeune, y’a 7-8 ans quoi.<br />
Bérurier Noir, Silmarils, Lofofora, No One Is Innocent…<br />
Je les réécoute aujourd’hui.<br />
Signe du destin ?<br />
La boucle est bouclée ? Ou du moins suis-je dans un schéma de boucle ?<br />
Intéressant.<br />
Un peu comme quand Galilée à découvert que la terre était ronde.<br />
La vie est cyclique.<br />
Naissance Mort Renaissance.<br />
Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à la Matrice.<br />
Matrix &#8211; ” Believe the unbelievable ”<br />
Matrix Reloaded &#8211; ” Free Your mind ”<br />
Matrix Revolutions &#8211; ” Everything that has a beginning has an end “</p>
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		<item>
		<title>Amicalement vôtre</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
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		<category><![CDATA[girl]]></category>
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		<category><![CDATA[relations]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aime bien cette fille, promis. On est un peu pareil dans la déchéance. Elle doit être l’exception qui confirme la règle comme quoi l’amitié amicale entre un homme (?) et une fille (??) existe. Dis merci à la dame.

Non pas « masseur », le gars qui masse en utilisant de l’huile ou un autre corps [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J’aime bien cette fille, promis. On est un peu pareil dans la déchéance. Elle doit être l’exception qui confirme la règle comme quoi l’amitié amicale entre un homme (?) et une fille (??) existe. Dis merci à la dame.</p></blockquote>
<p><span id="more-18"></span></p>
<p>Non pas « masseur », le gars qui masse en utilisant de l’huile ou un autre corps gras, par frottement, pétrissage, effleurage ou autres manipulations.<br />
Mais plutôt « Ma sœur ! Ma sœur, touche pas à ma sœur ! » comme le disait l’excellent Romain Duris à propos de sa sœur Monica Belucci dans Doberman.</p>
<p>Notons cette transition subtilement bien amenée.<br />
Je parle de cinéma.<br />
Je ne suis pas acteur, mais ma vie est mon propre film. (Vous ne voyez pas où je vais ? Pas grave, moi non plus : et on s’amuse et on rigole !)<br />
En fait je n’ai pas de sœur.<br />
J’suis fils unique.<br />
Mais j’ai une sœur.<br />
Et j’t’emmerde d’abord : c’était son anniversaire y’a pas longtemps d’ailleurs.</p>
<p>Toi y’en a toujours pas comprendre l’explication du bordel ?<br />
Bon j’vais essayer de faire simple.</p>
<p>Dans la vie il y a la famille.<br />
Ça… C’est non négociable et non modifiable. Le seul truc qu’on peut faire à propos de ce sujet, c’est la zapper. Faire comme si elle n’existait pas. Tout ou partie, tout dépend de vos degrés d’affinités. Par exemple, pour ma gueule, mes grands parents et mes parents, à la limite.<br />
Après, y’a les potes.<br />
« On choisit ses amis pas sa famille » dit le dicton populaire.<br />
Mais.<br />
Mais.<br />
Mais…<br />
Y’a des degrés d’amitié.<br />
De nouveau c’est logique.</p>
<p>Il faut avoir conscience que toute personne est susceptible d’évoluer sur cette échelle : soit en grimpant les barreaux, soit en se pétant la gueule et en redescendant à toute berzingue</p>
<p>D’abord, on a les connaissances. Les gens qu’on croise, dont on ne se rappelle même pas forcément le prénom ou ce qu’ils sont ou ce qu’ils font ou d’où on les a rencontrés. C’est le bas de l’échelle amicale. On les croise, on ne sait pas forcément comment les contacter, et puis ce sont les premiers numéros à dégager du portable quand il y a besoin de faire de la place…</p>
<p>Ensuite, on a les amis. Ceux du genre qu’on appelle pour faire une bouffe, aller boire un coup, se faire une sortie tranquille. Ils savent quelques trucs sur vous, mais pas forcément grand-chose. Pas de grosses prises de têtes, ça reste toujours soft. On applique la règle du « ne parlons pas de trucs hypothétiquement fâcheux » et la règle annexe du « ne nous voyons pas trop souvent ».</p>
<p>Après, y’a les potes. Là, les choses sérieuses commencent. Ce sont eux avec qui on va faire des conneries, du genre à vomir sur les Champs Elysées après avoir trop bu, remonter la Rambla à quatre pattes à 6heures du matin parce que trop fatigué ou encore à discuter philosophie, assis sur un banc en back de teuf. De manière plus guerrière, c’est le clan. Une petite vingtaine. Disséminés un peu partout sur la planète, souvent par pack. On peut compter dessus. Les cousins.</p>
<p>De nouveau, transition superbe.<br />
On arrive à la famille.<br />
Ça fait très don Corléone tout ça. C’est fait exprès. J’kiffe le concept et rien ne peut m’en faire dévier (jusqu’à présent, que le Mec là haut me garde).<br />
Les frères et sœurs.<br />
Les ultras-proches. Les tout-près. Ceux qui savent beaucoup (trop ?) de choses.<br />
Et c’est bien comme çà.<br />
Sont pas nombreux.<br />
Le chiffre sacré.<br />
Se7en.<br />
Ils savent qui ils sont et se connaissent.<br />
Les amis de mes amis sont nos amis ?<br />
Pas forcément.<br />
Hey young mc, hey bust a move !<br />
Hé mec, elle est où ta caisse?<br />
On repart.<br />
Le chrono est enclenché.</p>
<p>Donc ma soeur en fait partie.<br />
Que je te rassure, elle n’est pas toute seule hein ! Dans le genre, t’as aussi une mignonne princesse punk… Ou mon frère d’arme de toujours, celui qui fut un temps surnommée « Monsieur ChaiPas »….<br />
La différence ? L’importance de la chose ? Assez vitale quand même : si pour les connaissances et les ami(e)s, ce n’est pas grave (sale ?) de ne pas « bien » les connaître, qu’à la limite, c’est plutôt dans l’ordre des choses, pour ceux (et celles) là,la situation évolue(ra) (ou pas).<br />
Pour les potes, ça change.<br />
J’en ai encore eu l’exemple (enfin même pas un, plusieurs) cette semaine…<br />
Des problèmes d’incompatibilité d’humeur, de compréhension.<br />
Mais en même temps…</p>
<p>La communication étant verbale la majorité du temps, on oublie que le terme de base est l’expression. Les gestes, les sourires, les regards. Bref, un ensemble de choses qui n’est (parfois) pas pris en considération, comme par exemple dans le cas de conversations via messagerie instantanée.<br />
Ouais, quand vos potes habitent à plus de 1 000 bornes, Internet devient un instrument de communication privilégié, beaucoup moins cher que le téléphone, beaucoup plus rapide que le courrier et plus efficace qu’un pigeon voyageur…<br />
N’empêche.<br />
Sans tous ces trucs (et même si les smileys existent – les basiques, je crois qu’on est trop dans le monde de OuiOui sinon), il est difficile de faire passer le(s) sentiment(s).<br />
Un exemple ? So many… En même temps, les gens utiliseraient plus les messages de statuts (à l’ancienne quoi), les choses changeraient peut être. Et puis faudrait être moins stressé. Et moins sûr(e) de soi, en croyant connaître l’autre personne alors que…<br />
Du coup, ça fout la zone, et y’a des pertes. Fut un temps, j’avais l’habitude de dire « perte X, profit 0 » et je crois que malheureusement c’est toujours le cas. Même si parfois, les pertes sont lourdes, comme cette semaine. La question ultime, peut-être, serait de savoir si c’est définitif. Et. Et quoi au fond, un peu comme dans un couple, si c’est brisé une fois, c’est dur à recoller, mais pas infaisable. Mais faut prendre en compte justement ces fissures…<br />
Et faut surtout savoir gérer.</p>
<p>La virtualité des relations fait qu’il est assez simple de (faire) disparaître les gens.<br />
En général, ça se résume à quoi ? Un numéro de téléphone, une adresse mail / messenger…<br />
Et personnellement, je ne sais pas pour vous – et j’’en ai limite rien à foutre, mais alors la strictement que dalle je parle pour moi et c’est suffisant – je ne le(s) connais pas.<br />
Je m’explique, dans le cas d’un mail, il y a souvent des traces, pareil pour messenger…<br />
Réfléxion un peu plus poussée : sur un téléphone aussi, Vodaphone fait la facture détaillée…<br />
Merde.<br />
En tout cas, à part un ou deux numéros de téléphones que je connais depuis très longtemps (entendez par là plus de 4 ans), les autres sont mémorisés sur mon Nokia et point barre. D’ailleurs, ça change tout le temps ces bêtes là. Y’a que les dinosaures pour ne pas céder aux caprices de la technologie modale… Bref, si je scratche le numéro, et éventuellement les messages liés (reçus et envoyés) et ben… poum plus rien, la personne disparaît de mon existence.<br />
Alors imaginez lorsqu’en plus je bloque ! Là c’est la totale : Sir Alex &#038; Mr RATH jouent les filles de l’air.<br />
Je crois n’avoir fait ça que pour quelques personnes (Trinity par exemple ouch), mais à chaque fois je reviens. Trop dur. Comme on dit, de l’amour à la haine y’a qu’un pas. Bon, faut voir la personne concernée aussi hein, faut pas généraliser…</p>
<p>De quoi ? Pardon j’t’entends pas, parle plus fort… Ah, « rien », c’est peut être pour ça que je pigeais pas ce que tu disais…</p>
<p>Et voilà pourquoi en milieu de semaine je me suis aperçu que deux personnes ont décidé de quitter « le clan » pour retourner dans la suburb amicale…<br />
Je ne sais pas si c’est temporaire ou définitif.<br />
Je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je gagne.<br />
Des relations plus vraies, une prise de conscience supplémentaire ?</p>
<p>Hey, guapo, ça sert à quoi de bloquer en losedé sans ouvrir sa gueule ? Tu crois que ça fait avancer le bordel ? Qu’on va sortir du merdier où l’on s’est foutu tous les DEUX ??? Nan j’pense pas, mais t’as raison, la fuite est la (seule) solution… Mais pendant que tu cours vers je ne sais pas où, rappelle toi des soirées passées ensembles, dans les clubs, les teufs, les apparts, la rue, à Paris, Montpellier ou Barcelone… Mais bisou quand même chéri, et prends soin de toi grosse pute (tu vois, encore un exemple de communiquexpression : le « grosse pute » est ici à prendre dans le sens purement amical de la chose, une manière de montrer mon énorme attachement au guapo précité)…<br />
Quand à toi chérie… Les choses ne changent pas, elles ont toujours été la depuis le début… Tu parles de toi, du fait de faire mal, mais pourquoi tu ne regardes pas la réciproque… Pareil, tu « boxes avec les mots » comme disait Arsenik. Alors je ne sais pas, quand on aura tous les deux pris assez de calmants, on papotera, un petit café en terrasse, comme d’hab… Une action à l’ancienne pour retrouver un peu du temps passé, des idées et de l’énergie communicative. Pour une fois, le passif entre nous n’est pas si lourd, faut juste faire des concessions, on se connait sans se connaitre : réaction face à un évènement en fonction de l’autre et non pas de soi. Facile à dire, mais niveau applicatif, c’est autre chose…</p>
<p>Bon ça c’est fait…<br />
Y’a d’autres trucs ?<br />
Ah ouais, la famille.<br />
