Hard Text #5 – Pénélope
18h57…
Je reçois un message de Pénélope…
– Chéri, j’ai enfin reçu mon colis… Je teste ce soir… Bisouxxxxx…
Moi, direct, état d’excitation immédiat.
Je sais de quel colit elle parle.
Celui en provenance de notre dealer commun… Un marchand de charme bien connu.
C’était parti d’un délire entre nous. A base de « jepeuxpast’avoiratempspleinalorsjevaistegéreràdistance ».
Putain de bordel de merde.
Tout le temps que j’étais avec elle, c’était chaud, mais sans cette dimension.
Là…
Là, à la dimension amicalement amoureuse s’ajoute la dimension purement sexuelle.
Putain je m’égare.
Faut dire qu’à 4h14 du matin, raconter un fantasme d’(ou histoire avec) une ex, c’est un peu le bordel.
Mais bon.
Pénélope.
1m75, un corps ultra bien proportionné, une chute de reins à se faire palir bon nombre de nanas se prétendant « bonnes »… Ajoutez à cela une envie sexuelle normalement élevée, et vous comprendrez que j’ai passé de (très) bons moments avec elle…
Ceci est dit.
J’en reviens au message de 18h57.
Faut savoir que déjà, un vendredi (oui parce que c’était un vendredi), ben monsieur moi-même je fais relache.
Surtout quand je suis à Paris.
En week-end.
Et que j’ai l’intention d’en profiter.
Donc, résumons les faits.
D’un côté, Pénélope, ultra désirable, en manque car son dernier mec n’était qu’un con, et que dès fois elle en a marre d’être (ou d’avoir) un plan Q.
De l’autre, moi, sortant d’un mois complet de travail intensif.
T’imagines le mélange.
Lorsque j’ai reçu le message, j’étais encore chez Tony. A choisir où j’allais faire ma mission shopping.
J’hésitais vigoureusement entre la Fnac Champs Elysées et celle des Halles.
Comme j’ai reçu le message, je motive Antoine pour la Fnac des Champs.
En plus y’a plus d’action-figures, et de toute façon, y’a le Virgin juste à côté…
OuiOui dans sa voiture jaune traverse la ville comme l’éclair…
19h48, nouveau message…
– Je les aies mises… Mmmmhhh je les sens…. A tout de suite, chronos time….Slurppp…..
Moi c’est le genre de chose qui me rend dingue.
Je décrypte.
« Je les aies mises » ok mais quoi??? Ben des boules… De Geisha. OMG, j’aimerais être avec elle pour la voir avec et l’exciter encore plus par la parole, la suggestion… Elle n’a PAS le droit de faire ça sans moi mais elle le fait quand même et rien que pour ça… elle m’excite encore plus…
« Mmmmmhhhh je les sens », je ne vais pas vous faire un dessin, mais je confirme une chose…. Et peut-être que je ferais de la culturation plus tard, mais en tout cas… ça marche, Pénélope est excitée au taquet, de plus en plus….
« A tout de suite, chronos time » signifie que si je veux en profiter, j’ai plutôt intérêt à me magner le cul…
T’inquiètes….
Comme prévu, vers 20h30, on rejoint un couple d’amis qui vont bientôt se marier…
Tu parles d’un bordel…
D’un côté un bon vieux pote que je connais depuis 10 ans, avec sa meuf, la nana avec qui il va se marier (et je pourrais sans doute pas être la du fait d’engagements persoprofessionnels)…
D’un autre côté, Antoine, mon meilleur pote, mon frangin, le mec qui sait tout de moi, même ce que j’ai oublié…
Et au milieu…
Pénélope,qui a les boules….
Non pas d’énervement ou de frustration…
Mais de Geisha…
De celles qui te font saliver (pardon, mouiller) pendant des heures…
Elle me l’avait dit elle-même, tout ceci n’était que purement désintéressé. Il suffisait – à la base – de compter les orgasmes avec et sans.
Ok.
Mais à joueur, joueur et demi…
Pénélope se croyait très forte à ce jeu là.
Mais c’était sans compter un fait tout con.
C’est que – quelque part – nous nous aimions.
