Hard Text #3 – Carlotta
Mmmhhh, une bonne soirée de détente.
En pleine semaine, comme ça, pour rien, par pure envie/plaisir…
A écouter de la musique (Beastie Boys, TTC puis Miss Véronika), en buvant un verre (ou plutôt deux) de
Jack on the rocks, tranquillement posé dans un fauteuil rouge plein de poils de chats….
En train de lire un livre de Henri Chinaski/Charles Buchovski…
C’est bon? J’ai bien planté le décor? Tu t’y crois là???
Toi, je sais pas, mais moi ouais, c’est le principal…
Vamos…
2h du mat’, je suis seul devant mon laptop, à me remémorer des bribes d’idées que j’ai dans la tête…
Et je pense à cet échange avec une fan – Carlotta.
Qui doit passer par ici pour un festival.
Où je serais présent.
Eventuellementseraitilpossiblequelonsevoit? Valé, y porque no.
Les discussions que l’on avait eu m’avait amusé. Dans le bon sens.
Les photos qu’elle m’avait envoyé me plaisaient bien.
Assez grande, brune, cheveux longs, un corps mince et athlétique. Tout pour plaire?
L’échange, commencé plus ou moins normalement, dévia une fois sur la notion de l’excitation.
Et sur ce que ressentait et pensait un mec pendant l’acte.
(Madre de dios, ça sonne vachement clinique là non???)
Moi, si l’idée me tentait, je n’arrivais pas à imaginer la scène.
D’un point de vue purement intérieur, comment décrire la chose?
Je sens et ressens, que ce soit de l’excitation physique par le toucher, ou par la vue, ou par l’ouïe…
Bref, par autant de manière que ma partenaire.
La différence se situe où?
Sûrement dans les sensations, oui, merci, j’avais compris…
Partant de la…
J’avais envie de faire un truc un peu bizarre.
Ecrire quelquechose, et qu’une personne le lise… Peut être en cours d’action solo, ou mutuelle, à voir…
Poser des trames de situations, et voir la situation évoluer… Comme les livres dont vous êtes le héros, vous lisez le début, puis vous choisissez la suite, en fonction de vos goûts et envies.
(En parlant de goût & envie, ça me fait penser à une blague (?) taxée de SM sur l’expression « les goûts et les couleurs » : « les coups et les douleurs? ça ne se discute pas… » – fin de l’aparté merci de votre compréhension)
Et puis aussi, ça m’aiderait à comprendre. Ce qui se passe.
Par rapport à moi.
La sensation.
Ce que l’autre ressent.
Alors voilà, bienvenue dans mon monde imaginaire…
Bienvenue dans un fantasme où la seule limite est la volonté…
Et commençons avec la vieille formule « il était une fois… »
Il était une fois…
Bam, ça c’est fait.
Un jour, mon téléphone sonne, je vois un numéro de fixe s’inscrire sur l’écran, je décroche :
– Hola?
– Alex, c’est Carlotta. Je suis arrivée, on peut se rejoindre si tu veux…
5 minutes d’explications plus tard, on se fixe rendez-vous pour aller au festival…
On se retrouve, se fait la bise, le contact est immédiat, elle me raconte ce qu’elle a fait ces deux dernières semaines et je lui dévoile quelques bribes de ma vie…
On file boire un verre, vodka redbull pour tous les deux, puis on chope un taxi et on se dirige vers les murs de sons.
Pendant tout le temps de la soirée, jusqu’à une heure avancée de la nuit, on se rapproche, se collant de plus en plus, s’isolant des autres. Lorsque qu’une basse surpuissante vient clotûrer une longue montée, elle se retourne et m’embrasse. A 7h du matin, on s’éclipse discrètement et nous rentrons ensemble.
Arrivée dans ma chambre, elle voit des fragments de textes.
Les notes des prochains Hard-Texts, mes recherches, mes idées, mes souvenirs…
Elle en prend un au hasard…
Et le lit, de sa voix un peu rauque…
[HTspecialedition]
– Omg, ça donne super bien… Ta voix passe nickel…
– Tu veux que j’en lise un autre ?
– Ouais, choisit celui que tu veux…
– Alors (sourire ingénu), ça te plait???
– Continue, essai suivant???
– Mmmmhhh…
Elle se lève, vient me prendre les mains, je lui défais sa ceinture, je lui enlève… J’embrasse son nombril tout en soulevant son débardeur, remonte jusqu’à ses seins et les lui lèche, passant de l’un à l’autre alternativement, jouant avec le percing de ma langue puis lui enlève, léchant son cou et ses oreilles…
Elle se colle à moi, me tourne le dos, je glisse mes mains dans son jean, passe au dessus d’un string, puis ressors pour lui caresser l’entre jambe… Lui déboutonne son jean, la caresse encore, le lui enlève.
Elle est nue devant moi, ses seins pointant vers moi, son string descendant lentement sur ses jambes sous la poussée de ses doigts.
Elle me regarde, tout en souriant.
Puis reprends son texte.
[HTspecialedition]
3h du matin…
Je rouvre les yeux.
Je taffe demain, faut que je me pieute.
Merde, j’préférerais être dans mes rêves…