Je prends l’exemple le plus récent, le plus concret. Et aussi celui qui est quelque part le plus simple pour la simple et bonne raison que l’on communique (efficacement) ensemble.<br />
Oui mes chéries, je parle de Pretty Punk Princess.<br />
Que l’on soit clair (oups, sorry, bad boggle), net et précis : PPP est et sera la numéro 3 du kah0 point.<br />
Mais nous allons nous baser sur ce cas pour nous en servir comme sujet d’expérience. L’expérimentation de la logique humaine quelque part.<br />
Pourquoi ?<br />
PPP et moi partageons un certain nombre de goûts communs, et un peu plus vu qu’on magouille ensemble. Mais c’est tout.<br />
Ok pour la complicité, mais pas plus.<br />
Comme tu veux que je t’explique que c’est l’une des rares personnes avec qui je me retrouve à boire de la bière à 3h du matin sur le port de Barcelone avant de faire l’after (d’abord dans un bar, on a la classe ou on ne l’a pas, puis chez moi) pour mieux se retrouver à 11h du mat’, lunettes de soleils sur le pif pour un petit dèj ? Que – tout comme Missixx par exemple – je peux me confier à elle, sur mes idées et réciproquement ?<br />
Ouais je sais.<br />
C’est une femelle, je suis un mâle donc forcément y’a attraction.<br />
Mais justement, ça parait si inconcevable que ça le concept d’amitié ? En incluant justement cette notion d’attraction ?<br />
D’ailleurs l’attraction est à plusieurs niveaux : physique et mentale.<br />
Ce qui montre (et prouve) l’amicalité de la chose.<br />
Merde, me rends compte que dans ce cas de figure, la limite entre « amitié » et « amour » est vachement tenue. Bon j’avoue c’est le boxon, c’est pas simple, okay.</p>
<p>Help, I need somebody’s help…</p>
<p>Amitié, substantif féminin, relation d’ami. Et ami signifie “personne qui de la part d’une autre est l’objet d’un attachement privilégié » et qui exclut la relation amoureuse, au moins c’est net.</p>
<p>Attraction, substantif féminin, action ou fait d’attirer ou de s’attirer. D’ailleurs, en lisant la définition, je note qu’il y a aussi l’attirance. L’attraction physique et l’attirance abstraite.</p>
<p>Amour, substantif féminin : « Attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu’il cherche à s’unir »</p>
<p>Au fond, c’est tout con : il y a une relation d’amicalité du fait d’une attirance… Et une relation d’amour du fait d’une attraction. D’accord ? J’ai bien résumé la situation ?</p>
<p>En fait, dans la théorie oui.<br />
Dans la pratique c’est un peu beaucoup plus compliqué.<br />
Forcément, voir un mec et une nana passer de bons moments ensembles, c’est forcément louche. Grosso modo, l’un ou l’une veut se faire l’autre. Schéma classique.<br />
Mais bon, pas obligatoirement, et de toute façon c’est le cas pour tout le monde.<br />
Tiens toi là, au hasard.<br />
Dis moi que tous tes potes sont du même sexe que toi.<br />
Oui, non ?<br />
Si oui, alors tu plombes ma théorie, j’te remercie d’avoir foutu encore plus le merdier allez dégage.<br />
Si non, tu vois ce que je veux dire ? Soit t’es crevard(e) et tu as essayé/réussi avec ces spécimens de l’autre sexe, soit non et poum… Relation d’amicalité hors amour.</p>
<p>T’as vu la démonstration ?<br />
En fait elle n’est pas explicite, mais surtout implicite.</p>
<p>Certaines choses existent et se partagent, mais pas forcément avec tout le monde.<br />
J’entends par la que la souffrance, le mal être ne se partagent pas avec n’importe qui. C’est (peut-être) encore plus intime que le sexe…<br />
Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas partage du fait d’une (peur de l’) incompréhension de la personne d’en face… Mais que l’on n’a pas forcément envie de la partager avec cette personne.<br />
Pourquoi ?<br />
En gros pourquoi PPP saurait des choses que ne sait pas mon ex/actuelle ? Et vice versa ?<br />
En détails, pourquoi PPP et moi serions nous aussi complices ? Et vice versa ?<br />
Tiens, j’te fais le gros au détail et j’te détaille le prix de gros…<br />
Par peur de la réaction.<br />
Par manque de confiance en soi.<br />
Par gêne de se dévoiler.<br />
Pour ne pas dévoiler le mystère.<br />
Pour garder un jardin secret.<br />
Pour se protéger.<br />
Et puis, suite à une (longue) discussion avec PPP : peut-être qu’au fond, on tient déjà suffisamment à la personne pour ne pas vouloir en rajouter dans la dépendance.<br />
C’est chiant.<br />
L’Homme est un animal libre (et limite je m’en foutiste)<br />
L’Homme a effectivement des brêches dans sa carapace (du coup la vulnérabilité augmente)</p>
<p>Bon, thèse, antithèse, synthèse, let’s go guys.<br />
Et puis non.<br />
J’t’emmerde.<br />
Je crois que c’est ça au fond.<br />
Laisse moi vivre, partager des (précieux) moments avec les gens, ceux que je kiffe le savent, et pour le reste… lâche moi la grappe, j’ai déjà du mal tout seul avec moi-même…</p>
<p>Fais chier, 4 pages pour ne rien dire.<br />
Rien sauf que dans ce monde de merde (ouais Georges, t’avais raison, monde de merde), les gens ont beau parler d’ouverture d’esprit (ou en anglais, ça le fait encore mieux, t’as un « open mind » tu vois dude ?) mais dans la pratique mets le concept dans la poche de ton baggy et pose ton mp3player par-dessus, il risque pas de s’enfuir.<br />
C’est basique un humain quand même.<br />
Une nana se ballade bien sapée, y’a tous les crevards environnants qui se jettent dessus.<br />
Physique, mental, toujours les mêmes conneries.<br />
Tiens, laisse moi faire mon geek de base et changer mon MSN (comme Nokia : connecting people)<br />
De « Sir Alex &#038; Mr RATH &#8211; Laisses moi te dire un truc : je t’emmerde » je passe à « Le p’tit con – te parle pas car il s’en branle »<br />
Voilà.<br />
J’suis saoulé.<br />
Dans ma tête c’est simple, c’est les gens qui compliquent tout.</p>
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		<title>Trip 24/24 7:7</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:27:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au départ, je pensais pas que ça prendrait cette direction, et puis au final, c’est viendu tout seul, un peu comme un éjaculation précoce. Tu trouves que c’est un peu tiré par les cheveux? Je te l’accorde. Et encore dude, et encore…

07 : 37
Une sirène de bateau retentit. Suivie d’une alarme de bagnole. Et enchaînée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Au départ, je pensais pas que ça prendrait cette direction, et puis au final, c’est viendu tout seul, un peu comme un éjaculation précoce. Tu trouves que c’est un peu tiré par les cheveux? Je te l’accorde. Et encore dude, et encore…</p></blockquote>
<p><span id="more-16"></span></p>
<p><strong>07 : 37</strong><br />
Une sirène de bateau retentit. Suivie d’une alarme de bagnole. Et enchaînée avec un battement sourd et basique. Répétitif. Pète couilles. J’émerge, c’est à dire que :<br />
J’ouvre un œil.<br />
Regarde l’heure.<br />
Ouvre l’autre œil.<br />
Décide qu’avoir les deux yeux ouverts en même temps est trop dur à 7h39 et les referme.<br />
Me lève d’un bond à 7h43 après que Sirius, mon chat noir, ait décidé de prendre ma queue pour un hochet. Connard de chat.</p>
<p><strong>07 : 47</strong><br />
Je coupe la radio, lance un mix de DJ Hype, un truc nommé meditation_alongside.mp3 et prends la boîte de Camel (« Fumer provoque une mort lente et douloureuse ») et en sort dans l’ordre : une feuille OCB (bien que foncièrement anti-facho, et malgré la rumeur, OCB Slim est LA marque de référence pour rouler), la boîte « Weed Attack » contenant de la Jack Herrer et une clope. Effritage. Mixage. Roulage. Léchage. Collage. Allumage.<br />
Boum dans ma tête, la beuh est forte, je me rallonge.</p>
<p><strong>08 : 23</strong><br />
PUTAIN DE SA RACE. J’ai 7 minutes pour prendre ma douche, donner à bouffer à Sirius, m’habiller et me tracer de chez moi. C’est chaud. Tant pis, j’irai en taxi, donc j’ai le temps de finir mon joint qui était comme un orphelin solitaire dans le grand cendrier piqué dans un restoroute en Belgique.<br />
Douche.<br />
Café.<br />
Thunes, clopes, feuilles, beuh, coke. Alléluia, je me suis fourni hier.<br />
Me prends un café. Vive la machine Philips Senséo© offerte par mes vieux.<br />
Me casse de chez moi.<br />
Prends l’ascenseur, tombe nez à nez avec une moumoute blanchement violette, puant la lavande et avançant à deux à l’heure. Pas de doute, c’est une vieille. Pour être plus précis, c’est la vieille qui habite l’appart à côté de chez moi. Elle ressemble à un troll. Un troll avec une immense verrue (ou un grain de beauté ultra poilu) et une haleine de fennec. J’ai envie de lui vomir dessus d’un coup. Ce qui a pour effet de lui amener un grand sourire édenté pour elle et un « aaaiiiittttiiiiééénnnneeeuuuu cccoooommmeeennttt aaallleeezzzz vvvouuusss mmmmoonnn ppeetttitttt ???». J’ai un bug auditif là, pas possible : sa voix ressemble à un 45 tours passé à la vitesse de l’âge du Christ.<br />
Je rebrousse chemin pour deux raisons :<br />
1/ Si je reste 7 secondes de plus je lui vomis vraiment dessus<br />
2/ J’ai oublié de donner à bouffer à Sirius</p>
<p><strong>08 : 53</strong><br />
La vie est trop dure. Je vis entouré d’aliens, se cachant partout. La vieille peau de tout à l’heure en est un exemple. Je suis sûr que je suis surveillé. Prenons Sirius par exemple. Il me regarde d’un air attentif, limite prêt à sniffer ma ligne de speed que je me suis préparée. Cet enculé a d’abord gratté sa gamelle (« c’est pas bon ce que tu me donnes à bouffer ») avant de la torcher en 2 minutes 37. Je le sais parce que je l’ai chronométré. Le sachet de Whiskas en sauce (goût volaille) fait 100g, Sirius a donc une descente de 0,63694268 grammes de Whiskas à la seconde. C’est un estomac sur pattes quoi. Mais qui m’observe alors que je prends le rasoir pour réduire en poudre le caillou de speed.<br />
Je ne peux pas.<br />
Pas ne pas me faire ma ligne.<br />
Mais me la faire avec ce chat en face de moi.<br />
Je l’enferme dans le frigo, dans le bac à légumes.<br />
Au moins, il pourra pas me dénoncer aux keufs.<br />
Et moi vais pouvoir sniffer tranquille.<br />
Le rituel commence : cassage, effritage, coupure de doigt (slurp miam, c’est bon le sang), traçage de ligne, prisage de billet (20€, on se refuse rien, c’est mardi, lendemain de lundi) et sniffage.<br />
Puis hop dehors, vite vite, faut se dépêcher, j’suis en retard, hop hop…<br />
Je claque la porte de mon appart et la stoppe en donnant un coup de boule dedans, ma tête traverse la porte, devenant un périscope qui regarde l’intérieur de mon frigo et ma main rouvre la porte, je rentre dans l’appart et libère Sirius qui est complètement déjanté pour la peine, tremblant et crachant. Va encore m’en vouloir cette panthère.</p>
<p><strong>09 : 17</strong><br />
Station de taxi. Logiquement, la règle veut qu’on prenne le premier. Mais vu la tête de con – on aurait dit mon oncle Jean Marie avec une gueule encore plus avinée – je préfère prendre le suivant.<br />
