<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>My Private Life &#187; boucle</title>
	<atom:link href="http://www.myprivatelife.net/tag/boucle/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.myprivatelife.net</link>
	<description>Alexander de Querzen&#039;s Dirty Diaries, Texts, Poems and sh!t like that.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Jul 2010 12:32:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>Worms Mode 2</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/poemes/worms-mode-2/</link>
		<comments>http://www.myprivatelife.net/poemes/worms-mode-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:14:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[slam]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.myprivatelife.net/?p=39</guid>
		<description><![CDATA[Mouais, là c’était un test pour du slam. Tu sais la poésie urbaine, avec de la musique. Ben j’ai perdu le morceau, et dans la foulée le mec qui faisait le son… WTF? No sé… Je suis décharné et acharné, dérouté et déroutable, Sans peine et sans haine, sans joie et sans fables, Seul au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Mouais, là c’était un test pour du slam. Tu sais la poésie urbaine, avec de la musique. Ben j’ai perdu le morceau, et dans la foulée le mec qui faisait le son… WTF? No sé…</p></blockquote>
<p><span id="more-39"></span></p>
<p>Je suis décharné et acharné, dérouté et déroutable,<br />
Sans peine et sans haine, sans joie et sans fables,<br />
Seul au monde, seul dans mon monde,<br />
Irritant, irrité et irritable, je gronde.</p>
<p>A coups de mots, amicalement votre,<br />
A coups de folie, animalement votre,<br />
J’étais, je suis, reste et demeure,<br />
Un fou en moi qui jamais ne meurt<br />
Me rendant encore plus fort,<br />
A raison ou à tort…</p>
<p>Je suis heureux et malheureux, au carrefour,<br />
Clown triste et faucheuse joyeuse, à qui le tour ?<br />
Dans ce grand ring de fight qu’est la vie,<br />
En moi renaissent plusieurs et multiples envies</p>
<p>Envie de peindre et de dessiner,<br />
Envie de feindre et de décimer,<br />
Monte dans le manège, viens faire un tour sur le bolide,<br />
Je me suis assez entraîné pour avoir les reins solides.<br />
Parlons de la vie et de la mort, de l’animal et du végétal,<br />
Parlons de choses et d’autres, d’humain et de Neandertal.</p>
<p>Ou veux-je en venir ? Nulle part. De part et d’autres,<br />
Dans les questions et leurs tourmentes je me vautre.<br />
Aimant leur confort inconfortable, me réconfortant du temps<br />
Passé et à passer, à penser et ressasser les mêmes pans.</p>
<p>Histoires avec un petit h et un grand s, l’envie.<br />
Histoire avec un grand H et sans s, la vie.<br />
Je suis un homme et en tant que tel,<br />
J’hésite et flirte tout comme Guillaume Tell<br />
Et Blanche Neige avec la pomme empoisonnée,<br />
Un poison nommée la rage et avec elle sa renommée.</p>
<p>J’ai 25 ans, un quart de siècle,<br />
J’ai 250 ans, entre dans mon cercle,<br />
Saint siège et j’assiège, comme un minot,<br />
Avec comme armes les maux des mots,</p>
<p>Ecrivant au fur et à mesure,<br />
Décrivant la scène sur couture,<br />
Sans a priori ni préavis,<br />
Je suis un unique avis,<br />
Moi moi et moi, toi je te respecte,<br />
Toi toi et toi, moi je m’inspecte…</p>
<p>Je ne suis pas ce que je suis, j’erre.<br />
Je suis ce que j’ai envie d’être, je serre.<br />
Les serres d’un oiseau étripé par un chat.<br />
Le cerveau d’un homme usé par les achats.</p>
<p>Au troisième millénaire, l’homme est écorché vif,<br />
Nourri de multiples influences et plein de vices fictifs,<br />
Mourant sous le béton et sous les lois,<br />
Oubliant tout, même sa propre foi,<br />
Il ne sait plus où, quand et qui il est,<br />
Il n’en sait pas plus que quand il est né.</p>
<p>Je suis seul et unique, au niveau physique.<br />
Je suis plusieurs et multiple au niveau psychique.<br />
Seul contre tous, seul contre tout,<br />
J’accuse maintenant le coup.</p>
<p>Je ne suis pas un surhomme,<br />
