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	<title>My Private Life &#187; Textes</title>
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	<description>Alexander de Querzen&#039;s Dirty Diaries, Texts, Poems and sh!t like that.</description>
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		<title>Séb</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire. Il s’appelle Seb. Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit. Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire.</p></blockquote>
<p><span id="more-77"></span></p>
<p>Il s’appelle Seb.</p>
<p>Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit.</p>
<p>Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. Il se fond dans la masse. Ses habits sont une protection contre le monde extérieur, une carapace contre les regards, une non-invitation à faire connaissance. Habillé de manière passe-partout, privilégiant les couleurs sombres, s’autorisant parfois un petit extra au niveau de son teeshirt, parfois revendicatif, parfois à l’effigie d’un groupe qu’il aime, parfois simplement parce que c’est le premier qui lui est tombé sous la main. Visage caché par une casquette, cheveux rasés, Seb est le parfait exemple de Mr ToutLeMonde, de Mr Personne.</p>
<p>Vous le verriez, vous n’en sauriez même pas qu’il s’agit de lui.</p>
<p>Sa vie est un vaste cycle de recommencements perpétuels, une longue suite monotone de remakes des mêmes moments, aux mêmes endroits, avec les mêmes gens.</p>
<p>Lorsqu’il était petit, Seb était intimement persuadé d’être le prisonnier d’une vaste cage en verre, où un géant s’amuserait à jouer avec lui, ses sentiments, ses peurs, ses envies, son existence… Comme il jouait lui même avec ses PlayMobils. Au fond, pourquoi pas : bien que ses parents (surtout son père, surpris d’un tel illogisme chez un enfant censément intelligent) lui aient prouvé que ce n’était pas possible, Seb n’en est pas intimement convaincu. Quelque chose lui dit que l’on n’en sait trop rien en fait.</p>
<p>Seb est fils unique, son monde est imaginaire, sa vie est rêvée et sublimée pour mieux pallier la morne et triste réalité.<br />
Peut-être à cause de ça, Seb s’est replié sur lui-même.<br />
D’enfant unique il est devenu enfant solitaire.<br />
Ses parents cochaient pourtant toujours la case “s’intègre facilement dans un groupe” : au fil du temps, il s’était aperçu qu’être un caméléon avait beaucoup d’avantage.</p>
<p>Petit à petit, Seb a grandi, traversant les années 80 sans s’en rendre compte, puis les 90 en commençant à prendre conscience que le monde semblait définitivement ne pas tourner rond.<br />
Au XXIème siècle, maintenant, Seb continue de se sentir bizarre dans un monde qui ne lui appartient pas.<br />
Son grand père avait eu le débarquement et la guerre d’Algérie? Lui aura eu la mort de Ceausescu et la chute du mur de Berlin.<br />
Ses parents ont eu mai 68? Il se prendra en pleine face les bombes dans le métro en 95, les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004.</p>
<p>Selon la classification de Strauss et Howe, Seb fait plus ou moins partie de la fameuse “Génération Y”. Plus ou moins, pas exactement, tout dépend de la version adoptée.</p>
<p>Seb, lui, pense qu’il est juste là.<br />
Ni totalement Y, ni formellement X.</p>
<p>Le terme de “next generation” lui conviendrait mieux.<br />
La génération suivante.<br />
Celle après ceux-qui-ont-ouvert-le-chemin.<br />
Mais la différenciation est plus subtile.</p>
<p>Seb a lu des livres, beaucoup. Certains en diagonale, parfois par obligation, d’autres avec plaisir, il en a même relu tout ou partie. Il pourrait citer Philip Kindred Dick et Maurice Dantec, Ann Scott, Virginie Despentes ou Nick Hornby, Stephen King et Ann Rice, Antoine de Saint Exupery, ou encore Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk et Charles Buchovski… Il voit de plus en plus de films adaptés de livres, sans que les gens le sachent. Il est attristé de voir que l’imagination semble se désagréger. Il aime retrouver ses auteurs, comme de vieux amis.<br />
Seb aime la musique, même si ce n’a pas toujours été le cas. Il croit être passé par tous les courants musicaux, du hard rock au rap, en passant par le reggae ou le rock, à chaque fois oscillant entre le bac commercial et les découvertes du moment.  Grâce à ses ami(e)s, Seb peut continuer de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles manières d’exprimer un sentiment, modifiant ainsi son TopTen permanent des musiques favorites. Certaines restent toujours des coups de cœurs, sortes d’hymnes souvenirs d’une époque. Certaines lui semble le décrire parfaitement, soit en partie, soit totalement. Certaines sont spécifiques à des personnes, d’autres à des moments, bons ou mauvais, partagés (ou pas). La musique est une nécessité vitale pour Seb, quelque chose qui le rapproche du héros de “Haute Fidelité” : elle lui permet plus ou moins de savoir si une personne est compatible, au même titre que pour les livres et les films…. D’une certaine manière…<br />
Nourrie à l’image, parfois déformée par la caméra, d’autres fois retouchée par ordinateur, l’information se mélange à la fiction, le blockbuster de l’été ne l’impressionnant pas outre mesure mais tombant en admiration devant un film dialogué par Audiard. Il cherche les bons films, cumulant un scénario intelligent, des acteurs qui gèrent et un réalisateur qui se prend pour un véritable chef d’orchestre et cherchera la version dvd ultimate pour ceux-là, mais larvera devant la dernière production hollywoodienne pour peu qu’elle n’en soit pas trop indigeste.</p>
<p>Tableau idyllique d’un humain en pleine possession de ses capacités intellectuelles.<br />
Carnage catastrophique car la culture appelle la culture et qu’elle est sœur de dévoreuse de temps.</p>
<p>Nourri au nouvelles technologies, à même pas 30 ans il est doublement drogué.<br />
Aux médicaments d’abord.<br />
Légaux et illégaux.<br />
Toujours de quoi supporter la réalité. Atténuer les effets néfastes d’une vie chaotique.<br />
Contre le mal de tête, pour pouvoir dormir, contre l’allergie, contre la toux, pour la peau…<br />