Çà me botte, c’est un jeune en baggy avec les yeux rouges qui est en train de lire un magazine porno à l’avant d’une 406 blanche. Massillia Sun Powered.<br />
« La ZAC du 109 s’il vous plaît, merci » dis-je en m’écroulant sur la banquette arrière.<br />
J’ai à peine dit ça que le tacos fait une embardée sur la droite, démarre et qu’un compteur apparaît en bas à droite du pare brise. Il indique la vitesse ou quoi ? Il indique la vitesse. Un chrono de temps défile au milieu, et un truc de score semble apparaître en dessous du pare brise. Compteur bizarre, augmentant de 0.10 toutes les 5 secondes. Je suis où ? Dans un putain de jeu vidéo ou quoi ?<br />
Je prends mon échantillon de parfum Calvin Klein dans la poche intérieure de ma parka, l’ouvre, le porte à ma narine droite, bloque ma narine gauche et inspire. Re-boum dans ma tête, le speed explose dans mon cerveau tandis que le taxi défie une vieille sur le passage piéton à Carmageddon. Il frôle un bus, puis zigzag entre deux 38 tonnes avant de se stabiliser à 328km/h sur la voie de droite. Virage sur deux roues ( les deux roues gauches vu qu’on tourne à droite) avant de passer la quatrième et de piler devant mon taff.<br />
Le compteur indique 14.70. Pas mal, le score reste à battre.</p>
<p><strong>09 : 38</strong><br />
Je me pose devant mon bureau, enlève ma veste, allume le Dell, puis vais me chercher un café. Et fait un détour aux toilettes pour me rouler un petit stick de bienvenue dans l’exploitravail.<br />
La secrétaire de direction ressemble à une vache ruminant un chewing-gum et mugit qu’il y a du café fait exprès au Brésil. La vache, ton café doit être froid s’il arrive de Rio de Janeiro !<br />
Je lui réponds que je préfère la samba ou le carnaval à la rigueur et vais me fumer mon spleef en bas, près d’un champignon.<br />
Les Inconnus disaient : « les insectes sont nos amis, ils faut les aimer aussi tralalalalaaa » mais ça n’a rien à voir.<br />
Sauf pour le champignon qui et en train de se faire bouffer par les fourmis. Le pauvre. Il a déjà survécu à un champignonicide il y a peu : un après midi d’automne, des jeunes avaient trouvé un moyen de locomotion, et étaient partis à la cambrousse pour le trouver, lui, ses frères, ses sœurs, ses parents et ses potes. Les champs sont humides, acides et tout ça pour se faire bouffer ou fumer ! Pas glop la vie d’un champignon. Je tire la latte du cow-boy et j’abandonne PsyloQuiSupplie à son triste sort, en lui promettant de revenir. Les plantes, c’est comme les gens, sauf qu’ils ont pas de bras, ni de jambes. Et qu’ils communiquent par la pensée. Tout ça je le sais parce que j’ai eu le mode d’emploi en regardant les Monstroplantes quand j’étais petit.</p>
<p><strong>10 : 57</strong><br />
Je mongolise devant la machine, les caractères Verdana size 10 formant des lignes ressemblant à du morse. Je vois pas trop quoi faire pour le site à créer pour la fin de la journée. Comme d’habitude, j’ai eu les infos il y a ¼ d’heure, et la mise en préprod est prévue pour ce soir. Parallèlement à ma prise de conscience, j’écoute la commerciale parler de sa môme qui s’est fracassée une dent. Ou la lèvre. Ou les deux. J’imagine bien une tête blondinette avec la dent dans la lèvre, forme primitive de piercing. C’est soûlant à force : travailler avec des gens qui ne sont pas vos amis mais dont vous connaissez toute la vie, du début à la fin, de l’heure à laquelle elle s’est levée jusqu’à l’heure où elle a sucé son mari avant de dormir et de faire un rêve où elle refaisait son mariage parfaitement idéal.<br />
Je me motive : ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, donc… patientons encore 3 minutes.</p>
<p><strong>11 : 01</strong><br />
Yes. Direction les toilettes, je baisse la cuvette, sors mon paquet de clopes, ma poudre magique de perlimpinpin et m’octroie une trace.<br />
Je m’applique consciencieusement afin que le rail soit bien droit, bien équilibré, faisant approximativement 3mm d’épaisseur. Je l’étire, l’affine et le rectiligne. Sors un billet, le roule, et on essaye d’ouvrir la porte. Hochement de la clenche, discussion physique entre la porte et la main, finalement la main déclare forfait et se casse avec son propriétaire. Je me fous le billet dans le nez et snif snif direct dans mon cerveau. Me fous à genoux directement après, regardant les restes de poudre scintiller comme autant d’étoiles. J’essaye d’en récupérer encore et encore, d’accord d’accord, mais je m’arrête : je ne suis pas un toxico. Je pisse et me casse.</p>
<p><strong>11 : 11</strong><br />
Quelle perfection. Il y a des heures comme çà. 00h00. 11h11. 22h22. 10h01. Palindromes horlogers numériquement parfaits. J’aime. Je bloque. Puis me décide de m’accorder une petite demi heure de surf sur le web, histoire de trouver l’inspiration pour le site de cul à faire. En théorie, c’est facile à faire. Le client dit « on vise les mecs de 20/30 ans ». Le client dit « les nanas doivent être belles, regardez les américaines ». Le client dit « je veux un truc sexe ». Moi je dis « je veux une vraie meuf et pas une virtual girl ». Des noms me reviennent à la mémoire : Tania Russof, Jenna Jameson, Rocco Siefredi, Houston, Clara Morgane, Ovidie, Laure Sinclair, Estelle Desanges… Mon esprit s’érige comme mon sexe à la vision de ces corps (siliconés ?) et de ces textes vénalement provocateurs. La coke commence à attaquer mon cerveau, les petites étoiles la formant se cristallisant devant mes yeux, et je vois bientôt Estelle Desanges se mettre dos à moi, relever sa jupe et s’empaler sur moi, poussant des petits gémissements. Le porno a au moins l’avantage d’être plus parlant que l’acte réel en lui-même. Je commence à bander et change de place : si la commerciale me voit avec la trique, elle pourrait croire que c’est son lèchement de lèvre sensuellement pouffiasse qui me fout dans cet état. Le croire et le faire croire aux autres. C’est pas parce qu’elle est en jupe et que ses jambes sont bien qu’elle y arrive, sa connerie étant rédhibitoire. Je songe à mon ex, une suédoise blonde parlant mieux l’anglais que le français et décide que finalement, mieux vaut que je finisse le rapport demandé par mon boss sur les nouveaux formats de pub sur le net.</p>
<p><strong>11 : 56</strong><br />
J’ai pas trop faim. Mais faut manger. Miam miam obligatoire, même si… Je serais assez capable de passer en mode jeûne sans y faire attention.<br />
Si la coke est un excellent coupe faim, la beuh permet d’ouvrir l’appétit, donc… Je prépare mentalement mon planning : bédo à 12h30GMT et repas ¾ d’heure après.<br />
Calcul : il est presque midi, mon joint est dans une demi-heure, conclusion, j’ai une heure et demi pour boucler le rapport, l’imprimer, et pour songer à une interface graphique pour le site de GirlsNextDoor.</p>
<p><strong>12 : 20</strong><br />
Encore une heure. La commerciale parle culottes, strings et porte-jarretelles avec une des ses amies. Je crois comprendre que c’est pour l’anniversaire de son mari. Y’en a qui ont de la chance : je viens de recevoir la photo de la copine de mon meilleur pote, on dirait un mannequin de papier glacé. Sur le coup là, je me demande si on s’est pas promis lui et moi de TOUT partager.</p>
<p><strong>12 : 46</strong><br />
Encore 3/4h.<br />
« Je peux résister à tout, sauf à la tentation. » Ce bon vieux Oscar avait raison. J’imagine Oscar Wilde avec la tête d’un Jack Russel : le frère de ma grand-mère en avait un appelé Oscar. Un vrai chien de cirque. Du genre a faire des loopings pour une baballe.<br />
Ça ne résout pas mon problème : je veux fumer.</p>
<p><strong>12 : 54</strong><br />
Je craque.<br />
Je veux sentir le THC couler dans mes veines et faire des bulles dans mon cerveau.<br />
Palliatif : une Camel. J’aime pas les clopes en fait !</p>
<p><strong>12 : 59</strong><br />
Encore 1/2h. Pour fêter ça, hop, re-pause clope.</p>
<p><strong>13 : 05</strong><br />
J’ai bien dit « bédo à 12h30GMT » ??? Donc rien ne m’empêche d’aller me faire une trassounette (petite trace) ? Dont acte. Je croise Alexandra qui a l’air de déprimer à moitié, je me fais un post-it mental (« proposer une pause bédo à Alexandra tout à l’heure ») et m’enferme dans les chiottes.<br />
Re-cérémonial.<br />
Re-poudre de perlimpinpin.<br />
Re-traçage de ligne droitement blanche.<br />
Re-boum dans ma tête.<br />
Retour à mon bureau, je renifle tout en observant mon cerveau loin devant moi carburer à toute vitesse sur une mise en page de GirlsNextDoor.</p>
<p><strong>13 : 27</strong><br />
Enfin ! Je n’ai pas vu le temps passer : j’ai pu répondre à mes mails, discuter par messenger avec Alexandra (je sais pourquoi elle est triste : son mec l’a lâché) et appeler mes parents pour les rassurer, « Mais oui, tout va bien, c’est de la balle le boulot en ce moment, je m’éclate (surtout le cerveau pensais-je in petto), life is cool… »<br />
Je retourne aux WC, et là, décidé à optimiser mon temps (ça sert aussi à ça la cousine Cécile) : je vais rouler mon joint tout en déféquant. Une scène de Jackass me revient : Steve’O plongeant dans une piscine pleine de merde. Je charge volontairement le joint en beuh, Alexandra venant fumer avec moi, comme disait l’autre, sur un malentendu, ça peut marcher. Comme c’est de l’herbe, j’octroie 1cm pour le filtre (un reste de ticket de métro), je roule et je tasse. Puis j’agite le joke et souffle sur la cuvette histoire de supprimer toute trace…</p>
<p><strong>13 : 30</strong><br />
« Go ? » propose donc Monsieur Moi-même à Alexandra, via cet outil magiquement moderne de communication globalement locale qu’est le messenger (MSN pour ma part). Réponse de « ALEX100DRAPS » : « go go go gadget ! »<br />
Now, it’s break time.<br />
J’ai une heure de pause. Ou du moins, je m’accorde une heure de pause.</p>
<p><strong>14 : 37</strong><br />
Re.<br />
En langage Internet, ça veut dire « je suis de retour ».<br />
C’était plutôt pas mal.<br />
Déjà le oinj a bien détendu les choses.<br />
C’est rigolo, on dit que les jeunes se désocialisent en fumant. J’y crois pas trop personnellement… J’aurais plutôt tendance à dire qu’on se socialise différemment. On se regroupe en clans. D’un côté, « Eux » et de l’autre « Nous ». Les fumeurs et les non fumeurs. Les cokés et les non cokés. Mais c’est pareil que pour la religion, y’a presque autant de sous-clans que de personnes. L’un peut écouter Assassin, l’autre Laurent Garnier, les deux se retrouvent autour d’un joint. Mais cela peut avoir un impact positif, le cross-over entre les deux : le technoman va se mettre à écouter du rap, et le rappeur de la techno. Je le sais parce que je l’ai fait. A grand coup de cross-over, ma connaissance musicale à évolué. Devenant de plus en plus éclectique au fur et à mesure que le temps passe.<br />
Bref.<br />
J’en reviens à Alex.<br />
