Vernissage

Hard Text #6 – Carla

« Voyage, Art & Nourriture »… Je crois que c’était ça le thème de l’exposition que je devais aller voir. Ou du moins où j’étais censé être présent. J’étais pas aidé à la base. La Suisse m’a lâché lâchement pour l’Angleterre. Du coup me suis retrouvé a me ballader dans le Rava, pour trouver ce squatt/showroom. J’ai.
Entrée gratuite, en plus c’est le vernissage, du vin, de la bière, youpee…Le son qui passe est super lounge, j’arrive pas à le reconnaître, mais je m’en fous. Les tableaux (photocomposites) sont sympas, y’a de l’idée et une certaine ironie s’en dégage. Ce sont des étudiants. D’un peu partout de cette forteresse Europe.

On s’en fout.
Ou plutôt, moi je m’en fous.
Je demande una copa de vino, je me barre en faisant un sourire au mec, et je déambule devant les cadres.
La coke est bonne, elle fait son effet, et je suis en pleine montée lorsque je stoppe devant un couple d’humainchats. Une tête de chat sur un corps d’homme. Une chatte dans un corps de déesse. Blocage.
Pour la petite histoire, un de mes chats est surnommé Bass, pour Basteth, la déesse des plaisirs, de la musique et de la danse…
– Tu aimes? miaule une voix féminine
– Wesh (éructation matousale de ma part)
Introduce Carla.
Carla est la graphiste en question. Elle expose avec son école JeSaisPasQuoi.

Mais elle me plaît. Petite (facile), yeux bleus, cheveux noirs, pas mal foutue et une certaine distanciation espiègle dans son regard fait que…
Miam, je regrette de pas avoir ma Magic8Ball…
Bon bref, après les discussions d’usage, poum, on s’aperçoit qu’on a des trucs en commun mais sans plus.
Pas le genre « wouah c’est mon âme soeur ». A ce niveau là que dalle.
Par contre, on semble se connaître depuis vachement longtemps (au moins trois mois temps catalan).
On s’avoue vite qu’on pourrait poursuivre cette conversation plus loin et plus tard, sous réserve de fermeture de la crémaillère, pardon du vernissage.
Faut attendre une heure et demi quand même, et encore, je nous soupçonne tous les deux d’être partis avant la fin des hostilités.
Pas grave.
On a été chez M’dame Jeanine.
C’est mignon petit et sympa en plein. On se sent à l’aise, comme chez sa grand-mère (enfin la mienne, de l’image que je m’en fais hein). Dos cagnas por fa merci! Et on parle. De l’expo et du milieu pseudo-artistique, des bons, de nos relations en commun de manières tortueuses, de ce qu’on fait là pourquoi comment et jusqu’à quand et d’autres choses tout aussi superficielles…
« Il vous faut quelque chose de plus fort » qu’ils disaient.

De Jeanine on passe à Marseille pour une absinthe à l’ancienne. Con azucar y fuego, poum dans tes dents.
Accoudés au comptoir, on se rapproche de plus en plus…
Faut dire qu’elle est vraiment attirante, un je ne sais quoi de « girl next door » excitant en plein…
On trinque, on se regarde dans les yeux, on s’embrasse, on boit, bon ça c’est fait…
Bouge pas que je réfléchisse.
On est vendredi, demain c’est samedi (ouais!) donc ce soir j’ai permission de minuit.
On continue de tchatcher, la conversation dévie parfois, à grands coups de sous entendus, mais ça reste soft et sobre au final…
Alors, on décide de reprendre une dernière gorgée de sang de la fée verte, puis de se repoudrer les narines chez moi avant de sortir quelque part et de rejoindre ses potes…
Ca me va, même si la dernière étape ne me semble pas si évidente.

On boit, on s’embrasse à nouveau, par confirmation et par envie, et on bouge.
Hop chez moi.
Un quart de tour et ma coloc est chez moi.
Deux tours de plus et elle est out.
Clac. Clac. Clac.
Exit coloc.
On se retrouve à se servir un simili-mojito chez moi, en gros du rhum, du sucre de canne, du limon non mixé, puis je prépare deux lignes de poudre d’ange…
Tchin, paille, snif, retchin, besos…
Je décide de me rouler un joint, ça devient une habitude finalement… Je me pose dans le canap’, Carla vient me rejoindre et s’installe confortablement.

Rigolo la nuance public/privé qui existe : pas de pied dans le bar, mais ronronnement en privé…
J’avoue qu’en plus, elle est bien habillée. Une sorte de soubrette moderne. Un jean serré, un long teeshirt/jupe noir avec une ceinture par dessus, manque plus que le tablier…
J’allume, me penche et l’embrasse. Elle y répond, c’est fête…
Je commence à la caresser, son buste, ses seins, redescendre vers ses jambes, ses cuisses, remonter vers sa chatte… Elle semble aprécier, elle qui me sortait au bar être une fille froide… Au fur et à mesure, elle se contorsionne et se retrouve non plus la tête sur mes cuisses mais face à ma queue…
Et je prends conscience qu’elle est aussi barrée que moi lorsqu’elle me sort coup sur coup
1/ « J’adore sucer »
2/ « Spank me porfaaaa… »
Je continue à la caresser et à la fesser alternativement pendant qu’elle s’occupe de moi puis je la sens se détacher pour se mettre face à moi. Sa langue, sa bouche, sa manière de s’occuper de moi m’excite au plus haut point, je la prends par les cheveux et l’attire vers moi…
– Non, viens sur moi, je veux le sentir sur moi….

Elle se glisse face à moi, alterne léchage et frottage et je me sens couler sur elle, je me sens à la fois calme, reposé et excité…
Je la regarde.
J’ai trop envie d’elle.
Envie de me mettre à genoux devant elle, lui écarter les jambes et l’embrasser partout, mettre ma langue et mes doigts dans sa chatte rasée, humide…
Elle me regarde.
Accepte sans plus de conviction, je lui souris…
Elle me plaît, beaucoup… L’amie avec qui vous pouvez vous autoriser pas mal de chose…
Elle s’asseoit sur le canapé, je baisse et enlève son jean, elle relève sa jupe et… je l’embrasse, la caresse, la touche, la lèche et l’avale, essayant d’être partout sans y arriver. Ça lui convient, j’entends sa respiration, sa main me caresser, et pour finir nous nous écroulons tous deux côte à côte, l’un contre l’autre…

On se secoue au bout de quelques minutes, elle veut prendre une douche, je la guide et je patiente.

Pas longtemps – tout est relatif, je suis en train de discuter avec
MarieJeanne – et elle émet le souhait de sortir rejoindre ses potes.
Avant de rentrer.
Sous entendu ensemble.
Je suppose ici…. J’espère…
Re-poudre, re-paille, re-parti.
On se mouvoie vers le Fonfone, chose qui me va très bien parce que pas loin, et on se colle de plus en plus. On se prend par la main/le bras comme deux joueurs sur le (court) trajet pour la boîte. Arrivés dedans, plus la même histoire, c’est chacun pour soi camarade…
J’en profite pour me remémorer les lieux…
Le décor psychédélique, des gros carrés blanc lumineux sur un mur rouge, un long comptoir, deux (vrais) mojitos… et une Carla qui se colle contre moi, regardant elle aussi les carrés…
– Je bouge, je rentre vite fait chercher des sapes et je te retrouve chez toi dans 3/4 d’heures, ça te va?
– Tu sauras où c’est?

– T’inquiètes, j’ai ton numéro de phone et c’est juste à côté d’ici, je retrouverai bien mon chemin monsieur…
– Valé, yo espero para ti…

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