A l’Internet, pieuvre tentaculaire, matrice globale et locale.<br />
Tellement accroc qu’il ne lui semblerait pas si difficile ni si inconcevable que ça de s’enfermer dans une tour pendant une période (in)déterminée. “Le Maître du Haut Chateau”. L’expression lui revient, traversant son esprit, faisant frétiller quelques neurones, libérant quelques souvenirs et pistes, saturant encore un peu plus sa mémoire.</p>
<p>Le “Do Your Thing” des hippies continue de s’appliquer au fond.</p>
<p>Lui, et ceux de sa génération n’en savent strictement rien de ce qu’ils sont venus foutre sur cette planète à moitié dévastée par leurs prédécesseurs. Un environnement dégradé, se détruisant de plus en plus, inexorablement, une courbe de destruction exponentielle. Une population aveuglée, en ne se préoccupant pas du sort de Gaïa, ne donnant aucune confiance dans l’avenir.<br />
Attristé de voir que des médicaments soignant de nombreuses choses pourraient voir le jour, mais qu’ils ne sortent pas des laboratoires.<br />
Dépité de voir que des modèles de voiture hybrides sont disponibles mais inaccessibles pour le commun des mortels.<br />
Perplexe face à la course à l’industrie, à l’automatisation, à l’informatisation, mais en participant pleinement à cet état de fait.</p>
<p>Seb se pose en observateur, il est loin, très loin d’être un exemple ou un chemin à suivre.</p>
<p>Il essaye de se contrôler.<br />
Il essaye de s’intégrer.<br />
Il essaye d’apprendre.<br />
Il essaye de gérer.<br />
Il essaye de vivre.<br />
Mais il n’y réussit pas.</p>
<p>Il le voit bien depuis quelques joursemaines.<br />
Il se couche de plus en plus tard.<br />
Il n’arrive plus à se lever, chose normale après des nuits de 4 ou 5 heures.<br />
Il a de plus en plus tendance à s’auto-exclure du groupe, de la meute, marre des mini-guerres de clans, des micros luttes de pouvoir…<br />
Il se sent bien chez lui, caché, inaccessible sauf quand et à qui il le désire, préférant la solitude d’un appartement vide à la foule bruyante d’un bar bondé.<br />
Longtemps considéré comme un oiseau de nuit, il n’en rentre maintenant plus que complètement déchiré, devant faire des efforts de mémoires pour savoir si oui ou non il a passé une bonne soirée.</p>
<p>L’alcool, son dégât majeur, troisième drogue à rajouter. Comme tous ceux de son âge, à des degrés différents, tout simplement, il a l’alcool mondain, entre amis, celui des restaurants et des soirées en clubs.<br />
Combiné à la cigarette ou au joint, cocktail explosif et détonnant pour avoir l’air cool mode caméléon quelque part.<br />
Ne pas se dévoiler, encore.<br />
Se cacher, toujours.<br />
Toujours avoir l’air de s’en foutre, d’être cynique. Ou au contraire exagérer ses sentiments.<br />
Son exubérance lui sert de paravent à son incapacité chronique à avoir confiance en lui.</p>
<p>Seb a fait les comptes, il a 30 ans.</p>
<p>Plus aucune perspective d’avenir, il se sent trop vieux pour créer son entreprise, ses parents ne dirigent pas une société qu’il va devoir reprendre, son boulot n’est qu’un simple 9/18 basique et commun au trois quart des gens avec qui il partage ses métros quotidiens…</p>
<p>Sa copine veut s’installer avec lui, il ne sait pas comment lui dire qu’il se demande toujours pourquoi il est encore avec elle depuis tout ce temps, elle a pourtant déjà prévu leur programme sur les 6 prochains mois. Il continue de fantasmer sur sa collègue de bureau et la serveuse de son bar favori, et ne peut pas s’empêcher de détailler les gens (essentiellement du sexe féminin) qui croisent son chemin ou son regard pendant ses pauses…</p>
<p>Sans être catastrophique, son compte en banque n’est pas reluisant.<br />
Entre son prêt pour l’appartement, celui pour l’installation et le crédit pour le scooter, la fin du mois commence de plus en plus tôt. Par la force des choses il a été obligé de diminuer le rythme des sorties, et considère profiter moins bien de la vie qu’auparavant.</p>
<p>Seb se pose la question : que fout-il ici? Présentement? A l’heure actuelle?</p>
<p>En ce moment précis, il ne croit plus en rien.</p>
<p>Il en a juste marre.<br />
Marre d’essayer de gérer.<br />
Marre de tenter de vivre une vie passable.<br />
Marre de courir après le temps.<br />
Marre surtout de faire semblant.</p>
<p>Il est dans un épais brouillard, dans une nuit noire, un endroit obscur, un tunnel sombre où la lumière ne perce pas.</p>
<p>Je suis Seb.<br />
Je suis personne.<br />
Mon nom est légion.</p>
<p>C’est dur de vivre lorsqu’on n’en a pas forcément envie.</p>
<p>J’appuie sur la détente de mon flingue introduit dans ma bouche.</p>
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		<title>Incommunicanto</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
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		<description><![CDATA[Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication… [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication…</p></blockquote>
<p><span id="more-75"></span></p>
<p>Bon, ça, c’est fait… J’ai encore l’option là. Ou celle-là (plus banale…) Mais bon…<br />
Pardon ? Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si.<br />
Je me comprends. Et c’est le plus important.<br />
Moi-même personnellement, je suis non seulement d’accord avec moi, mais en plus, je me pose les bonnes questions. Enfin bonnes, je ne sais pas, celles qui m’intéressent en tout cas. Je me trouve super intéressant en fait. Et je me fous (complètement) des gens.</p>
<p>Vrai ? Faux ?<br />
Là est la question.<br />
Encore une.<br />
Faut croire que j’aime çà.<br />
Me branler sur des questions en jouant avec des mots. C’est cool non ?<br />
J’adore ça en fait si ça se trouve. Option 1.<br />
Je joue super bien mon jeu et en fait je ne sais pas m’exprimer. Option 2.<br />
Entre les deux j’hésite et je cite.<br />
Le fond et la forme. Le Yin et le Yang. Le Bien et le Mal.<br />
On en revient toujours aux mêmes trucs basiques et cycliques.</p>
<p>Pour une fois, occupons nous du fond, sans prêter une attention forcenée à la forme.<br />