Bédo dans sa voiture, une Golf métallisée, où elle m’explique qu’en fait c’est un mal pour un bien, son mec n’étant pas du tout l’homme de sa vie, tout au moins l’homme qui partage son lit et tout au plus un mec cool avec qui elle a passé 8 mois de sa vie. Elle m’avoue chercher quelque chose, quelqu’un qu’elle ne connaît pas, ou qu’elle ne sait pas qui il est. On parle, enfin surtout elle, et nos doigts se frôlent lorsqu’elle me tend le pétard. Sourires. Elle est mignonne dans le genre « première de la classe qui fait des efforts pour ne pas ressembler à la petite fille propre sur elle ». Elle me demande où j’en suis de mes amours, moi, je lui réponds que j’alterne entre ma main droite, ma main gauche et des bouches plus ou moins anonymes. Elle éclate de rire, et démarre.<br />
Direction le Quick.<br />
Simple, facile, rapide. Et me convenant assez bien.<br />
Le moment de la commande est épique : avec tout ce que je me suis pris dans la tête depuis ce matin, c’est assez folklo. Je commence par demander un Super Menu (c’est la promo du moment) avec une super frite, un super coca et un super Giant. La serveuse, enseigne vivante pour Biactol, ne comprend rien et me demande de répéter. Alex est morte de rire et m’engraine dans son fou rire, résultat, j’ai encore plus de mal à m’exprimer et au final Alexandra prend la commande pour nous deux tandis que je bloque sur un duo de pétasses blondement brune qui ne font que « hihihi » et « MatthieuJérômeLaurentVincentPaulKarimGrég ».<br />
On se retrouve donc face à face, sur une table pour deux (si vous allez au Quick, vous voyez la surface que ça donne over et under la table) et forcément… on se rapproche.<br />
Après, le cerveau en stand by, on mange en se racontant des tranches de vies entre deux gorgées de coca : « la vie c’est comme une boîte de chocolat » disait le Forrest, je crois plutôt que la vie est comme un hamburger. Les tranches de pain pour l’enveloppe, la garniture pour le cerveau (les oignons), l’apparence (la salade), la culture-confiture (les tomates) et les opinions (la sauce) et la viande parce qu’au final, tout n’est qu’histoire de chair. Vers 14h15, Alex speede : elle a rendez-vous à 14h30, donc on décide d’un commun accord de remettre le café à une date ultérieure (genre dans l’après midi ou dans la soirée, en fonction des affinités) et on lève le camp.<br />
Retour dans la Golf, trajet Quick/boulot effectué en 8 minutes chrono, au son des Red Hot Chili Peppers.<br />
Détour aux toilettes, histoire de me faire une petite trace de speed : je dois assure pour GirlsNextDoor. J’en sors complètement déphasé, le cerveau en vrac, un mælstrom d’idées-sentiments, assez flou voire obscur, tourbillonnant inconsciemment dans ma tête, l’idée principale émergeante se résumant à « me faut une meuf ».<br />
Re.</p>
<p><strong>14 : 45</strong><br />
Planning de l’aprèm’ : GirlsNextDoor GirlsNextDoor GirlsNextDoor !!!<br />
Je fais la créa graphique.<br />
Faut qu’elle soit terminée dans deux heures.<br />
Puis break, c’est l’heure du thé, donc café et bédo ou coke selon le rush.<br />
Fin des hostilités vers 19h.<br />
Je prends mon casque Sony, le plugge sur la prise en façade du Dell et lance un mix énergique de Manu Le Malin, outlaw_mix.mp3, size 120 026 958 octets, soit 101 minutes et 41secondes de hardtek/hardcore et hop, MSN devient mon seul lien avec le monde réel, monde devenant virtuel pour la peine.</p>
<p><strong>15 : 53</strong><br />
Étienne content : sur les 8 pages que dois compter le site, j’en ai déjà designé 5. Dont la structure, ce qui est un avantage monstrueux.<br />
Et Alexandra semble ok pour prendre une pause tout à l’heure avec moi. Comme on met sur nos sites, on verra pour un verre ce soir « et plus si affinités ».<br />
En attendant, la môme de la commerciale a bien mangé.</p>
<p><strong>16 : 07</strong><br />
Me fumerais bien un spleef. Résiste mon petit, résiste, il n’en sera que meilleur. Par Messenger, again, une nana de 35 ans me propose de passer boire un coup chez elle. Sachant qu’elle est célibataire… ça laisse entrevoir et présupposer certaines choses plus ou moins physiquement sportives.</p>
<p><strong>16 : 16</strong><br />
Le doute m’habite et ma bite me ronge : coke ou Jack Herrer ? Question crucialement cruciale a laquelle je ne m’auto-réponds pas pour éviter la tentation.</p>
<p><strong>16 : 17</strong><br />
Mmmh, un bon spleef après avoir fini le maquettage, ça pourrait le faire, cadeau de fin de session.</p>
<p><strong>16 : 18</strong><br />
Quoiqu’une trace de coke, pour me motiver dans le rush de l’intégration HTML…</p>
<p><strong>16 : 19</strong><br />
Et pourquoi pas les deux ?</p>
<p><strong>16 : 20</strong><br />
Je pose la question indirectement à Alex.<br />
Qui me réponds qu’elle n’a jamais sniffé.<br />
J’aime (pas) provoquer, alors « je ne te proposerai pas ».<br />
Mais elle est tentée.<br />
Hors cadre professionnel, elle a sa réputation à tenir : je sais plus dans quel film (Last Séduction avec Linda Fiorentino je crois), l’héroïne disait que « si l’amant d’une femme est connu dans l’entreprise, elle perd de sa crédibilité ». Y’a peut-être de çà. En tout cas, pour cette fin de semaine, j’ai le choix entre un plan Q avec une nana de 35 ans bien foutue et une de mon âge avec qui ça pourrait évoluer…<br />
Bon, finis d’abord ton PhotoShopage mon petit Etienne avant de voir plus loin.</p>
<p><strong>16 : 24</strong><br />
C’est décidé : le thé sera herbivore ou ne sera pas !</p>
<p><strong>16 : 48</strong><br />
Hop, j’ai fini. Enfin presque. Les deux trois couilles-merdes qu’il y a seront réglées lors de l’intégration. Pas besoin de se galérer sur un « document de travail », ce qui compte c’est le résultat final et visible. Mantra nécessaire pour pouvoir réussir dans sa vie professionnelle. Y’a que quelques cas où cette règle ne peut pas et ne doit pas s’appliquer : dans le cas de contrats où votre document de travail sert de base au résultat final effectué par quelqu’un d’autre. Dans ce monde de caméléons exhibitionnistes, mieux vaut couvrir ses arrières.</p>
<p><strong>16 : 49</strong><br />
Rapide revue des pages, ça va, j’aime bien et je trouve ça pas mal. J’en n’ai pas honte, donc c’est bon pour la pause avant le découpage. Je préviens Alex, qui me dit qu’elle me rejoint dans cinq minutes. Juste le temps d’aller rouler mon joke dans les toilettes. J’en profite pour me regarder dans la glace : ça passe !<br />
Hop, une minutes pour l’effritage et le mixage, une minute pour l’équilibrage/tassage et le roulage, et l’histoire est dans la feuille !</p>
<p><strong>16 : 53</strong><br />
Merde, coup de fil du client : je dois lui envoyer les maquettes. Histoire de voir. Photoshop > Ouvrir > GirlsNextDoor_home.psd > Enregistrer sous > Compression .jpeg niveau 8 > GirlsNextDoor_home.jpg<br />
Et ainsi de suite, sur la home, la page de vidéos, celle de photos, de webcams, etc etc…</p>
<p><strong>16 : 57</strong><br />
Pause enfin.<br />
Je vais me chercher un café d’abord, et après Alexandra !<br />
Auparavant, les chiottes, roulage.<br />
A force, les mecs du taf doivent croire que j’ai des incontinences urinaires et/ou fécales.<br />
Pensée pour Sirius : et si mon chat prenait lui aussi de la coke ? Ou de l’herbe ? Ça expliquerait pourquoi je rentre le soir et que je trouve un chat super speed (l’enculé, il a sniffé toute ma neige) ou au contraire, complètement zoné dans le canapé (le salaud, il a bouffé toute la beuh).<br />
Ceci explique donc cela.<br />
Je le savais : ce chat est un drogué. Et alcoolique. Et américain (je crois que c’est le seul chat capable de se nourrir de McDo…)<br />
Je me marre tout seul en tassant mon joint : je suis limite allumé dans ma tête. Pas grave. Jusqu’ici, tout va bien.</p>
<p><strong>17 : 05</strong><br />
Je descends enfin. Et jalouse. Alexandra discute avec un des stagiaires. Grrr.<br />
Je pense que « connard tu vois pas que c’est chasse gardée » et que « chérie, pourquoi tu parles à ce type ? » tandis que je m’approche et fais un grand sourire en disant « Greg, ça va ? »<br />
Bref, Grégoire a fini son café, donc pas d’excuse pour trainasser et donc il se casse, me laissant seul avec Alex.<br />
C’est rigolo comme l’homme est un chasseur face à un gibier qui le manipule. Je me sens tout con dans ma parade amoureuse, et préfère marmonner un « go ? » pour le joint.</p>
<p><strong>17 : 38</strong><br />
Chat. Soirées tranquilles. Cinéma et DVD. Films cultes. BO. Musiques. Musique électronique. Club &#038; party. Livres. Revues. Graphisme print. Graphisme web…<br />
C’est chaud de se rappeler d’une conversation basée sur le jeu du « Coq à l’âne »…<br />
Mais instructif : on se découvre plein de points communs pour des conversations futures.</p>
<p><strong>17 : 39</strong><br />
Deux choses :<br />
Arrivé à mon bureau, messenger d’Alex : « j’suis fatiguée <img src='http://www.myprivatelife.net/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  vivement ce soir…. » et juste après « on se voit ? »<br />
Me suis fait une trace de C juste avant de retourner à mon bureau. Gentleman, start the (des)integration…</p>
<p><strong>18 : 44</strong><br />
Ca peut être chiant comme ça peut être sport, tout est question de point de vue et de moment.<br />
Ça ne vous parle pas ?<br />
C’est pas grave, je trouvais juste cette pensée réalistement jolie.</p>
<p><strong>18 : 49</strong><br />
Allez, encore une heure de boulot, le fignolage demain.<br />
Etienne passe en mode « E ».<br />
E comme ecsta tiens.<br />
Pas bien.<br />
La drogue, pas bien, je me speede de finir, j’ai envie de me poser un peu avant de retrouver Alex à 22h.</p>
<p><strong>19 : 19</strong><br />
J’en peux plus, je bâcle le code source.<br />
Ecrire des trucs genre « Elles se fait prendre par tous les trous et elle aime ça » ou « Douche de sperme pour jeunes chattes mouillées », c’est trop dur un vendredi.<br />
Vendredi.<br />
Le retour du Jeudi.<br />
J’suis con : je ne peux pas terminer demain, vu que je bosse pas le samedi.<br />
O rage, ô désespoir.<br />
Je suis mon propre maître, et afin de garantir un service de qualité , le chef de projet a estimé qu’il était préférable de reporter à lundi 14h la mise en ligne du site GirlsNextDoor, afin d’éviter une communication d’image de marque désastreuse si une erreur était présente.<br />
C’est beau non ?<br />
En gros : j’en ai ma claque et je me casse.<br />
Shutdown Dell.</p>
<p><strong>20 : 00</strong><br />
Coooooooool.<br />
J’suis chez moi.<br />
PC. Winamp. Armand van Helden vs FatBoy Slim. Verre de vodka ananas. Messenger on. Roulage d’u spleef de Jack, tranquille.<br />
Caresse à Sirius qui se barre, fier comme un chat qui sait qu’il est « beau gosse ». Queue dressée, ronronnement, miaulement et démarche de fauve de la jungle urbaine.<br />