Je ne suis qu’un bonhomme,<br />
Sur le chemin de la vie au long cours,<br />
Je marche, erre, déambule, parfois parcours,<br />
Sans but mais avec des objectifs,<br />
Tantôt réaliste tantôt subjectif.</p>
<p>Je continue, aligne et mets cote à cote,<br />
Ce qu’exhalent mes poumons, de mes côtes,<br />
De mon cerveau et de mon cœur,<br />
Je suis le prisonnier des profondeurs.</p>
<p>Je monte et remonte,<br />
Descend mais les pontes<br />
De là-haut l’ont déclaré,<br />
Je serais prêt et paré<br />
En phase de construction,<br />
Je n’ai plus d’obstructions.</p>
<p>Continuant, encore et toujours,<br />
J’avoue que ma pensée de tous les jours<br />
Est guidée et dirigée par une vision,<br />
Elle-même conduite par des prévisions.</p>
<p>Arrêtant le café et autres drogues,<br />
Je conduis ma pirogue<br />
Sur le fleuve, évitant les écueils,<br />
Ecrivant au fur et à mesure mon recueil,<br />
Continuant jour après jour de m’exposer,<br />
Ne permettant pas à mon cerveau d’exploser.</p>
<p>Les lettres, les mots, les phrases,<br />
Sans construction apparente, en phase,<br />
Avec mon cerveau et mon imagination,<br />
Le reste, qu’une histoire de pagination.</p>
<p>La musique me rend plus fort,<br />
Les mots sont des armes de morts,<br />
Je suis un combattant et un guerrier,<br />
Mon blindage est de plain pied.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.myprivatelife.net/poemes/worms-mode-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>I’m back, I’m back !</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/poemes/i%e2%80%99m-back-i%e2%80%99m-back/</link>
		<comments>http://www.myprivatelife.net/poemes/i%e2%80%99m-back-i%e2%80%99m-back/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poèmes]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[cauchemar]]></category>
		<category><![CDATA[espoir]]></category>
		<category><![CDATA[glauque]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
		<category><![CDATA[slam]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.myprivatelife.net/?p=30</guid>
		<description><![CDATA[Dernier (ou premier?) de la série axée musique, cette fois avec Miss Véronika, une illustration parfaite de phoenix, et de la (re)naissance… Hey, toi, là bas, approche toi un poco, Amène ta sale gueule de loco. Même si j’me mate dans une glace, J’ai pas peur de m’foutre ma race. Tu crois que j’suis un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Dernier (ou premier?) de la série axée musique, cette fois avec Miss Véronika, une illustration parfaite de phoenix, et de la (re)naissance…</p></blockquote>
<p><span id="more-30"></span></p>
<p>Hey, toi, là bas, approche toi un poco,<br />
Amène ta sale gueule de loco.<br />
Même si j’me mate dans une glace,<br />
J’ai pas peur de m’foutre ma race.</p>
<p>Tu crois que j’suis un beau parleur,<br />
A tout le moins, un putain de branleur?<br />
J’t&#8217;emmerde, te baise et t’envoie te faire foutre.<br />
J’en n’ai rien à carrer de passer outre.</p>
<p>En français, en anglais ou en espagnol,<br />
J’discute, arrosé de tournées de gnôle.<br />
J’suis ici chez moi, tu peux piger?<br />
Tout seul, mais pas du tout figé.</p>
<p>J’avance, recule, tourne en rond et repars,<br />
Maîtrisant mieux mon instinct de guépard,<br />
Pour mieux me retrouver face à une panthère,<br />
Avec qui je m’amuse à prendre l’air.</p>
<p>L’air de rien, cette ville est mon amie,<br />
A tout le moins l’incubateur promis.<br />
10 000 personnes de découvertes,<br />
1 seule où j’allume la lumière verte?</p>
<p>Attends attends attends attends,<br />
On va être clair, sinon j’me pends,<br />
Cette p****n de meuf que j’cherche,<br />
J’l&#8217;ai pas trouvée, mais j’tends une perche.</p>
<p>” Parle de ce que tu connais ” qu’il dit l’autre,<br />
Ça commençait à bien faire que je me vautre,<br />
Dans l’inconstance de ma connerie,<br />
Plein de non dit et de vacheries.</p>
<p>Me suis bien amusé pendant un loooong moment,<br />
Mais ça y est, l’énergie est de nouveau là maman,<br />