Prenez ma main et suivez-moi sur les chemins tortueux et sinueux des limbes de mon cerveau embrumé, ‘envappé’, enfumé, torturé et rêveur. Je vous préviens d’entrée : la route est longue, obscure, je ne garantis ni les moyens, ni la fin. Justification comme une autre : si la fin justifie les moyens, les moyens ne justifient pas forcément la fin.</p>
<p>En fait, je ne sais pas où aller et comment y aller et par où commencer. Mais j’y vais. C’est parti. Théorie des Shadocks : ” Quand on ne sait pas où aller, il faut y aller. Et le plus vite possible “.<br />
Voilà.<br />
C’est sympa que vous me suiviez. Si si, je vous assure. Je me sens moins seul d’un coup. De toute façon, je suis plusieurs dans ma tête, je patine à la limite de la schizophrénie déclarée. Ça a au moins un avantage : celui de ne jamais se sentir seul. Mais bon. Pas que je sois avide de compagnie humaine, mais j’aime parler, ça, c’est vrai, j’avoue, mea culpa, mea maxima culpa.<br />
Et pis j’avoue : j’ai peur du noir.<br />
Si ça vous gêne vraiment de rentrer comme ça dans ce qui me sert de cerveau, ne vous inquiétez pas. Il est aussi bordélique que d’habitude. Aussi fuyant et câlin que mon chat. Ce n’est peut-être pas fait pour vous rassurer ? Ne commencez pas, mauvaises graines! J’ai dit que l’important était le fond. Pas la forme. Et puis merde, si vous n’êtes pas content, barrez vous. Foutez ce putain de texte à la poubelle, barrez vous et ne venez pas me donner de leçons.<br />
J’ai la ferme intention de faire ma propre psychanalyse.<br />
Je crois qu’en fait, pour tout vous avouer, c’est Pierre qui m’a glissé l’idée tout à l’heure. J’écoutais son spectacle au Théâtre Grevin (octobre 1986, j’avais quoi, sept ans ?) et il m’a donné la solution dans son ” Intro “. De mémoire : c’était à propos des névrosés et des psychotiques. Son psy lui avait conseillé la thérapie de groupe, et comme ça coûtait cher, le psy lui a filé une astuce pour que ça lui coûte que dalle : se donner en spectacle. Conclusion de Desproges : ” C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, je vous ai priés de venir tous ici ce soir pour me regarder faire mon intéressant. Bonsoir. ”</p>
<p>Toute histoire à un commencement.<br />
Et mon histoire à moi commence il y a longtemps.<br />
Quand j’étais étudiant en fait.<br />
Enfin, non, ça a commencé avant, mais je situe la chute il y a 4 ans environ.<br />
Pour faire court et éviter de me justifier sur tout, les 20 premières années de ma vie ne sont pas signifiantes : ce n’est que l’apprentissage de la vie. Ou de la Vie avec un v majuscule. Je sais pas ce qu’il faut mettre. Je m’en fous.<br />
Pour en revenir à ma justification, la meilleure image, c’est Kassovitz (encore lui, définitivement je l’aime bien) qui me la fournit dans le film ”<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPLbdFc4aI" target="_blank">La Haine</a>“…<br />
C’est l’histoire d’un mec qui chute d’un building de 50 étages et qui a chaque étage ce répète sans cesse … Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Mais l’important n’est pas la chute…<br />
C’est l’atterrissage.</p>
<p>Bref.</p>
<p>L’impression d’avoir été un vilain petit canard. Touche pas à ça p’tit con. Ferme ta gueule branleur. Soyons clair : je n’ai pas un complexe avec mon père ni avec ma mère. On oublie d’entrée l’ultra-simpliste complexe d’Œdipe.<br />
Pourquoi ? Au plus profond de moi, je sais et sens que ce n’est pas ça.<br />
De nouveau ma putain de prétention.<br />
Excusez-moi, je vais me branler devant tant de génie, je reviens de suite.<br />
Plus sérieusement, je prends conscience que je me mets à nu, mais ça permettra peut-être de mieux me cerner.<br />
Pour vous (mais je m’en fous au fond, à part pour une élite ‘reconnaissablement’ reconnaissante).<br />
Pour moi (mais je ne sais pas si j’aurais le recul ou si je ne suis pas trop barré déjà pour sauver les meubles).<br />
Alors oui, j’ai du fermer ma gueule pendant un moment. Long, mais cela m’a permis d’être tel que je suis, et en ceci, non, rien de rien, je ne regrette rien, merci Edith pour cet interlude musical.<br />
En tout cas, le fait de fermer ma gueule a eu cet avantage : ciseler les mots, les peaufiner pour qu’ils fassent le plus mal possible. Dans ma tête au moins.<br />
Mais je ne sais pas tenir ma langue.<br />
Je suis limite à penser à haute voix.<br />
Donc ça m’échappe.<br />
Et ce que je pense, qui devait rester mon jardin secret (vous savez, le fameux truc du ” merci patron ” bien lèche couilles pendant que vous pensez à lui fracasser le visage à ce bâtard) devient une mini bombe balancée à la face des gens.<br />
En gros : je suis un terroriste des mots.<br />
Enfin, j’en ai l’impression en tout cas.</p>
<p>Pendant que je me roule un joint et que je relis ce que je viens de marquer, une sorte d’auto-satisfaction fière et prétentieuse semble se dégager. Ce n’est pas ça. Je m’aime bien (voir autobiographik pour s’en convaincre) mais ce n’est qu’une carapace, une armure construite par et contre les autres…<br />
Au final, je forme un mélange bizarre, une sorte d’alchimie improbable.<br />
Tiraillé entre rêve et réalité.<br />
Tiraillé entre envie et devoir.<br />
Tiraillé entre nécessité et besoin.<br />
J’ai toujours ironisé sur le fait que si je devais mourir ce serait pendu, à cause de la mandragore… Je fais toujours le même cauchemar, où je me noie dans un lac glacé tandis que mes potes essayent de me sortir de la flotte… Une clé de ce songe serait que je suis submergé par la pression et l’émotion…. Je suis assez d’accord.<br />
Je vais devoir ajouter l’image (morbide) de mon existence : moi, subissant le supplice de l’écartèlement, avec les chevaux qui tirent mes bras et mes jambes chacun dans son coin. Mes cours d’histoire me reviennent : l’écartèlement est le supplice réservé aux régicides. Ça va pas aider pour ma prétention ça…</p>
<p>Après une longue réflexion mûrement réfléchie, j’en viens à adhérer à la théorie du chaos. Ce fameux ” effet papillon ” : un battement de papillon peut, par ricochets, provoquer un typhon à l’autre bout de la planète… Et si et si et si et si ?<br />
Vous ne voyez pas où je veux en venir ?<br />
Vous êtes perdu ? Choqués ? Tristes ?<br />
Pas grave.<br />