Affalement dans le fauteuil.<br />
Now, it’s breaktime.</p>
<p><strong>20 : 23</strong><br />
SI-RIU-SSE !<br />
Môssieur a faim.<br />
Donc Môssieur vient d’aller dans la cuisine.<br />
Et Môssieur vient de faire tomber le paquet de croquettes. Et essaye de s’auto-servir.<br />
Y’en a pu beaucoup.<br />
Ça fait un bruit.<br />
Relou le chat, vraiment relou.<br />
Je me lève, prends le paquet, en sort deux trois et les mets dans ma paume. Fouteur de waï professionel mon chat. Que dalle ouais, lui ce qu’il veut, c’est dans le paquet. Et ben non, je lui redonne fermé. En désespoir de cause, Sirius revient bouffer les deux croquettes, puis me suis pendant cinq bonnes minutes en miaulant et en me marchant sur les pieds. Il a les crocs je crois. Je craque, revient vers son bol, lui en verse une bonne rasade, à la tienne mon gars, et jette le paquet par terre : ça lui fera un jouet. Olfactif le jouet.</p>
<p><strong>20 : 31</strong><br />
Re-roulage.<br />
La nana de 35 ans est on, elle me demande si elle m’attire. On va dire que oui. L’home est un humain comme les autres… Putain, comme j’aurais envie que mon meilleur pote se connecte. Pas eu le temps de lui parler aujourd’hui, et pourtant j’ai grave envie.<br />
Eh mec ! T’es où ?</p>
<p><strong>21 : 09</strong><br />
Et merde. Déjà neuf heures. Je n’ai rien foutu. Motivation suprême, je vais me préparer. Opération qui consiste à : sortir du fauteuil où je me suis vautré après mon périple internetien, me raser, me doucher et me rhabiller. Parce que je me suis déshabillé, cqfd. C’est un peu la blague de l’éléphant et de la girafe.<br />
Je m’arrache péniblement, ralentis jusqu’à mon placard où je contemple béat mes fringues. Qu’est ce que je vais bien pouvoir me foutre sur le cul ? J’opte pour un Levis 505 usé mais so confortable (in english please), un tee-shirt TshirtHell.com et prend un caleçon et une paire de chaussette.<br />
Hop la douche.<br />
Après rasage. Et avant l’après rasage Voodoo.</p>
<p><strong>21 : 41</strong><br />
Je vois pas en quoi une meuf met du temps à se préparer. Les mecs, c’est pareil pour peu qu’on leur en donne les moyens…</p>
<p><strong>21 : 49</strong><br />
TshirtHell or not TshirtHell ? That’s the question… D’un autre côté elle les voit quasiment tous les jours pour peu qu’elle fasse gaffe. Bon. On va la jouer plus « intime » : je chope le tee-shirt Levi’s/Flat Eric qui a au moins 5 ans. Vintage Etienne, vintage !</p>
<p><strong>21 : 56</strong><br />
Retour dans mon fauteuil pour lire le SMS que je viens de recevoir. Alex sera un poil en retard, donc… je regarde ma boite magique, mon ordi, re-ma boîte magique, re-mon ordi et décide de laisser le trip pour une autre fois.<br />
La dernière fois que j’en ai pris un c’était grave. J’étais avec mon meilleur pote, on avait passé le vendredi et le samedi dehors tout le temps, ne rentrant que pour dormir, se doucher et se changer. Et prendre un café accessoirement. Cafetière, mon amie. Bref, on se lève le dimanche vers 15h30 et on se dit que « tiens, une journée glande high level ? ». Ce qui fut dit fut fait, et (fort) bien fait ma foi. Tellement bien qu’après le café, on s’est collé devant « La Guerre des Etoiles »… Et qu’au bout d’une heure, en cherchant une clope dans le pantalon de la veille, Maxime a retrouvé deux trips. Soit un chacun, j’ai toujours été fort en calcul mental, je sais. Au bout d’une heure, il a fallu changer pour « L’Empire contre-attaque ». Et au moment où Yoda commençait son training, le trip a fait son effet : Yoda nous a expliqué à Max et à moi, que « the force is all around you »…<br />
Ça fait bizarre de voir un Maître parler à deux péquenots comme Max et moi. Mais ça fait aussi plaisir. « Heureux les fêlés car la lumière les traverse. ». Oui. Aussi. Plus l’esprit est poreux, plus l’intercommunication des informations se fait de façon aléatoirement étrange.</p>
<p><strong>22 : 18</strong><br />
Dring.<br />
Juste au moment où je tasse mon joint.<br />
C’est pas un signe ça ?</p>
<p><strong>22 : 22</strong><br />
Ça s’annonce plutôt pas mal avec Alexandra. Elle est habillée dans la veine sexy-soft qui lui va bien : pantalon baggy mettant en valeur son cul, tee-shirt serré noir marqué « You’re a naughty boy ? Come in my room… » (si ça c’est pas une proposition) et une veste parka genre clocharde, mais griffée Miss Sixty quand même…<br />
En plus, elle s’est installée naturellement : assise sur le canapé, les pieds sous elle, les chaussures par terre. Tranquille quoi. Mais attirante.<br />
Le joint tourne, nous faisons les singes sur la corde à linge.<br />
Et décidons que ce sera pizza livrée, histoire de pouvoir passer une soirée VRAIMENT zen…</p>
<p><strong>22 : 25</strong><br />
Pizza Hut bonsoir !</p>
<p><strong>22 : 29</strong><br />
Votre commande arrive dans ¾ d’heure monsieur…</p>
<p><strong>22 : 30</strong><br />
Problème : qu’est ce que j’ai commandé ? Et ça fait combien ? Mmmeeerrrdddeee…</p>
<p><strong>22 : 42</strong><br />
On parle depuis cinq bonnes minutes de Sirius. Monsieur le Chat est en mode « bordeladonf ». Course dans l’appart, départ arrêté, rampement en dessous de la couette, attaque de poster… Un vrai gamin. Alex et moi bloquons tandis que nous nous échangeons nos histoires de chats.<br />
Je me décide à la jouer romantique : allumage des chandelles, chandeliers constitués de bouteilles de bière « Delirium Tremens » ou d’alcool « Malibu ». L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.<br />
Quelle classe !</p>
<p><strong>22 : 43</strong><br />
Je bloque sur la bouteille de « Delirium Tremens ». Mon oncle est mort d’une cirrhose du foie.<br />
C’est dire si je suis concerné par le problème.<br />
Bonjour je m’appelle Etienne, et je bois une demi bouteille de rosé par jour.<br />
Ça va ? me demande Alex<br />
Bien sur que ça va. Je me sens parfaitement bien. Mais l’incompréhension continue de m’interroger : pourquoi l’alcool est-il légal et la marijuana illégale ?<br />
Je n’ai jamais compris.</p>
<p><strong>22 : 56</strong><br />
C’est pas tout ça, mais Alex enchaîne un écrasement de joint avec un roulage de son clone.<br />
Histoire de.</p>
<p><strong>23 : 07</strong><br />
Et voilà, le mec de Pizza Hut est arrivé à bon port. Ou plutôt à la bonne porte.<br />
On fait notre petit deal, et vas y que je te file 23€ contre une giga pizza, une bouteille de coca et des chicken wings. La bouffe rapide à domicile, sauveteuse de nombreux célibataires… Je suis bon prince, limite grand seigneur et lui octroie royalement 2€ de pourboire. Tout ça parce que je n’avais qu’un billet de vingt et un de cinq. Lui fait un sourire, lui aussi, il doit fumer à voir comme son nez frémit à l’odeur (et je doute fort que ce soit les pizzas qui lui fasse palpiter le museau comme ça). Bisous livreur fantasmatique de pizzas, à la prochaine…<br />
Je rentre, pose le bordel sur la table de la cuisine et sors le vin.<br />
Radioguidé par l’odeur du poulet, Sirius arrive, en mode « moi aussi je veux de la bouffe humaine, j’suis un chat-humain ! ».</p>
<p><strong>23 : 15</strong><br />
A mon tour de fumer, implicitement on a décidé de manger après. Ça relaxe.<br />
Vais lui proposer de la C. Ou un trip, faut que je vois.<br />
J’aime les expériences.<br />
Un peu pour ça que je me suis acheté la PS2 plutôt que la Cube : à cause d’une campagne de pub super bien foutue… Je suis un digne enfant du XXIème siècle, foncièrement contre la mondialisation, mais totalement accroc au marketing de masse.</p>
<p><strong>23 :29</strong><br />
Rien à redire de la bouffe Pizza Hut : on baffre comme des morfales, tout en regardant le DVD de « Qui a tué Pamela Rose ? La série ».<br />
Franchement, on retourne à nos instincts primairement animaux dès fois. Surtout dans certains cas, genre la bouffe ou la baise. A croire que là,<br />
J’en déduis donc que l’homme descend du singe, certains plus vite que d’autres, là est la seule nuance !</p>
<p><strong>23 : 46</strong><br />
Roulage time.<br />
Etienne versus Alexandra.<br />
Qui va faire le plus beau joint ?<br />
Qui va finir le premier ?<br />
A la clé : le perdant du concours du plus beau joint offre quelque chose au gagnant, et celui qui finit le premier gagne le droit d’attendre l’autre.<br />
En cas de double victoire, le cadeau est doublé.<br />
Intéressant.<br />
Je compte bien tricher, et je laisse de la marge à la miss, passant cinq bonnes minutes à effriter ma tête. Ça me rappelle la poudre, la poudre me rappelle la C tout en me remémorant Amsterdam et le coffee shop du dauphin bleu. Dilemme. Tout en mixant la beuh et le tabac, je lance un « ‘tain comme j’aurais envie d’une trace de ma cousine làààà », mi-provoc, mi-autosuggestion.<br />
La réaction ne se fait pas attendre : Alex enchaîne et me demande si j’ai déjà testé. Avant de sourire et de se répondre à elle-même que « oui bien sûr ».<br />
Je la regarde, stoppe mon travail, hausse un sourcil (le droit), fais un sourire à la Joker et lui rétorque que si elle veut essayer bahhh…<br />
Elle veut.<br />
Je dis « ok ». Et finis mon roulage.</p>
<p><strong>23 : 51</strong><br />
End of the battle time.<br />
Alexandra a fini grande première, avec un super joint faisant dans les 13cm de long, au filtre “100p100 made in tobacco” et à l’équilitassage presque parfait.<br />
Elle gagne donc un cadeau. Double puisque multiplié par deux (je vous ai déjà dit que j’étais très fort en maths ? )<br />
Je souris, allume mon joint tout en marmonnant que « les cadeaux physiques, ça compte ??? ».<br />
Sourire.<br />
Léger…<br />
Hochement vague de la tête.<br />
« Pourquoi pas ? »<br />
« Ouais d’accord » rigolai-je tout en me levant pour choper la boite magique.</p>
<p><strong>23 : 52</strong><br />
Ca fait un moment que je n’ai pas vu mon chat.<br />
Logique.<br />
Monsieur se repose dans mon lit et sous la couette.<br />
Trop dure la vie de chat…</p>
<p><strong>0 : 01</strong><br />
Echange de bons procédés, en l’occurrence Alexandra me passe son joint tandis que je fais tourner le mien.<br />
Proposition de tirage d’une latte à Monsieur Sirius, qui nous regarde d’un œil interrogatif avant de se rendormir, suite à un bâillement exténuant.<br />
Tout en fumant, je prépare deux traces, fines et régulières.<br />
Et explique les effets de la coke. Plus puissante que l’héro. Moins que le crack. Pas de descente mode « too hard ». Ce qui est appréciable. J’explique aussi le cérémonial lié, ou plutôt donne des indications tout en préparant les traces.<br />
Hop c’est prêt.<br />
Je sais que je vais passer au moins deux heures avec. Et je lui propose de dormir ici, pas la peine de prendre la voiture après…<br />
Elle accepte, réfutant même ma proposition de dormir dans deux lits séparés. Le feu passe au vert pour un rapprochement corporel entre elle et moi…<br />