T’as cru que mon cerveau avait brûlé papa?<br />
Manque de bol, encore et toujours, j’arrête pas…</p>
<p>Regarde moi bien et rappelle toi de ma gueule,<br />
Y’a une malade avec moi, sors la meule,<br />
Affute ton couteau et sors ton flingue;<br />
J’te promets ça va devenir dingue.</p>
<p>P’tain c’est vrai quoi, tu cherches toupar,<br />
Tu te galères? Prends avec moi le camtar,<br />
Et sur la route de la vie on va s’marrer,<br />
Quitte à en crever au moins on se s’ra barrés.</p>
<p>Bon, on fait un break, en français une pause,<br />
Parce que j’dois mettre mes idées en prose.<br />
Que ce soit clair et explicite,<br />
Si possible, sans être illicite…</p>
<p>Si j’résume ma vie, ça va être simple, rapide et efficace,<br />
A grand coups de claques et de personnes qui me cassent,<br />
J’essaye, encore et toujours, d’être moi,<br />
Même si c’est chaud j’avais la foi.</p>
<p>Hé hé hé, maintenant j’t&#8217;assure suis bien revenu,<br />
Un peu plus tard que prévu, et presque nu,<br />
J’tente de faire ce que je peux pour pas craquer,<br />
Pas avouer que j’me sens bien ou j’vais raquer.</p>
<p>J’aime le glauque et le sombre, le noir est espoir,<br />
Avec des petites touches de rouge sang pour voir.<br />
Le temps ne fuit pas, il n’est que représentation,<br />
Seul comptent les instants sans concertations,</p>
<p>Ceux que tu partages et qui te motivent,<br />
Même si tu te plantes faut que ça vive,<br />
Entouré(e) de mort vivants, tu crois quoi?<br />
Qu’en restant avec eux tu sauras pourquoi….</p>
<p>Peut-être ou peut-être pas, voilà la fable.<br />
Rappelle toi la blague du diable :<br />
Faire croire qu’il n’existait pas…<br />
Et toi tu cours dans un sens où l’autre va…</p>
<p>Hein! J’me prends pour un cador? Un surhomme?<br />
Ouais &#8211; grave &#8211; et alors bonhomme?<br />
T’es là en train de dormir pendant que j’m&#8217;active,<br />
500 000 trucs dans ma tête anticontraceptive…</p>
<p>J’partage et fais tourner,<br />
J’fusionne et fais enfourner,<br />
Mes idées et celles des autres,<br />
Moi aussi je m’aime, amicalement votre…</p>
<p>F-off, j’ai perdu le fil, la trame!<br />
L’histoire fuit et moi je rame,<br />
L’esprit est clair mais embrumé,<br />
En pleine santé mais enrhumé.</p>
<p>T’inquiètes pas, ça va mieux,<br />
J’sais pas pourquoi vieux,<br />
Ça doit être l’envie,<br />
D’enfin faire ma vie…</p>
<p>J’ai percuté pleins de choses,<br />
A travers d’autres yeux j’ose,<br />
M’avancer, me découvrir,<br />
J’ai plus envie de (me) pourrir.</p>
<p>Merci à toi, à vous et à elle,<br />
Même si j’ai du prendre une pelle,<br />
Creuser un trou, m’enfoncer et me planter,<br />
J’adore et plus encore, sans être hanté.</p>
<p>Cauchemars, j’saurais vous utiliser,<br />
Rêves, j’pourrais vous réaliser.<br />
Amène toi bordel, le contrat est prêt,<br />
Viens danser avec moi dans le pré !</p>
<p>EDIT : j’me goure total,<br />
Droit dans le mur, c’est fatal<br />
Que j’y arrive, même à fond,<br />
Et ça vaut le coup patron.</p>
<p>Sans queue mais avec la tête,<br />
Mon passé construit une bête<br />
De savoir et d’envie, d’arts et de connaissance,<br />
Mutante permanente en renaissance.</p>
<p>Okay, t’as gagné bouffon, j’avoue,<br />
J’suis de retour, au garde à vous,<br />
Le compte à rebours a commencé,<br />
Dans 7 jours je vais (re)penser.</p>
<p>Tu piges pas, t’ouvres ta gueule encore?<br />
Hey, sois mignon, regarde ton nombril pécore,<br />
Moi c’est bon, ça fait un moment que j’m&#8217;ausculte,<br />
Et que je prépare mon/mes lieu(x) de culte…</p>
<p>Rollercoaster, toujours la même image,<br />
Comme un putain de sheitan sage,<br />
Y’a des anniversaires qui vont faire mal,<br />
J’suis en train de négocier avec le dieu Bâal.</p>
<p>Entiendo nada? Tu piges que dalle?<br />
Si t’es trop con, c’est peut-être normal,<br />
Sinon lis entre les lignes, check les sous-entendus,<br />
J’me branle que tu sois blond, glandu,</p>
<p>J’suis juste là, au taquet,<br />
J’vais t’en faire baver,<br />
Tu peux me croire Toto,<br />
J’vais te coiffer au poteau.</p>