Monsieur Nintendo a tout compris : ” Play 24/24 7 :7 “. La vie n’est qu’un jeu.<br />
Et ce jeu a sa propre notice explicative.<br />
Sauf qu’elle mute en fonction des événements, qu’elle se modifie pour s’adapter aux nouvelles données.<br />
De la théorie du chaos, j’en déduis que ma vie m’appartient, et que je suis ce que je suis suite à un enchaînement involontairement volontaire. Mes choix ont aboutit à ce résultat. Qui sera modifié demain. Et après demain. Et dans une semaine, un mois, un an… La vie offre des millions de possibilités.<br />
J’avais dit que le chemin était sinueux.</p>
<p>Revenons en à l’incommunicanto. C’est joli ça comme mot. Je viens de l’inventer. Enfin, je crois. Ça me semble signifier l’état d’impossibilité à communiquer.<br />
Parce que de tout ce que j’ai dit avant, j’ai trop l’impression d’être ailleurs pour être ici.<br />
De nouveau ce sentiment de prétention.<br />
Mais en fait non.<br />
Je me débats déjà avec moi-même, pour ne pas vouloir ou ne pas avoir la force de débattre avec les autres.<br />
Mmmmh… Les mots sont des armes, mais là, la phrase précédente est un bazooka. Nuançons.<br />
” Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuse. ”<br />
Pour moi, je dirais que le monde se divise en deux catégories. Ceux qui parlent et ceux qui écoutent. Après c’est plus flou. J’écoute tout le temps mais je ne parle que quand je connais.<br />
Et merde.<br />
De nouveau, la forme peut évacuer le fond. En fonction de l’interprétation du mot ” connaître “. Je l’utilise au sens humain du terme, mais s’il est pris au sens culturel du truc, ça fout le bordel.<br />
Pourtant j’estime que l’écoute est liée et nécessaire à la parole.<br />
” Ne vous lassez pas d’écouter ; parce qu’on apprend à parler en écoutant les autres. ” a dit le sage.<br />
” Parler est un besoin, écouter est un art. ” a dit Goethe.<br />
Ça rend déjà ma position plus tranquille.<br />
Finalement, le problème était mal posé.<br />
On me reproche de ne pas poser de questions, de ne pas m’intéresser parce que je ne parle pas. Ou peu. Ou mal.<br />
C’est tout simplement parce que j’écoute. Ça a en plus l’avantage de me permettre de m’évader plus facilement, j’avoue. Mais aussi parce que si je me sens à l’aise pour faire le con et sortir des conneries, parler de moi est déjà une autre paire de manches.<br />
Alors oui, d’accord, on pourrait dire de nouveau que ma prétention est incroyable : ” moi ” ” moi ” ” moi “…<br />
Tout a fait. Je le revendique. Regardez les gens autour de vous. La majeure partie veut exprimer son point de vue, le faire partager aux autres. Ce qui n’inclue pas forcément une écoute.<br />
Je préfère de loin ma position : fermer ma gueule, écouter tout en pensant à autre chose, poser des questions pour rebondir et pour apprendre à/et connaître… Garder mes rêves, mon intimité pour mes proches, qui seront capable eux de faire le tri.<br />
En plus de mon chat, je devrais me prendre un caméléon pour animal totem, ce serait rigolo et explicite…</p>
<p>La théorie du chaos a entraîné un esprit tortueux et disjoncté peut-être, qui a du mal à communiquer clairement et facilement, les idées se télescopant pour repartir à toutes vitesses chacune à l’opposé. Du coup, je suis tête en l’air, dans les étoiles. Ailleurs. Et le fait d’être à l’écoute n’est pas forcément une marque de désintérêt. Au contraire. C’est simplement un moyen de communication, avec ceux qui ne me connaissent pas et que je pourrais involontairement blesser. Choses que mes ami(e)s peuvent comprendre, atténuer et passer outre car ils me connaissent…</p>
<p>Je crois que je pourrais copier/coller l’intro : ” Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si. Je me comprends. Et c’est le plus important. (…) Et je pose les questions. ”</p>
<p>En fait, je viens de me relire. Deux mots ont sautés entre l’intro et la conclusion. Ça change le sens, l’une est comment on me perçoit, l’autre comment je me perçois :<br />
” Et je me pose les bonnes questions. ” (introduction)<br />
” Et je pose les questions. ” (conclusion)</p>
<p>Pour finir, un mot d’un mec qui n’aimait pas les hommes, mais ce qui les dévorait : ” Il faut de l’esprit pour bien parler, de l’intelligence suffit pour bien écouter. ” (André Gide)</p>
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		<title>Trinity : Lettre à une absente</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/trinity-lettre-a-une-absente/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:26:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Trinity]]></category>

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		<description><![CDATA[Trinity, encore et toujours&#8230; Et voilà. That the game begin. Plus d’un an après je me suis décidé à t’écrire. Il m’en fallait du courage. Il m’en fallait de la volonté. Il m’en fallait des forces. Tu es tout ça. Tu es une partie de tout ça. C’est normal. Tu es une partie de moi. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Trinity, encore et toujours&#8230;</p></blockquote>
<p><span id="more-73"></span></p>
<p>Et voilà. That the game begin.</p>
<p>Plus d’un an après je me suis décidé à t’écrire.</p>
<p>Il m’en fallait du courage. Il m’en fallait de la volonté. Il m’en fallait des forces.</p>
<p>Tu es tout ça. Tu es une partie de tout ça. C’est normal. Tu es une partie de moi.</p>
<p>J’ai bien eu beau changer (plusieurs fois) de ville, de boulot, de projets.<br />
J’ai bien eu beau m’occuper de moi. Penser à moi. Essayer de me (re)construire.<br />
Que dalle.<br />
Tchipette, nada, wallou : je pense (encore et toujours) à toi.</p>
<p>On dit que de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas.<br />
Je crois que de l’amour à la vie il n’y en a qu’un aussi…</p>
<p>Nous sommes en 2006. Ça fait donc plus de six ans que je te connais. Mais sans te connaître réellement.</p>
<p>Déjà commençons les choses dans l’ordre.<br />
Notre rencontre.<br />
Le début du bordel.<br />
Je sais que j’avais une bouteille de vin, mais pas de tire-bouchon.<br />
A tout hasard, j’ai été sonner à ta porte, des camarades de promos (pas forcément des amis) étaient chez moi, et moi j’ai préféré discuter avec toi. Pour finalement t’inviter à boire un verre, d’abord chez moi puis ensuite dehors.<br />