Je finis mon joint, me rapproche d’elle et me mets accroupi à côté d’elle. Elle se baisse, tend son joint, fusion des lèvres suite à une avancée spectaculaire de sa part. Mix linguistique, un warm up en quelque sorte.<br />
Au bout de 30 secondes, nos bouches se séparent, doucement, on se regarde et je lui tends une paille noire (en fait, une paille à cocktail chopée au Queen à Paris, coupée en deux, fait un super aspirateur à coke).<br />
Regards complices, « ensemble ? », je lui montre le mode d’administration de la poudre d’ange et c’est parti.</p>
<p><strong>0 : 08</strong><br />
En fait, je l’ai laissé sniffer en première, histoire de surveiller.<br />
Faut pas croire ni déconner avec ça.<br />
J’incite pas, mais tant qu’a faire, je pense que plutôt qu’une première tentative en solitaire, il vaut mieux en faire une avec filet.<br />
Dans le cas d’Alex, je joue le rôle du filet.<br />
Elle prend la paille, la met dans sa narine gauche, bloque sa narine droite, et inspire doucement. Pas assez pour tout prendre, donc elle refait un passage. Et est obligée d’inspirer un grand coup pour que la dope accède à son cerveau. Je pose ma main sur son cou, doucement, signifiant par là qu’elle ne doit pas brusquer les choses. Point trop n’en faut, et à force d’y aller trop fort, elle risque de s’exploser le nez et de saigner. Pas dramatique, mais pas sexy et révélateur.<br />
J’avais un pote comme ça, Richard… Suffisait qu’il aille aux chiottes et qu’il en revienne pour qu’on soit capable de dire ce qu’il avait fait. Soit il avait pissé et ça passait, soit il avait sniffé et dans ce cas, son nez était sanglant. Lui aussi d’ailleurs.<br />
Le vol C0K à destination de Euphoria vient de décoller, vous pouvez vous relaxer : Alexandra se carre confortablement dans le fauteuil, un léger sourire au lèvre, les yeux mi-clos.<br />
Bing. Bang. Badaboum, je la regarde, murmure un « Alex ? » et me rapproche d’elle, face à face, mes bras encadrant ses jambes. Je l’embrasse, elle réagit, continue, semble passer un test dont dépend sa vie. Test concluant en tout cas, je me retire et expérimente le théorème de Lavoisier, « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». La coke passe de l’état poudreux sur ma table à l’état moléculeux dans mon sang et mon cerveau.<br />
Je rejoins Alex dans le canap’…</p>
<p><strong>0 : 12</strong><br />
N’allez pas croire que la coke rend stone.<br />
Simplement, le fait d’avoir (trop) fumé avant anesthésie l’effet.<br />
Patience, we’re coming back…</p>
<p><strong>0 : 15</strong><br />
Qu’est ce que je disais ? Alex se rapproche de moi, pose sa tête sur mes genoux, allongée sur le canap’ et me propose de sortir.<br />
C’est aussi à ça qu’on reconnaît un drogué mondain.<br />
Tout est à proximité.<br />
Sans usage obligatoire de la voiture, éh oui.<br />
Conclusion ? Le pub « The Four Rooms » est à dix minutes de rampement de chez moi, on décide d’y aller.<br />
Main dans la main, comme des mômes, on (re)découvre l’environnement terrestre de l’espace.</p>
<p><strong>1 : 57</strong><br />
Back in flat.<br />
Comme Eric.<br />
Flat Eric, vous voyez pas? Mais si, l’espèce de gant de toilette jaune pelucheux. La pub Levi’s… C’est bon, vous situez ?</p>
<p><strong>2 : 00</strong><br />
Double roulage.<br />
Le pub était tranquille, et le nom nous a donné le point de départ de notre conversation : « The Four Rooms », donc Tarantino.<br />
Nouvelle tentative de remémoration de la conversation, je vais finir par être super bon au Burger de la Mort, le jeu de Chabat …<br />
Donc : The Four Rooms / Tarantino / Pulp Fiction / Samuel L Jackson / Le 51ème état / Robert Carlysle / James Bond / Madonna / Britney Spears &#038; Madonna / MTV / Michael Jackson / Thriller / Vampires / Anne Rice / Brad Pitt / Seven / Fight Club / David Fincher / Alien quadrilogy / Hollywood et les prequels-sequels / séries / Batman / Kad&#038;O / Eric&#038;Ramzy / Guignols / Chirac / Bush / Californie / American Psycho / Canada / avion /…<br />
J’en oublie sûrement.<br />
En tout cas, discussion passionnément animée, et somme toute suivie, même si nous étions dans les limbes de notre cerveau embrumé par la fumée de marijuana coupée de nappes de cocaïne.</p>
<p><strong>2 : 23</strong><br />
Tandis que je me dirige vers ma chambre, dernières vérifications et améliorations avant le dodo, Alex zappe sur mes DVD, à la recherche du Graal perdu.<br />
C’est un peu le bordel.<br />
Voire le foutoir.<br />
Fous l’darwa zarma.<br />
Je retourne me chercher une bouteille d’eau Evian® déclarée source de jeunesse pour mon corps (mais qu’est-ce qu’elle en sait de l’âge que j’ai celle là ???)<br />
Au passage, je jette un coup d’œil à la préselection de la miss, easy, y’a qu’un seul dvd : « Matrix ». Oldies ? Sûrement. Goodies ? Absolument. Ça me botte et un « ouais » mode motivé m’échappe.</p>
<p><strong>2 : 28</strong><br />
Je retourne dans la chambre, l’appart’ prenant ses quartiers de nuit.<br />
Sirius me suit, il sent que c’est l’heure du dodo et que donc… lui va faire mumuse. C’est pas contrariant un chat, du moment que vous vivez au même rythme que lui.<br />
Ce qui est plus ou moins le cas : je lui balance la souris, et Sirius se charge de me la rapporter histoire que je lui relance et qu’il me la rapporte afin que je lui relance pour la rapporter afin de pouvoir lui relancer dans le but qu’il me la rapporte.<br />
Fin du jeu lorsqu’il percute de plein fouet Alex, suite à un démarrage arrêté en trombe mais mal cadré.<br />
Vexé, il miaule et se fout dans un coin tandis que le logo Warner Bros apparaît à l’écran.<br />
Je diminue les lumières, les éteins carrément et laisse celle d’Habitat qui diffuse une lumière orangée.<br />
Je me retourne, Alex se couche, ne gardant qu’un string et son débardeur, le tout formant un ensemble mignonnement sexy. La classe cette fille.</p>
<p><strong>2 : 33</strong><br />
33, l’âge du Christ. 33, donc 806.<br />
Roulage d’un dernier joint. Le fameux et célèbre joint dit « du dodo » (dodo comme sommeil, pas comme ces animaux de l’âge des glaces disparus depuis moult).<br />
Et rejoins Alex, ne gardant que mon caleçon.</p>
<p><strong>4 : 42</strong><br />
J’appuie machinalement sur le bouton veille de la télécommande.<br />
Alex dort déjà dans mes bras, sa tête sur mon torse, calmement et détendue.<br />
J’avoue : on n’a pas fait que regarder le film. Jeux entre adultes consentants…<br />
Le début de quelque chose ? No sé. On verra demain…</p>
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		<title>Sirius (the black cat)</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:26:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Un de mes préférés. Un exorcisme en quelque sorte. Ecrit plus d’un an après mon séjour chez les dingues, j’avais vraiment besoin de m’exprimer. Et je me suis toujours demandé ce que mes chats en pensait. Je veux dire de moi, leur “Maître”… Le changement de narrateur crée la distanciation. Putain c’te phrase est belle.

Miaow. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Un de mes préférés. Un exorcisme en quelque sorte. Ecrit plus d’un an après mon séjour chez les dingues, j’avais vraiment besoin de m’exprimer. Et je me suis toujours demandé ce que mes chats en pensait. Je veux dire de moi, leur “Maître”… Le changement de narrateur crée la distanciation. Putain c’te phrase est belle.</p></blockquote>
<p><span id="more-14"></span></p>
<p>Miaow. Manière des chats de dire bonjour.<br />
Mon maître m’ayant inculqué un minimum de manière féline, laissez-moi me présenter.<br />
Je m’appelle Sirius. Alias le chat noir, Bagheera, Bass, Black Cat ou encore BC. Voire connard quand j’ai fait un truc qui ne Lui plaît pas.<br />
Je suis un… chat noir comme les plus perspicaces d’entre vous l’auront deviné.<br />
Je suis un peu spécial. Médium sur les bords, utilisateur du Dell (noir) de mon patron qui, s’il n’est pas noir, a au moins l’âme de la même couleur.<br />
Pas forcément de manière volontaire, mais plutôt un état de fait.<br />
Vous avez vu comme je miaoute bien?<br />
Normal, mon patron, mon maître (et celui de ma copine Kitty) est bel et bien Alexander de Querzen.<br />
Ah oui Kitty je n’en ai pas encore parlé d’elle, mais ça va venir.<br />
Chaque chose en son temps et les chats seront bien gardés par les hommes gris. Vous ne comprennez pas? Bon, j’y reviendrai plus tard.</p>
<p>Reprenons l’histoire. MON histoire. C’est vrai, Il parle bien tout le temps de lui, alors pourquoi je ne parlerai pas de moi hein?<br />
Donc.<br />
Je suis né aux environs du mois d’avril 2003. Exactement quand je ne m’en rappelle plus.<br />
Je me rappelle pas trop de mon “sevrage”, mais bon je sais qu’Il a déjà vu ma soeur. Elle s’appelle Angelina. Et elle est quelque part dans le sud vu l’accent qu’Il prend pour en parler. C’est à base de “putaing” ou de “èncuulé”. Ca me rappelle un sketch d’un humoriste un peu petit et un peu pas drôle. Comme quoi, “putaing” et “èncuulé”, eh bien ça remplaçait la virgule et le point. J’ai pas tout compris. La virgule je connais pas, mais le poing, miaow, ça oui. Il l’a léger.<br />
Bref, je disais. Je suis un chat donc noir comme mon nom l’indique. 7 kilos de musclograisse pour un bon 90cm, queue comprise.<br />
Celle qui sert à me diriger au cas où je tomberais, pas mon zigouigoui. A ce niveau là, pas de danger, Il m’a castré. Plus pratique, Il m’a dit que je commençais à faire le con dans son appart.<br />
Parlons en de son appart. Des fois je me demande s’il est conscient de l’endroit où Il vit. J’en n’ai pas l’impression.<br />
Plutôt l’impression qu’Il s’en fout de tout. Préférant vivre dans la crasse, mais vivre Sa vie que vivre dans un endroit salubre. Je ne sais pas.<br />
Il est réglo au niveau de la bouffe, je sais qu’Il préfère qu’on mange plutôt que lui. Pas la même histoire pour la litière, même ça s’est récemment arrangé.<br />
Niveau caractère je suis plutôt cool. Bon faut pas déconner non plus, même si j’ai le poil comme une peluche, je n’en suis pas une et j’ai mon caractère.<br />
J’ai entendu dire que j’avais le même caractère que lui. J’espère pas, et je ne le pense pas.<br />
Lui est à la limite de la folie furieuse. Son cerveau doit manquer de connexions, peut-être à cause de tout l’alcool qu’Il ingurgite. Mais bon.<br />
J’avoue que faut pas compter sur moi pour les caresses et les ronronnements. Je laisse ça à Kitty. Elle le fait très bien.</p>
<p>Bon c’est bon, j’arriverai pas à m’en défaire.<br />