<p>Pourquoi? Parce que 1 plus 1<br />
Egal ta tête de chien,<br />
Que je suis plus tout seul,<br />
Ou du moins…. ” ON ” n’est pas seuls….</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.myprivatelife.net/poemes/i%e2%80%99m-back-i%e2%80%99m-back/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Whellcome to my funerals</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/whellcome-to-my-funerals/</link>
		<comments>http://www.myprivatelife.net/textes/whellcome-to-my-funerals/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[cercle]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Morphée]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.myprivatelife.net/?p=26</guid>
		<description><![CDATA[Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi. C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi.</p></blockquote>
<p><span id="more-26"></span></p>
<p>C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne pas manquer. J’ai pris ma douche normalement. En cinq minutes. Comme d’habitude. J’ai pris le métro, comme d’habitude. Au même endroit que d’habitude. Descendu au même endroit que d’habitude. J’ai vu les mêmes gens, vécu les mêmes moments, fait les mêmes choses, faits et gestes. Parti à la même heure, plus ou moins que la semaine précédente. Fait ni plus de choses ni moins qu’hier, ou que demain. Pourtant. Pourtant des détails intrigants. Pourquoi ai-je mis le mix de KeroZen, un truc hardcore qui vrille les tympans et déchire le cerveau ? Pourquoi le son était-il si fort que la grand-mère sourde d’à côté est venue me demander de baisser le son parce qu’elle n’entendait pas la télé ? Pourquoi le mec au bout de mon clavier m’a demandé si ça allait, chose (in)habituelle ? Pourquoi mon cerveau jouait-il aux montagnes russes à la vitesse de pointe théorique du TGV ? Pourquoi j’avais envie de dire ” va te faire foutre ” au lieu et place de ” sorry, ignore moi ” ? Pourquoi ? Pourquoi quand je suis rentré dans le métro je me suis assis, déjà arraché par le bédo que je venais de fumer avant d’entrer dans la station, juste en sortant du taf en fait ? Pourquoi je n’ai pas calculé ce que j’ai fait entre là et maintenant ? Je ne sais pas. Je suis sorti du métro, j’ai regardé machinalement sur mon portable si quelqu’un m’avait appelé ? Sais pas. Envie de meurtre . Envie de tuer. Envie de sang. Envie de violence. Pas envers les autres. Envers moi. Je suis arrivé chez moi. Noir complet, absolu. Self improvement is masturbation. Self destruction is the answer. Save the planet. Kill yourself. Rejet. Retour. Arrivé. Départ. Cercle. Cercle vicieux, infernal. L’enfer. Dante, ” vous qui entrez ici, perdez toute espérance “. Ici ? Je n’ose pas regarder dans le dictionnaire. Dans ma tête résonnent les mots ” ici, pronom indéterminé signifiant le lieu où la personne est présente, au moment figé dans l’instant “. Ce qui reviendrait à dire… J’appelle mon pote, me frite avec lui. J’essaie d’arranger les choses, je m’enfonce. Pas grave. Je vais me casser. Disparaître. L’homme réel s’effaçant jusqu’à ne devenir que virtuel. Passant, prononce mon nom afin que mon kâh vive pour l’éternité. Bonne mentalité. Bien aussi le ” ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort “. Wesh. Je roule un deux feuilles, l’allume, m’installe devant Photoshop et compose mon nom… néo-phoenix, pourquoi pas workholics ou workaddikt ? Je bois une vodka pomme, deux, le transforme pour arriver à worxolikt… qui ne me satisfait pas. Je me retourne le cerveau, hésite, réfléchis, calcule, me décide : renaître je dois, réfléchir et jouer le jeu étant la condition sine qua non… quelque part, une petite voix, douce, gentille, sensuelle, m’indique que toute société a les crimes qu’elle mérite, me citant Dostoïevski. On verra. Le temps est mon seul ami, immuable et régulier. Finalement je choisis quelque chose de soft. Work Player. Même si ça ne me représente pas, ça a au moins l’avantage d’être distingué, classe, sans être trop underground. J’t&#8217;en foutrais