C’était sympa. On habitait le même immeuble, le même étage. Mais pas le même appart. Moi au début j’y croyais pas. Comme le disait (ma meilleure) (une) amie de l’époque, S, c’est comme si Noël était arrivé.<br />
Avec toi dans le rôle du cadeau. Tu m’as ouvert l’esprit, sur pleins de plans. Et pour ça, encore maintenant je t’en remercie. Dans pleins de domaines, tu as donné le top départ. Si j’ai la force, aujourd’hui, de continuer à perdre mon temps sur kah0, c’est bien parce que l’idée je l’ai eue quand j’étais avec toi.<br />
Et quand je dis que je veux pouvoir regarder mon fils / ma fille en face et lui dire que « au moins papa a essayé » peut être que je fais un lapsus en pensant à un rejeton de notre union.</p>
<p>Pourtant je t’ai fait mal. Parce que je ne croyais pas ça possible. Pas si tôt, pas avec toi.<br />
Pourquoi ?<br />
Parce que j’ai peur. Atrocement peur.<br />
Parce que nous sommes pareils.<br />
Parce que nous sommes différents.</p>
<p>Je m’explique : je ne suis pas en train de croire une image ou une représentation, le genre d’icône sévèrement punie par la religion catholique…<br />
Simplement que je sais ce que tu m’apportes, et je veux bien avoir la prétention de croire que je t’apporte quelque chose.<br />
Ensuite Paris. Lorsque nous y étions tous les deux. Puis Marseille, dans la logique du truc , là où j’aurais mieux fait de ne rien faire. Enfin Barcelone maintenant. Où quand le travail n’est plus que la dernière, seule et ultime solution.</p>
<p>PARIS (distance : moins de 10 km) Le début de la déchéance. Les sorties, les potes, l’alcool… Le début du chaos. Pourquoi ça a commencé à cette période? Peut être parce que (pour la première fois de ma short life) je découvrais des gens qui ne me jugeaient non pas sur mon passé mais sur mon présent et sur mes actes… Je ne regrette rien de cette période, elle m’a ouvert les yeux et l’esprit sur plein de choses, donné des idées, donné la force…</p>
<p>MARSEILLE (distance : 760 km) Le début de la fin et la fin du commencement. Sans rentrer dans les détails,oui j’ai craqué. Disjoncté. Total. Complètement. Même joueur joue encore. Brain crash voire crashed. J’ai pris tous les risques, tenté toutes les choses, allant jusqu’au bout de moi-même (et des gens).</p>
<p>METZ (distance : 330 km) Le changement. Radical. Retour près de la famille. On revient aux sources, on se rapproche de ce (ceux) qu’on connaît. En espérant qu’ils n’aient pas trop changer. Et – ô jeunesse fougueuse, ô vieillesse ennemie – malheureusement, ils. Je n’ai pu que (re)voir les mêmes gens, aux mêmes endroits, faisant les mêmes choses…</p>
<p>BARCELONE (distance : 1070 km) Le nouveau départ, après quelques ratés. Cette fois c’est la bonne. Je suis trop fatigué. Marre de me dire « Insert coins ». Alors je vais faire en sorte de me tracer une ligne de conduite et de m’y tenir. En faisant mes papiers en temps et en heure.</p>
<p>Ça me fait penser à un teaser pour James Bond. Un titre de PropellerHeads : History repeating…<br />
Tout ça voilà, je le dis. Moi, Alexander de Querzen, grand directeur de kah0 et de toutes ses divisions j’avoue être emmerdé. Voire dans la merde. Ou encore pire : être comme un con dans la merde.</p>
<p>Sauf que.</p>
<p>Sauf que plus d’un an a passé.<br />
Rapide calcul : un an égal trois cent soixante cinq jours égal huit mille sept cent soixante heures égal cinq cent vingt cinq mille secondes. Grosso modo ça veut dire quoi ? Ca veut dire que beaucoup de choses ont changé, si l’on part du principe qu’au temps T tu es vivant et qu’au temps T+1 tu es mort. C’est ce qui me maintient la tête hors de l’eau.</p>
<p>Comme tu me le disais, j’ai vécu des événements troublants, destructeurs.<br />
Mais au fond je ne cherche que ça.<br />
« Quod me nutrit me destruit », ce qui me nourrit me détruit. C’est un tatouage d’Angelina Jolie, encore une fois je ne m’en sors pas. Mais c’est vrai. Si la souffrance me nourrit, elle me détruit aussi. Aujourd’hui, je n’ai plus que çà. Ecorché vif. J’ai beau songer à autre chose, à d’autres choses ou d’autres gens, tu es toujours là, toujours présente.<br />
Et pourtant. Et pourtant, dans mon métier, ça devrait être facile de t’oublier.<br />
Oui oui, pour ceux qui me découvrent, mon job actuel est pornographe.<br />
Je vends du contenu pornographique.<br />
Mon domaine c’est l’adulte, le cul, et mes thèmes l’anal, les fellations, ce genre de choses.<br />
Mais depuis un moment ça ne me fait ni chaud ni froid. Je bosse et je vends un produit, mon esprit est occupé ailleurs. Enfin, pas ailleurs dans le sens physique du terme, ailleurs dans le sens mental. Voire moral.</p>
<p>Tiens la moralité. Ça, c’est un truc de merde. La morale et moi ça faisait deux. Ou plutôt disons que j’avais une morale assez élastique. Chose qui maintenant n’est plus possible. « Dura lex, sed lex », la loi est dure mais c’est la loi. Funny, isn’t it?<br />
Mais pourquoi pas…</p>
<p>J’ai un grand cahier à côté de moi, le road book du kah0. Et de made by PGK par la même. C’est important pour moi. C’est même une des seules choses réellement importantes pour moi. Pourquoi? Bah bah bah.<br />
Vous allez encore me traiter d’égoïste, vils chenapans… Mais bon, vu que je ne me livrerai plus (sauf peut être dans une autre version de « AutoBiographik ») autant y aller.</p>
<p>Vous êtes prêts? Tout le monde a son équipement de spéléo, même le vieux du fond là, à droite?</p>
<p>Okay. Comme on dit ici « balé » (orthographe incertaine vu que non apprise)<br />
Alors on va passer vite fait sur l’enfance, ce genre de trucs je le garde pour mon psy, à l’occasion, quand je le vois. Et puis ça ne vous regarde pas.<br />
T’as vu? Je passe de toi aux gens, c’est preuve que je suis pas si égoïste que ça… Je veux qu’on m’aime quand même. J’ai besoin de ça. C’est physiquement vital. Mais bon, faut pas que j’oublie que je parle à une absente et que le public, lui, par contre, est présent.<br />
Permettez, m’sieurs dames? Je balance un coup de Björk, j’aime, musicalement ça me détend.<br />
Bref je disais. Je ne sais plus.<br />