J’avoue tout votre honneur. Même si je peux rien faire, j’ai une copine. Elle est aussi tigrée que je suis uni, et elle semble être plus jeune que moi. Mon maître dit qu’elle a deux ans de moins que moi, je Le crois. Et donc elle s’appelle Kitty. Il a choisi ce nom à cause du fait que c’est une machine à ronron. Moi je suis Sirius à cause d’Harry Potter. Quoiqu’Il use souvent du nom générique de “le chat” pour me désigner. Je crois (et j’espère nom d’une souris) être son préféré. Même si Kitty essaye régulièrement de me piquer le titre à grand renfort de ronronnement, yeux doux et autres câlins félins. Je crois qu’Il apprécie mais qu’Il aime aussi ma manière de mettre des vents quand j’en ai envie et de vivre ma vie.<br />
C’est vrai Kitty et moi sommes complètements différents. Et du coup parfaitement complémentaires.<br />
Mais je l’aime bien. On joue bien ensemble et du coup je me sens moins seul la journée.<br />
Bon, faut pas pousser, la journée on dort, la nuit on joue. J’aime bien dormir, c’est reposant. La meilleure position c’est sur le canapé ou (mieux) sur le coussin. La tête sur les pattes avant et hop c’est parti pour une sieste. Pour ça Il est compréhensif et me laisse dormir tout mon soûl en général. De temps en temps Il me réveille pour m’emmerder, mais sinon Il est réglo. J’avoue quand même que de temps en temps la nuit je me mets à discuter tout seul. Comme le jour et la nuit c’est assez pareil pour moi étant donné que mon emploi du temps se résume a dodo-miammiam-popo. J’aime bien quand Il dort, Il ne me fait pas peur.<br />
Tiens, Il m’appelle aussi Memento. Du fait que j’oublie ce que je suis parti faire. Genre je me lève, je vais dans une direction et d’un coup je fais demi tour pour aller bouffer des croquettes (light étant donné mon surplus de kilos). N’empêche je Le tiens personnellement responsable de mes plus grosses peurs.<br />
La pire étant celle du jour où Il a complétement craqué. Là, miaow, j’ai eu très peur. Tellement peur que je n’ai pas pu sortir d’en dessous du lavabo pendant au moins une journée. A peine si j’allais dans ma caisse ou manger. Même s’Il n’était plus là.</p>
<p>Bon faut que je résume quand même les deux années que j’ai vécu en couple avec lui. On était bien tous les deux. Même s’Il fumait des cigarettes bizarres et qu’Il buvait de l’eau qui pique, Il n’oubliait jamais mes croquettes et mon eau. Et ça, de mon avis c’est le plus important. J’ai vu tous ses amis, ce sont tous des gens cools. Et quand quelqu’un était pas assez bien pour Lui, je le montrais.<br />
Je me souviens la première fois où j’ai vu ses parents. Je dois avoir attaqué le mâle une bonne demi douzaine de fois &#8211; miaow c’est pas de ma faute, il tentait de me piquer le fauteuil que le maître m’avait offert pour mon usage personnel -, et tenté de faire copain copine avec la femelle. J’ai pas tout compris je venais jouer avec elle et je partais quand elle criait. C’est de sa faute aussi, elle m’offre un jouet, elle joue avec sans me le filer!<br />
Bref, mine de rien, on s’amusait bien. Il criait pas trop à l’époque. Je sais que la ville Lui faisait peur, comme moi elle me fait peur. En fait non, moi j’ai peur du bruit, et Lui trouvait qu’il n’y en avait pas assez. Toujours content de sortir, sauf pour aller travailler à la fin, alors que moi, je supporte le couloir, mais pas moyen d’aller se balader dans le hall d’entrée, y’a trop d’odeurs bizarres. Ca le gêne pas. Les humains disent “les goûts et les couleurs”, mais ils ont mal traduit la phrase féline qui seule à un sens véritable : “le goût et les odeurs”.</p>
<p>Comment on change le son ? Voire même plus basiquement, comment c’est qu’on met de la musique? Il en écoute tout le temps le patron, plein de sons différents qui des fois me font mal aux oreilles.<br />
A ce qu’il paraît un des mes noms (Bass) vient du fait que la première fois où je suis venu, Il a commencé à mixer et je me suis endormi dans mon panier… placé au pied des enceintes de 30 kilos watts chacune. D’après ce que j’ai vu dans la lucarne noire avec des images, enfin une des 4 qu’Il a, les humains qui écoutent des rythmes répétitifs, robotiques et métalliques, eh bien ils ont souvent des chiens (espèce que &#8211; personnellement de manière strictement nombriliste &#8211; je n’aime pas du tout). Mon maître m’a adopté et je suis du coup un des premiers chats technoïdes.<br />
Kitty aussi a pris le pli, on en a discuté une fois où Il travaillait pour avoir de quoi acheter nos croquettes : c’est pas plus mal qu’une autre musique. Et quand Il prend les platines, on se met souvent en mode “sieste musicale” pour pouvoir écouter l’histoire qu’Il nous raconte.<br />
Ah. J’ai trouvé comment mettre du son. J’en parlais à l’instant même. ca s’appelle “Al3x &#8211; Cats in the hat mix”. Miaooooowww ça va mieux, je trouve qu’Il est présent.<br />
Bon, j’en étais où? Je sais plus. Pause popo-miamiam. Ca m’aide à savoir où j’en suis.<br />
Ah oui la ville. Il l’aime pas, ça c’est sûr.<br />
Mais j’crois qu’il s’y fait au fond.<br />
Il a plus trop envie que ça de remonter vers la grande ville.<br />
Juste de mener une petite vie pépère et tranquille dans le sud, même s’il ose pas se l’avouer.<br />
Ou si c’est pas dans le Sud c’est ailleurs, mais de se poser.<br />
J’en étais où ? Ah oui, avant.</p>
<p>Déjà son appart. J’en ai parlé.<br />
La bouffe. Oui ça c’est fait aussi.<br />
Je vais finir par faire comme Lui. Prendre des notes et coller des Post-It.<br />
Bref, il se mettait parfois en colère.<br />
Pas forcément quand il buvait de l’eau qui pique ou qu’il fumait ses cigarettes bizarres. C’était plutôt l’inverse.<br />
Il s’énervait, criait, cassait des objets. Je me souviens en vrac qu’il ait cassé des claviers d’ordinateurs, des réveils et je ne sais quoi d’autres encore. Les objets volaient. Non identifiés. Mais ils volaient, ça je peux vous l’assurer. Ça me faisait un peu peur mais il ne s’en ait jamais pris à moi. Au contraire, Il essayait de me rassurer, une fois qu’il était calmé. Ça prenait pas trop. A la fin je m’y suis plus ou moins habitué.<br />
Sauf que les cycles étaient de plus en plus proches. Au départ c’était une fois tous les 2 mois puis ça s’est accéléré. Une fois tous les mois. Une fois toutes les semaines…<br />
Bizarrement, Kitty ne stressait pas trop. Faut dire qu’elle est amoureuse de Lui.<br />
Qui est Kitty ? Bon, Il l’a adopté il y a environ 6 mois. (Attendez, si moi j’en ai 2 et demi, elle elle en a 1 c’est ça le compte est bon) Et depuis qu’Il l’a adoptée, elle est amoureuse de Lui et le Lui montre. Mais je m’entends bien avec elle. On se fait notre toilette, de temps en temps on se chamaille un peu, histoire de.<br />
Je suis donc noir et elle tigré.<br />
Je crois qu’il l’a adopté par pitié quand il l’a vu sous une marche d’escalier.<br />
Enfin c’est ce que j’ai compris de leurs conversations.<br />
Çà vous étonne ? Nous on comprend en gros ce que vous dites, et vice et versa. Mais faut le temps. J’ai mis du temps à faire comprendre à mon Maître pour la litière et pour la bouffe. Mais maintenant ça va. Depuis sa Crise. J’y reviendrai.<br />
Kitty donc. Il l’a ramenée, je l’ai laissée vivre sa vie vu qu’elle me laisse vivre la mienne. C’est pas pareil quand Il est là. Elle fait tout pour être proche de Lui. Parfois ça le saoule. Et moi aussi. J’aime bien la relation qu’on a. Elle est à base de respect, notre relation, c’est de la passion venant de Kitty.<br />
Miow, ça fait du mal aux pattes que de tout taper. Je vais boire et je reviens.<br />
Miam, j’en ai profiter pour manger et faire une petite sieste.</p>
<p>Je me posais la question en dormant de ce qu’il faisait quand on le voyait pas. Quand il est dans l’autre pièce par exemple, dans sa cabine transparente.<br />
Ou qu’il n’est pas là tout simplement. Des fois il me dit qu’il travaille pour me nourrir.<br />
Ça explique pas la cabine.<br />
Il y rentre sans ses poils, et hop dès qu’il ressort il se les remet. Ça dure 10 minutes, et je vois absolument pas ce qu’il peut faire. Peut être sa toilette. Vu qu’après il y a plein d’eau. Mais dans ce cas, c’est un crade, parce que moi, ma toilette ça me prend beaucoup plus de temps. Faut dire que j’ai un peu que ça à faire. En plus de manger et de dormir. Et de jouer. Hé, mine de rien, c’est bien rempli une vie de chat.<br />
Bref, je disais plus haut qu’on communiquait. Faut dire aussi que depuis que Kitty est là, c’est plus facile, on confronte nos opinions sur ce que disent les humains. Et puis on les classifie.<br />
Ceux dont on se fout.<br />
Ceux qui sont inconnus.<br />
Ceux qui sont des amis.<br />
Facile, trois catégories. Je crois qu’Il fait pareil. Il classe les gens dans des catégories. Sauf que les siennes changent tout le temps. Pas les catégories, les listes de gens à l’intérieur. Des fois on voit une personne pendant un long moment et souvent et d’un coup, pouf, plus personne. Disparue.<br />
Avec Kitty, on se met d’accord entre nous sur ceux qui sont bien (les gens qui sont des Amis), et ceux dont on se fout. Ceux dont on se fout, c’est simple, on fait comme s’ils n’étaient pas là. Enfin moi, parce qu’elle, elle gratte des câlins. Tout ce qui est bon à prendre, elle le prend. Moi c’est pareil pour la bouffe que j’aime.<br />
J’ai faim, d’en parler ça m’a ouvert les crocs.<br />
Je reviens.</p>
<p>J’discutais avec Kitty sur le balcon, c’est vrai qu’on se pose autant de questions que vous les humains. On se demande ce que vous faites et quand est-ce que vous évoluez. Moi, Alex, je l’ai bien vu.<br />
Il y’a eu un avant.<br />
Et il y’a eu un après.<br />
Je parle de sa Crise. Celle du 2 mai 2005. Où il a complètement craqué. Et où il m’a fait super peur. A tel point que Kitty et moi on s’est cachés pour éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête.<br />
Je sais qu’il s’en est voulu. Et que même un an après, il s’en veut toujours autant si ce n’est plus.<br />
Pour en revenir à sa crise.<br />
C’était un mardi. Ce devait être une journée ou plutôt une soirée comme toutes les autres. Voire même mieux que les autres vu que c’était préparation pour une soirée je crois. Une Cemetary Party.<br />
Cimetière. Le mot était &#8211; malheureusement- bien choisi. Il s’est enterré lui-même. Il a bien failli ne pas en revenir. Même Kitty a eu peur. Pourtant, lui, elle l’aime. Je sais qu’elle avait un autre nom avant, Lou. Mais ça Alex en parle peu. C’est quelque chose qui lui fait mal. Très mal. J’ai l’impression qu’il a beau se laver, beau passer du temps à écrire ou à mixer ou à créer, c’est toujours une blessure ouverte. De ce que je peux voir de ses papiers, il doit écrire un texte sur l’histoire là, son fameux ” Lettre à une absente “.<br />
Je sais qu’il aime le film V for Vendetta. V pour Vengeance si je traduis bien ses notes. Ça doit le travailler…<br />
Miaoow… Je vais aller dormir un peu, le temps de réfléchir et de me remettre dans le bain de ce mardi noir. J’en tremble d’avance. J’aime pas me replonger là-dedans. Un an après, j’ai toujours aussi peur que ça recommence. C’est le début d’une période bizarre. Il y a eu un avant, un après, et un maintenant. Bon ce n’est qu’un avis de chat (le mien plus celui de Kitty) mais ça a l’avantage d’être brut de décoffrage. Sans retranscription ou traduction ou édulcoration. J’ai déjà le plan.<br />