de l’underground. C’est le serpent qui se mort la queue, l’underground cherchant l’overground tout en le reniant. Je rallume mon joint, tire deux lattes et manque de shooter un des deux chats qui traînent. Je n’ai plus la force d’écrire ce que je fais ou de faire ce que j’écris. Auto destruction, voilà ma raison d’être et de vivre. J’en suis arrivé à un tel point que l’extérieur me gonfle. Pour dire vrai, je ne sors plus qu’en mission spécifique et en frappes chirurgicales. Je sors, exécute ce que j’ai à exécuter et rentre at home. Mon langage s’en ressent, je parle un curieux mélange d’anglais et de francais, j’invente des mots.<br />
J’suis un ouf. J’suis un guedin moi. J’ai pris ma décision. J’irai dans ce foutu pays. Moi qui voulait m’enterrer, qui organisait mes propres funérailles (d’où le titre) je sais où je vais… J’ai plus qu’à.<br />
J’ai plus qu’à ranger mes affaires.<br />
J’ai plus qu’à trier mes vêtements.<br />
J’ai plus qu’à faire des cartons.<br />
J’ai plus qu’à me prendre par la main et aller danser…<br />
Faut arrêter de déconner.<br />
J’ai 26 ans et je ne sais pas quoi faire de ma vie. J’hésite . A tous les niveaux. Que ce soit humain ou physique. Je me décide à me retourner le cerveau à grand coup d’alcool et de drogues. Le workplayer que je suis décide de se renouveler en tant que worholik. Addicted to the work. La seule chose qui me permet de rester la tête hors de l’eau c’est mes chats. J’en ai deux. Ca à le mérite de m’obliger à venir tous les jours chez moi. Pour donner à manger et à boire. S’il n’étaient pas la, je ne sais pas ce que je ferais .<br />
Je suis Alex.<br />
Et Alex est moi.<br />
Je bosse, j’avance et je recule.<br />
A grand coup de ceinturons j’avance. Je drague, chope et élimine.<br />
Je suis la fin de la faim.<br />
Je suis la mort de la vie.<br />
J’avance et je marche.<br />
Mes pas se posent sur des dalles, et je ne connais pas la suite…<br />
Pause.<br />
Break.<br />
Je connais des gens, je les vois, je discute avec eux.<br />
Et pourtant.<br />
Des que je peux je m’enfonce. J’aime cette sensation d’être borderline.<br />
Je me décide à avancer, l’alcool et la drogue aidant.<br />
Peu de monde peut me suivre dan mon délire.<br />
D’humain je deviens extraterrestre.<br />
D’extraterrestre je deviens humain.<br />
Je vois des gens. Je discute avec eux. Mais où est la solution ? Où est la finalité de la chose qui fait que la vie mérite d’être vécue ?<br />
Que dalle.<br />
Que dalle. Que dalle que dalle.<br />
Rien.<br />
Nada.<br />
Il est quatre heures du matin et je suis devant mon pc, prêt à aller me coucher.<br />
Il est quatre heures du matin et j’ai envie de mourir.<br />
Non pas pour la souffrance.<br />
Mais pour la finalité de la chose.<br />
Stopper tout.<br />
Stopper le théâtre de la vie<br />
Je me bouffe mon cacheton, ce somnifère sans lequel je ne peux dormir.<br />
Et j’attends.<br />
Mes chats, les seules choses pour lesquelles je ferais des efforts<br />
Mes chats, les seules êtres pour lesquelles je ferais des efforts.<br />
Les phrases se ressemblent.<br />
Les mots s’entrechoquent.<br />
Putain faut que je me réveille.<br />
Sinon je vais m’enfoncer dans un grand trou noir sombre, glauque, pas reluisant du tout. Même si je suis attiré il ne faut pas tu entends petit chat, il ne faut pas se laisser glisser sur la pente…<br />
Je vois toujours les mêmes choses, arriver, me poser, ouvrir une bière, rouler un joint et me vider la tête.<br />
Sauf que je n’y arrive pas alors je me détruis.<br />
Le somnifère fait effet.<br />
Mes yeux deviennent lourds, je m’enfonce dans une torpeur… Ramper jusqu’au lit, me glisser sous la couette, m’allonger en position de gisant et dormourir….</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.myprivatelife.net/textes/whellcome-to-my-funerals/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Died &amp; Rebirth</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/died-rebirth/</link>