Voilà bien mon problème, je commence un truc puis pars dans une autre direction avant de revenir au point de départ. Donc.<br />
Ah wouais, le road book.<br />
Celui là, personne ne le verra. A part peut être les Elus, car Eux savent. Ils savent quoi? Entre autre qui je suis et ce que je fais et surtout, pourquoi je le fais. Parce que ça me tient à coeur.<br />
Alors au niveau des bonnes nouvelles déjà c’est que j’ai pris conscience que j’avais un corps lié au cerveau.<br />
Et donc qu’il faut que je prenne soin des deux. L’un ne va pas sans l’autre.<br />
Finalement le fait de vivre en colocation c’est pas plus mal…<br />
Mais bon, je parle de moi comme d’habitude. C’est normal : « Parlez de ce que vous connaissez » dixit James Herbert. Donc je parle de moi.<br />
Concernant cette « absence », le plus simple est de lire la… comment dit-on quand il y a 6 volumes? Bref, les textes en vers de Trinity. Ça éclaire sous un jour nouveau ma personnalité.<br />
Car oui j’ai une personnalité.<br />
Pas forcément la mieux, pas forcément la plus mauvaise.<br />
Pour la première fois en plus de vingt-cinq ans, je me sens bien. J’ai l’impression d’avoir changé, ou tout le moins avoir évolué. C’étaitt pas gagné d’avance. Mais au final, je trouve que je m’en suis pas si mal sorti que ça. Globalement, dans la totalité du truc, ça va mieux.<br />
Mais pour en être sûr, il faudrait que toi et moi on le voit, ensemble.<br />
Qu’on check ça sur la durée en somme.<br />
Et dans le siècle des siècle, amen.</p>
<p>[Edit : « Life is so hard » (Beck)… Writing is so hard…</p>
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		<title>L0VE &#8211; before, during, after</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[girl]]></category>
		<category><![CDATA[manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[relations]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai l’air d’un connard franchement? Ouais? T’es pas sympa. J’peux aussi être amoureux. Plus ou moins. A des degrés différents. Parfois, je tombe dans le piège. Et à chaque fois je me promets de ne PLUS y refoutre les pieds (mais je suis super cool avec mes propres limites que je m’autofixe donc…) Je vais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J’ai l’air d’un connard franchement? Ouais? T’es pas sympa. J’peux aussi être amoureux. Plus ou moins. A des degrés différents. Parfois, je tombe dans le piège. Et à chaque fois je me promets de ne PLUS y refoutre les pieds (mais je suis super cool avec mes propres limites que je m’autofixe donc…)</p></blockquote>
<p><span id="more-28"></span></p>
<p>Je vais la voir. Enfin. Après une longue semaine d’attente, je vais la voir…J’ai discuté avec elle une fois ou deux, sur Internet. C’est pratique, ça va aussi vite, et ça coûte moins cher.<br />
Pour en revenir à elle, je la vois à midi… Plutôt midi et demi au final, parce qu’il faut bien laisser le temps au train d’arriver. Mais bon, je la retrouve, avec un peu de mal, j’avoue. On ne pense jamais à préciser le lieu de rendez-vous. On dit ” Rendez-vous à la gare “, oui mais où ? Hall départ ? Hall arrivée ? Devant le hall sortie? Devant l’entrée ? Sur la voie ? Selon Bernard Werber (auteur de l’excellent ” Les Fourmis “), il y a au moins 8 façons de ne pas se comprendre. Je pense que pour un rendez-vous, il y a au moins cinq façons de se louper…<br />
Toujours est-il que nous nous (re)trouvons, et qu’on file direct chez elle… Apéro (coca + bédo) puis on mange. De mémoire, concombres, escalope/haricots verts. Café. Digestif (un joint d’herbe plutôt qu’un bédo de shit). Entre temps, et vu que nous sommes de jeunes gens modernes, nous avons fixé rendez-vous à des amis. Moi c’est à 15h devant la FNAC (pratique les FNAC : ça fait un super point de rendez-vous), elle elle ne sait pas trop quand encore. Finissage de joint et décollage : on sort de l’appart (au passage le score final est de 1 coup pour le mur et 0 pour votre serviteur).<br />
Balade urbaine, on fait la moitié du chemin, on s’aperçoit que l’on est à contre-courant, alors j’appelle mon pote et je lui dit de me rappeler quand il est à proximité. On suit les gens…Les gens nous suivent. C’est curieux la foule. Ça réagit bizarrement. En masse. Donc disproportionné. Et forcément impressionnant. Etant agoraphobe (pas beaucoup, mais je me sens assez mal à l’aise), on coupe par les petites rues et on rejoint tout le monde sur la place Stan’. Comme la manif’ n’a pas commencé, je lui offre un verre. Le grand classique.<br />
Deux choses de vingt ans dans un café classé ” classe “, à la vue des croulants autour de nous, ça fait tâche. La scène fait d’ailleurs bloquer : nous sommes dans une bulle spatio-temporelle qui préserve ces gens de la manifestation anti-FN qui s’organise sur la place. Et nous regardons des gens qui observent des gens à travers des vitres. Une image se forme dans mon cerveau : je suis le plongeur dans l’aquarium qui regarde fixement le poisson rouge collé à la vitre et bullant tout ce qu’il peut à la face des humains.<br />
Mon pote me rappelle, il nous rejoint dans cinq minute, soit le temps exact dont nous disposons pour : finir notre verre à moitié plein, finir la clope, nous préparer, aller payer la serveuse, sortir et nous rendre au lieu précis et exact de rencontre. Impossible en cinq minutes, jouable en moins de dix. De toute façon, rétrospectivement, pas de problème : notre pote est encore plus à la bourre que nous.<br />
On se saute mutuellement dans les bras, effusion de saluts et de bisous, puis on se fond dans la masse mouvante qu’est la foule. Autant celle de tout à l’heure était calme et silencieuse, autant celle ci se déchaîne : ” Eeet F comme fachos, eeet N comme nazis “, ” Bleus de peur, blanc de rage, rouge de honte ” et mon préféré ” Libérez Marie-Jeanne, enfermez Jean-Marie “…<br />
Nous sommes en avril 2002, entre les deux tours (rien à voir avec Le Seigneur des Anneaux), et dans une semaine le peuple devra choisir entre Chirac et Le Pen.<br />
Mon pote prend des photos, aussi bien de la foule que d’un mec hurlant qu’il faut voter escroc mais pas facho (dans ma tête, je corrige facho par ” facho-escroc “) ou d’un panneau noyé dans la foule annonçant qu’il faut faire attention &#8211; tram en service.<br />