Grand Un (Prologue) &#8211; Avant sa Crise.<br />
Grand Deux &#8211; Sa Crise<br />
Grand Trois &#8211; Après sa Crise<br />
Grand Quatre (Epilogue) &#8211; Maintenant.<br />
Je sépare le grand trois et le grand quatre (l’épilogue) car je sens qu’il y a une différence. Je vois qu’il fait des efforts depuis que nous sommes dans la nouvelle maison.</p>
<p>Bon. Faut aussi que je vous affranchisse d’un truc. On est heureux avec lui. Je crois qu’on est parmi les rares personnes dont Il se soucie. Sa véritable famille est peu nombreuse mais il y tient, même si je vois qu’il se gratte la tête avec force quand il voit comment tourne la relation. Mais bon. Après il y a le Cercle, ses amis proches. Mais nous (Kitty et moi), on est à part. Il est heureux de nous voir. Il caresse souvent Kitty qui se laisse faire (facile, elle pleure dès qu’il est pas là) et moi qui me laisse pas faire (mais des fois j’aime bien me laisser aller pour lui prouver que je l’aime). Bref, passons.</p>
<p>Avant sa Crise donc.<br />
Il bossait beaucoup. Tout le temps. Ne s’accordant des pauses que pour miam. Ou pour faire la fête. Chez lui, ça se résumait à boire. Et à fumer. Il avait deux personnes dans sa vie. Une qui était là, qui venait à la maison. Elle était gentille. Je crois qu’elle essayait de gérer au coup par coup les humeurs d’Alex. C’était pas facile. Plus le temps avançait, plus il tournait en rond, plus il s’énervait contre tout et rien. Et dans ce cas, miaow, fallait pas être dans ses pattes, pardon, ses pieds. On aurait pu se douter que quelque chose n’allait pas rond. Mais au final, nous, à part ses Humeurs, on voyait rien. On avait toujours notre litière (sale), notre eau et nos croquettes. En temps et en heure. Lui par contre, c’était plus chaotique dans sa vie. Passé une certaine date, la fin du mois commençait et je voyais bien qu’il se sentait mal à cause de (ce qu’il appelle) la thune. Je disais. Il y avait Elle, et une autre, je l’ai appris plus tard. Une qui n’habitait pas dans la même ville mais à laquelle Il tenait aussi. Différemment. Je ne sais pas, j’ai pas tout bien suivi. Enfin, c’était le bordel. Une soirée sur deux, il y avait du monde à la maison. Ce qui fait qu’il ne pouvait travailler et que ça l’énervait mais il faisait comme si de rien n’était et participait à la fête. Je crois que de toute façon, son cerveau était grippé, et qu’il se dépensait trop à son travail pour pouvoir avoir l’esprit serein. Enfin, pour être tatillon, il ne se dépensait pas. Il s’épuisait nerveusement. Trop de pression tue le citron qu’il disait. Et ça le faisait rire comme un fou, faudrait qu’on m’explique.</p>
<p>Sa Crise<br />
Comme je l’ai dit, c’était un mardi. Et à l’entendre, s’il y a bien un jour avec la tendance ” drapeau noir ” de sortie, c’est le mardi. Donc. Il est rentré du travail, à une heure normale pour une fois, il devait être 20h, 20h30.<br />
Et je ne sais pas ce qu’il c’est passé.<br />
Je crois qu’il a essayé de remettre le lit en place et que ça a bloqué. Et à partir de là, c’est parti en vrille. La fille est arrivée, elle m’a fait une caresse, mais moi je sentais que quelque chose tournait pas rond. Ils ont commencé à s’engueuler (ou plutôt il lui a crié dessus) et finalement il s’est cassé de la maison. Il est revenu dix minutes plus tard, la gentille fille avait refait le canapé, du coup on pouvait plus s’allonger, et lui il a ramené à boire.<br />
Je dois précisé un truc. Il était sobre ce soir là. C’est important. Je sais que des hommes en blanc on dit des choses horribles. Ou du moins ont répété sans réfléchir les propos d’un homme qui n’avait plus sa raison. Ils ont dit que c’était un drogué. Alcoolique. Mais non. Moi, Bass, et elle, Kitty, on vous le jure messieurs : Alex était normal. Enfin dans la normalité qui à l’époque étaient les standards de sa vie. C’est important je crois de le signaler. Je ne dis pas qu’il était complètement clean, non, mais il n’était pas défoncé.<br />
Bref, alors que nous on était content (surtout Kitty) de le voir, lui, il a recommencé à s’engueuler avec la fille.<br />
Pour rien. Il en oubliait même de fumer ses cigarettes bizarres et de boire.<br />
Encore qu’ils s’engueulent, ça va, on avait plus ou moins l’habitude, c’est un grand nerveux notre Maître. Mais là, c’était vraiment violent. Et ça a carrément dégénéré quand Il a commencé à tout casser.<br />
D’abord la table basse (basse avec un e à ne pas confondre avec moi), une table en verre soi disant Sécurit. Tu parles. Alex a foutu un gros coup de poing dedans et la table a volé en miettes.<br />
Il s’en est pris ensuite aux DVDs qui traînaient. Il les prenait, ils les ouvrait et il les déchirait. Il en a fait une dizaine comme ça, essentiellement les cadeaux. Je sais qu’il pleurait presque déchirant un DVD en moumoute et qu’il hurlait ” les choses matérielles finissent par nous posséder “. Mais c’est lui qui était possédé. Après les DVDs, ça a été le tour des CDs. Pourtant il y tient. Enfin il y tenait.</p>
<p>Après sa Crise<br />
Il a passé un mois loin de la maison. Il nous l’a dit après ce qu’il avait vécu.<br />
D’abord il a été dans un hôpital. Où on lui a donné plein de cachets pour qu’il dorme, qu’il se ” repose ” comme ils disaient. Faut avouer qu’Alex a bien failli mordre la psychiatre qui l’a vu. En tout cas, ils ont pris conscience de son état, et la fille, qui était super gentille, même lui le reconnaît, elle l’a accompagné et convaincu de rester, de se faire soigner, au moins la nuit. Lui pendant ce temps il pensait à l’autre.<br />
Un beau sac de noeud.<br />
Finalement, il est resté, et le lendemain, il y a eu de nouveau bataille avec les médecins. Médecins qui lui ont fait une piqûre pour qu’il dorme, le temps de convaincre la fille qu’il faillait le faire interner. Soit c’était elle qui décidait, soit ils le remettait à la police pour que ce soit la police qui le fasse interner. Si j’ai bien compris, ça lui a évité des ennuis avec la justice.<br />
Du coup, ils l’ont emmené dans un HP. Un hôpital psychiatrique. Et on l’a plus vu du tout pendant deux semaines. La fille passait nous nourrir, elle s’occupait de nous. Avec moi, elle en a profité pour me rassurer. Faut dire que j’avais super peur. Il se marre en disant que je suis la représentation de son état psychique. Moi ça me hérisse les poils : j’aime pas le bruit, j’aime pas les gens, j’aime pas qu’on me caresse. Enfin, pour être plus précis, je ne cours pas après.<br />
Après ces deux semaines, il revenait la journée. Mais ce n’était pas le même. Drogué en permanence. Pas aux cigarettes bizarres. Non, à un truc beaucoup plus fort, qui lui faisait dire n’importe quoi. Et faire n’importe quoi. Il pleurait beaucoup sur son sort. Moi je l’avais connu plus dur, la c’était une loque. Ça, pour du n’importe quoi, c’était du n’importe quoi. Il a mis du temps à se relever. Je dirais environ 3 mois. Parce qu’au bout de trois mois, la lueur est apparue. Pas dans le sens que les gens ont l’habitude, mais pour lui, c’était l’arrivée du messie. Il allait se faire virer. S’en est suivi une période d’un mois où il avait beaucoup de mal à prendre sa décision, car elle allait à l’encontre de ce qu’on lui avait inculqué, mais bon, il a fini par capituler, à ses conditions. Et deux mois après, il était définitivement libre.<br />
Pendant toute la période où c’était fluctuant, il prenait toujours ses pilules, mais ça allait decrescendo.<br />
Il nous l’a expliqué.<br />
1 et tes soucis te semblent moins problématiques.<br />
2 et tu es très calme, passif, mou.<br />
3 et tu te sens fatigué et triste.<br />
4 et tu es amorphe.<br />
5 tranxen et tu es complètement pâteux et tu ne sais plus très bien ce que tu dis/penses/fais.<br />
Evidemment les phases sont cumulatives. Sinon ça ne serait pas rigolo.<br />
Bref, à peu près 5 mois après sa crise, ça allait mieux. Je crois qu’il a fait une rechute qui a nécessité un retour à l’hôpital quand il est retourné travailler la première fois, mais en gros, en septembre/octobre ça allait mieux. C’est là qu’il a décidé de partir vers le nord, parce que la vie dans le sud n’était plus possible, ça lui faisait trop mal.<br />
Et accessoirement c’était trop cher.</p>
<p>Maintenant<br />
Plus d’un an a passé. Nous nous portons bien, merci.<br />
Et Lui aussi. Il est en pleine forme.<br />
Comme s’il avait pris conscience de ses limites, qu’il avait été au point de non retour et qu’il en était revenu.<br />
Ça fait plaisir de le voir comme ça. Il est franc et honnête avec les gens (enfin je crois, je ne le vois pas tout le temps mais il fait ce qu’il veut et le montre), il s’est calmé (je le vois des fois passer la soirée à ne rien faire et à ne même pas toucher son ordinateur). Tout va bien dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas Aldous?<br />
Mais je sais aussi que ça lui coûte. C’est des efforts de tous les instants. Y’a des exemples qui ne trompent pas.<br />
Tenez, par exemple. Le week-end dernier. C’était grosse fiesta à la maison. La nouvelle, celle encore plus au sud qu’avant. Et bien déjà il a pas tant bu que ça. Ensuite il a fumé, mais dans la limite du raisonnable. C’est à dire qu’il y avait un temps de latence entre les joints. Pas comme avant où il en fumait un pendant qu’il roulait le suivant. Eh bien, un ami de la fille (nouvelle) qui vit avec nous, a cassé sa tour à fumer. Une sorte de bocal plein d’eau avec un tuyau. Attendez je vais voir si je trouve le nom. Naar-gui-lèh. Ben ce truc, le monsieur il l’a cassé. Et Alex n’a rien dit. Il a juste demandé à ce qu’on sauve les DVDs restant et son affiche. C’est pas du progrès ça? Je crois qu’il s’en fout vraiment de ce truc.<br />
Autre exemple? La fille qui vit avec nous. Ils ne sont pas ensemble, juste, ils vivent sous le même toit et chacun son boulot, chacun ses emmerdes, chacun sa chambre et pas chacun son chat. Bon, on va quand même de temps en temps dans la chambre de la fille, c’est plus propre et ça sent un peu mieux que chez lui mais non, l’appart est correct, notre litière aussi, c’est royal. Et les deux nous en font la remarque, comme quoi vivre une vie de chat avec eux (elle et Alex), finalement, c’est une bonne réincarnation.</p>
<p>NotaBene : Pour préserver l’anonymat des gens, et plutôt que de changer les noms &#8211; vous auriez pu les reconnaître avec un peu de sixième sens félin &#8211; je n’ai cité que ceux dont je sais que cette histoire ne les blessent pas. A savoir Kitty et moi, Bass. Pour Alex, c’est son histoire et sa douleur. Et je sais qu’il essaye de changer alors…</p>
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