Ceci voulant dire que nous nous attirions en permanence.
Donc très difficile de résister, merci d’avoir suivi…
Alors forcément, j’ai fait des pieds et des mains, décalant un rendez-vous par ci, un apéro par là pour la rejoindre chez elle… Lorsqu’on est arrivé, j’ai capté qu’elle était en montée successive d’orgasmes. Un truc qui lui arrive de temps en temps mais qui est jouissif…. Elle jouit à n’en plus pouvoir. Coup sur coup. En en redemandant sans arrêt… Non pas dans le sens « salope » mais dans le sens « thérapeutique »…
Je ne me souviens de rien.
Sauf d’arriver à la soirée, de boire un verre, puis deux, puis de me retrouver côte à côte avec elle…
Nous discutons, je l’embrasse gentiment dans le coup (tendresse amicale, envie d’un nouvel essai, manque de sexe?)
On passe quelques livres d’heures comme ça…
Vers 2h30 du matin, je me rappelle mot pour mot son message : « Tu savais que les boules de Geishas étaient utilisées pour qu’elles mouillent tout le temps et qu’elles soient prêtes à chaque instant pour leurs clients???????? » et dans la foulée je le traduis par « play with me ».
D’ailleurs c’est son teeshirt, « do you want to play with me? »….
2h45, entrée de boîte avec le Suisse, Pénélope et moi.
2h50, commande d’une tournée : vodka redbull, rhum coca pour moi & whisky coca pour la miss…
2h53, Pénélope se rapproche et me sort un « c’est dangereux! je mouille, je suis tout excitée et on est en public… »
Madre de dios…
Comment faire pour résister à ceci? A ce niveau là, y’a non assistance à persone en danger!!!
Alors forcément j’ai plongé.
Me suis rapproché. Jusqu’à danser contre elle. Et sentir ma queue se dresser…
Sentir son cul, ses reins se coller contre moi, ça me donne qu’une envie : allez me foutre la voisine d’à côté… Non putain qu’est ce que je dis???? Mais que Pénélope SOIT cette putain de voisine d’à côté, et qu’on continue.
En couple ça fonctionnait pas. Clair.
Mais en couple libertin?
Je ne sais pas, en tout cas, c’est une des rares avec qui je me sente à l’aise…
A tous les niveaux, exceptés certains détails scatophiles…
Vers 4h du mat’, j’en pouvais plus, j’ai déclaré forfait.
Annoncé au Suisse que je me barrais.
Fort heureusement, Pénélope a dit la même chose, et donc…
Bar. Porte. Vestiaire. Porte. Gens. Rue. Gens. Rue. Gens. Dealers. Dope. Rue. Taxi. Maison.
Chez elle donc.
Je me suis toujours senti bien.
Du genre à critiquer le tableau, non pas en tant que tel (j’aime beaucoup ce qu’elle fait – ceci est dit clairement pour une fois), mais en tant qu’esthète.
Non c’est vrai : je n’ai pas le droit d’étaler mes actions figures, alors qu’elle n’étale pas ses nounours.
Merde.
On se retrouve à prendre un dernier verre.
Que je fais moi même parce que j’aime bien m’autodoser au cours d’une soirée.
Ron coca comme on dit chez moi.
Je reviens dans le salon, elle me fait signe de la suivre dans le mini-salon-privé, celui qui est dans sa chambre, on trinque, on boit, on se regarde, on s’embrasse, on reboit et on parle.
De tout et de rien.
Mais surtout de notre vie. La sienne. La mienne. La notre. (dis)continue.
Pendant ce temps, elle a toujours son jouet.
Elle est humide, excitée, presque amoureuse…
Je mets mes mains sur les siennes, je les lui serre et essaye de me coller contre/en elle…
Au moment où je commence à jouir, physiquement et mentalement, je la sens jouir elle aussi, physiquement et mentalement…
Quelques dizaines de secondes où plus rien ne compte…
Au bout de quelques minutes, on se sépare et on s’allonge côte à côte…
– C’est con que ce soit qu’une fois par an non?
– On peut y remédier…
– C’est une proposition mon chéri?
– Non, juste une suggestion…