Finalement, après avoir fait le tour du pâté de maison &#8211; hum, réaction de parisien ça, une scission stratégique s’opère : les filles continuent de manifester tandis que les garçons (nous donc) bougeons dans la verdure…<br />
Je profite de ce break pour discuter avec mon pote… Il m’annonce qu’il est amoureux. Ça me fait réfléchir. Et si moi aussi je l’étais ? Bon, j’ai des doutes, mais je n’arrive pas à voir cette nana comme une copine &#8211; enfin, si, mais more should be better &#8211; et encore moins comme une meuf habituelle. Je sais pas. Le feeling. L’impression que si quelque chose il y a entre elle et moi, eh bien ce sera pour un petit moment.<br />
Rien que pour ça, j’aime pas. Je doute et je fuis. Pas envie de risquer le plantage. Même si mon pote me dit que ” faut laisser parler son cœur… “…<br />
Finalement, le spleef fini, on se dirige vers une baraque à crêpes, y’en a plus donc c’est beignets finalement, et on rejoint les filles.<br />
Qui sont rentrées.<br />
Nous aussi alors.<br />
Dislocation du groupe, mon pote me donne rendez-vous pour dans deux semaines, la copine de la miss joue cassos, je me retrouve en tête à tête avec elle. Et au fur et à mesure que le temps passe, je me perds de plus en plus à l’intérieur de mes sentiments.</p>
<p>Je ne sais pas. Elle est mignonne (plus que certaines et moins que d’autres, as usual), gentille, adorable… Mais &#8211; hallucination &#8211; je craque totalement. Complètement. J’en suis à ce point de réflexion qu’il est déjà l’heure de prendre le train…</p>
<p>” Fais ou ne fais pas, mais n’essaye pas… ” Ouais Yoda, t’as raison… Je fais, je fais…<br />
Juste avant de monter dans mon train (en direction de Machin va partir, prenez garde à la fermeture automatique des portes) je lui glisse qu’elle n’est peut-être pas la femme idéale, mais qu’elle s’en approche. No reaction. Ok, au moins je sais où j’en suis…</p>
<p>Le train part, je scotche pendant vingt minutes, puis tapotage d’un SMS sur mon Alcatel, pour dire ce que je pense. Enfin essayer de le dire. Je ne sais pas expliquer ce que je ressens à ce point là. Sauf que depuis que je l’ai vue, je me demande si je peux me passer d’elle. Bon d’accord, c’est possible (de toute façon, faudra bien, Nancy &#8211; Paris, c’est pas deux stations de métro près), mais sérieusement, la question m’effleure…<br />
Premier message… Deuxième message… Nada. Que dalle. Zero. Rien. Tchipettes. C’est bon, je peux arrêter, je m’excuse, j’arrête de faire mon boulet.<br />
Là… Là, lueur d’espoir : ” Tu n’es donc décidément pas dans ma tête. BUMP WRONG ANSWER. ” Ouais mais euuuh, ça veut dire quoi? Je sens le truc compliqué et torturé.</p>
<p>Je mange avec mes parents. Je regarde la télé avec eux (Patrick Sébastien, si c’est pas pitoyable). Je discute avec eux. Je lis des revues.<br />
Mais en fait je mange je-sais-pas-quoi, je regarde je-sais-pas-quoi, je discute de je-sais-pas-quoi, je lis je-sais-pas-quoi. Mon esprit, mon cerveau est uniquement préoccupé par cette question : quelle est la suite de l’histoire ? Histoire qui me préoccupe au point que je file me coucher à 11h du soir, exténué, fatigué, démoralisé sur le fait de ne rien comprendre.<br />
Tiens, le message a l’air positif. J’en ai assez de jouer au chat et à la souris. Pas envie de la forcer, mais si ça continue, je vais me mettre à pleurer…</p>
<p>Au bout d’une dizaine de messages, je crois deviner que c’est jouable entre elle et moi. Je m’endors sur un espoir. Je sais que la journée de demain sera plus que rude…</p>
<p>(2 semaines plus tard)</p>
<p>Je vous écris quelques mots, comme ça, rapidement. Juste pour vous dire que je suis avec. Et que je suis heureux. Je tiens plus à elle qu’à n’importe qui, elle m’apporte joie et bonheur. Elle me motive et me donne envie de donner le meilleur de moi-même. Me calme par sa présence… Peut-être pour la première fois de ma vie, j’imagine une véritable vie à deux, une vie qui ne stoppera pas dans un mois ou deux.</p>
<p>” Je vois la vie en rose ” me direz-vous.<br />
” Que la jeunesse est folle ” rajoutera sûrement cette mamie.<br />
Effectivement, j’avoue.</p>
<p>Mais ce que je vis vaut le coup de se battre pour que ça continue.</p>
<p>(4 semaines plus tard)</p>
<p>Perte=1. Profit=0. Comme d’habitude, au bout d’un mois, c’est parti en couilles. Nan, deux mois. Bordel à queue plate de castor. Ça me soule de penser à quelqu’un d’autre que moi, de ne pas avoir l’impression d’être libre, de devoir faire attention à quelqu’un alors que j’arrive déjà pas à faire attention à moi.</p>
<p>Alors j’ai dit ” Stop. Fini. ” Ça vaut mieux pour les deux je crois.</p>
<p>Et comme d’habitude, je n’ai plus qu’une envie… D’un côté m’enterrer et de l’autre sortir. Entre les deux mon cœur balance…</p>
<p>Je n’ai peut être pas été conçu pour l’amour… Ou alors, je n’ai pas le bon mode d’emploi.</p>
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		<title>Whellcome to my funerals</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[cercle]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
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		<description><![CDATA[Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi. C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi.</p></blockquote>
<p><span id="more-26"></span></p>
<p>C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne pas manquer. J’ai pris ma douche normalement. En cinq minutes. Comme d’habitude. J’ai pris le métro, comme d’habitude. Au même endroit que d’habitude. Descendu au même endroit que d’habitude. J’ai vu les mêmes gens, vécu les mêmes moments, fait les mêmes choses, faits et gestes. Parti à la même heure, plus ou moins que la semaine précédente. Fait ni plus de choses ni moins qu’hier, ou que demain. Pourtant. Pourtant des détails intrigants. Pourquoi ai-je mis le mix de KeroZen, un truc hardcore qui vrille les tympans et déchire le cerveau ? Pourquoi le son était-il si fort que la grand-mère sourde d’à côté est venue me demander de baisser le son parce qu’elle n’entendait pas la télé ? Pourquoi le mec au bout de mon clavier m’a demandé si ça allait, chose (in)habituelle ? Pourquoi mon cerveau jouait-il aux montagnes russes à la vitesse de pointe théorique du TGV ? Pourquoi j’avais envie de dire ” va te faire foutre ” au lieu et place de ” sorry, ignore moi ” ? Pourquoi ? Pourquoi quand je suis rentré dans le métro je me suis assis, déjà arraché par le bédo que je venais de fumer avant d’entrer dans la station, juste en sortant du taf en fait ? Pourquoi je n’ai pas calculé ce que j’ai fait entre là et maintenant ? Je ne sais pas. Je suis sorti du métro, j’ai regardé machinalement sur mon portable si quelqu’un m’avait appelé ? Sais pas. Envie de meurtre . Envie de tuer. Envie de sang. Envie de violence. Pas envers les autres. Envers moi. Je suis arrivé chez moi. Noir complet, absolu. Self improvement is masturbation. Self destruction is the answer. Save the planet. Kill yourself. Rejet. Retour. Arrivé. Départ. Cercle. Cercle vicieux, infernal. L’enfer. Dante, ” vous qui entrez ici, perdez toute espérance “. Ici ? Je n’ose pas regarder dans le dictionnaire. Dans ma tête résonnent les mots ” ici, pronom indéterminé signifiant le lieu où la personne est présente, au moment figé dans l’instant “. Ce qui reviendrait à dire… J’appelle mon pote, me frite avec lui. J’essaie d’arranger les choses, je m’enfonce. Pas grave. Je vais me casser. Disparaître. L’homme réel s’effaçant jusqu’à ne devenir que virtuel. Passant, prononce mon nom afin que mon kâh vive pour l’éternité. Bonne mentalité. Bien aussi le ” ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort “. Wesh. Je roule un deux feuilles, l’allume, m’installe devant Photoshop et compose mon nom… néo-phoenix, pourquoi pas workholics ou workaddikt ? Je bois une vodka pomme, deux, le transforme pour arriver à worxolikt… qui ne me satisfait pas. Je me retourne le cerveau, hésite, réfléchis, calcule, me décide : renaître je dois, réfléchir et jouer le jeu étant la condition sine qua non… quelque part, une petite voix, douce, gentille, sensuelle, m’indique que toute société a les crimes qu’elle mérite, me citant Dostoïevski. On verra. Le temps est mon seul ami, immuable et régulier. Finalement je choisis quelque chose de soft. Work Player. Même si ça ne me représente pas, ça a au moins l’avantage d’être distingué, classe, sans être trop underground. J’t&#8217;en foutrais de l’underground. C’est le serpent qui se mort la queue, l’underground cherchant l’overground tout en le reniant. Je rallume mon joint, tire deux lattes et manque de shooter un des deux chats qui traînent. Je n’ai plus la force d’écrire ce que je fais ou de faire ce que j’écris. Auto destruction, voilà ma raison d’être et de vivre. J’en suis arrivé à un tel point que l’extérieur me gonfle. Pour dire vrai, je ne sors plus qu’en mission spécifique et en frappes chirurgicales. Je sors, exécute ce que j’ai à exécuter et rentre at home. Mon langage s’en ressent, je parle un curieux mélange d’anglais et de francais, j’invente des mots.<br />
J’suis un ouf. J’suis un guedin moi. J’ai pris ma décision. J’irai dans ce foutu pays. Moi qui voulait m’enterrer, qui organisait mes propres funérailles (d’où le titre) je sais où je vais… J’ai plus qu’à.<br />
J’ai plus qu’à ranger mes affaires.<br />
J’ai plus qu’à trier mes vêtements.<br />
J’ai plus qu’à faire des cartons.<br />
J’ai plus qu’à me prendre par la main et aller danser…<br />
Faut arrêter de déconner.<br />
J’ai 26 ans et je ne sais pas quoi faire de ma vie. J’hésite . A tous les niveaux. Que ce soit humain ou physique. Je me décide à me retourner le cerveau à grand coup d’alcool et de drogues. Le workplayer que je suis décide de se renouveler en tant que worholik. Addicted to the work. La seule chose qui me permet de rester la tête hors de l’eau c’est mes chats. J’en ai deux. Ca à le mérite de m’obliger à venir tous les jours chez moi. Pour donner à manger et à boire. S’il n’étaient pas la, je ne sais pas ce que je ferais .<br />
Je suis Alex.<br />
Et Alex est moi.<br />
Je bosse, j’avance et je recule.<br />
A grand coup de ceinturons j’avance. Je drague, chope et élimine.<br />
Je suis la fin de la faim.<br />
Je suis la mort de la vie.<br />
J’avance et je marche.<br />
Mes pas se posent sur des dalles, et je ne connais pas la suite…<br />
Pause.<br />
Break.<br />
Je connais des gens, je les vois, je discute avec eux.<br />
Et pourtant.<br />
Des que je peux je m’enfonce. J’aime cette sensation d’être borderline.<br />
Je me décide à avancer, l’alcool et la drogue aidant.<br />
Peu de monde peut me suivre dan mon délire.<br />
D’humain je deviens extraterrestre.<br />
D’extraterrestre je deviens humain.<br />
Je vois des gens. Je discute avec eux. Mais où est la solution ? Où est la finalité de la chose qui fait que la vie mérite d’être vécue ?<br />
Que dalle.<br />
Que dalle. Que dalle que dalle.<br />
Rien.<br />
Nada.<br />
Il est quatre heures du matin et je suis devant mon pc, prêt à aller me coucher.<br />
Il est quatre heures du matin et j’ai envie de mourir.<br />
Non pas pour la souffrance.<br />
Mais pour la finalité de la chose.<br />
Stopper tout.<br />
Stopper le théâtre de la vie<br />
Je me bouffe mon cacheton, ce somnifère sans lequel je ne peux dormir.<br />
Et j’attends.<br />
Mes chats, les seules choses pour lesquelles je ferais des efforts<br />
Mes chats, les seules êtres pour lesquelles je ferais des efforts.<br />
Les phrases se ressemblent.<br />
Les mots s’entrechoquent.<br />
Putain faut que je me réveille.<br />
Sinon je vais m’enfoncer dans un grand trou noir sombre, glauque, pas reluisant du tout. Même si je suis attiré il ne faut pas tu entends petit chat, il ne faut pas se laisser glisser sur la pente…<br />
Je vois toujours les mêmes choses, arriver, me poser, ouvrir une bière, rouler un joint et me vider la tête.<br />
Sauf que je n’y arrive pas alors je me détruis.<br />
Le somnifère fait effet.<br />
Mes yeux deviennent lourds, je m’enfonce dans une torpeur… Ramper jusqu’au lit, me glisser sous la couette, m’allonger en position de gisant et dormourir….</p>
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