		<comments>http://www.myprivatelife.net/textes/died-rebirth/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:02:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[Carpe Diem]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[maelstrom]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.myprivatelife.net/?p=21</guid>
		<description><![CDATA[Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel. Bonjour. Je m’appelle Alexander de Querzen. Tel est mon nom. Telle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel.</p></blockquote>
<p><span id="more-21"></span></p>
<p>Bonjour.<br />
Je m’appelle Alexander de Querzen.<br />
Tel est mon nom.<br />
Telle est mon identité.</p>
<p>Parlons maintenant de ma personne.<br />
Non plus des mots.<br />
Mais des actes.<br />
Des façons de faire.<br />
Des façons de réagir.</p>
<p>Depuis plus d’un mois je vais mal.<br />
Depuis plus d’un mois je ne sais pas où je vais.<br />
Depuis plus d’un mois je n’ai qu’une envie : me barrer.<br />
Physiquement ou mentalement.<br />
Là n’est pas l’important.</p>
<p>Qu’est ce qui est important ?<br />
Que dalle. Rien. Nada. Que tchi. R-I-E-N.</p>
<p>J’ai envie de crever.<br />
Je n’ai rien qui me retient dans ce monde de merde.<br />
Rien qui me retient, à part mon chat ?<br />
Bon d’accord, il y a plusieurs personnes qui comptent pour moi, je pense qu’elles se reconnaîtront si elles tombent sur ce p****n de texte.<br />
J’ai pas l’habitude de me confier.</p>
<p>Quand j’ai rencontré Neurokaïne, c’est lui qui allait mal.<br />
A croire qu’il y a eu transfert de souffrance.<br />
A croire que la souffrance n’existe que pour tenir le monde.<br />
A croire que seule la misère existe.</p>
<p>J’en suis à un point où je ne veux plus parler.<br />
Non pas que je n’ai rien à dire.<br />
Mais juste que j’ai l’impression d’être une boite de pandore.</p>
<p>Approche toi de moi et tu souffriras.<br />
Accroche toi à moi et tu souffriras.</p>
<p>Pourtant…<br />
Pourtant j’ai été clair la dernière fois que je me suis adressé à lui.<br />
Eh oui, j’ai parlé à Dieu, comme je te parle à toi, pauvre lecteur de merde dont je n’ai strictement rien à foutre.<br />
Tu ne comprends pas ?<br />
C’est pourtant simple. Pour tous ceux qui pensent que j’écris pour me branler, pour m’auto satisfaire, il n’en est rien.<br />
Je n’écris que pour me défouler, me détendre, me calmer, me psychanalyser.<br />
A part çà.</p>
<p>L’herbe est verte, les oiseaux chantent, le ciel est bleu.</p>
<p>Mais je n’ai rien.<br />
Pas de thunes.<br />
Pas de compagnon.<br />
Pas de vie rêvée ni réelle.<br />
Je traverse le temps comme un voyageur. A la limite du clochard, à la limite de l’auto stoppeur.</p>
<p>Je ne sais rien.<br />
Je ne sais pas où je vais.<br />
Mais comme les Shadocks, j’y vais.</p>
<p>C’est bizarre. Comme je change d’avis en cinq minutes. Comme je change tout le temps.<br />
A croire que je suis un putain de composant instable dans une vie soi disant stable.</p>
<p>Reprenons.<br />
Quand je dis que je n’ai rien, je me trompe, je Lui en ai parlé.<br />
Je sais que je suis pas si moche que ça, pas si con que ça, que j’ai des gens sur qui compter.<br />
Pourtant des problèmes de thunes, l’envie de pouvoir me confier vraiment à quelqu’un, l’envie d’être dans les bras de quelqu’un….<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir avancer.<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir revenir dans un monde RVB. Pour le moment, tout est en grayscale.<br />
De nouveau…</p>
<p>Je souris.<br />
Je délire.<br />
Que savez vous de ce qui se passe en moi ?<br />
Que savez vous de mes démons intérieurs, de mes envies de meurtres ou de suicides ?<br />
Rien.</p>
<p>Je disais donc.<br />
Je Lui ai parlé.<br />
Je Lui ai dit que je n’étais pas si malheureux que ça : des amis, des vrais et des ” faux “, un boulot, une vie pas si pourrie que ça…<br />
Et pourtant.<br />
Je veux plus de thunes pour pouvoir faire ce dont j’ai envie.<br />
Je veux une nana pour pouvoir me confier et lui dire ce que je ressens et partager avec quelqu’un des choses que je ne veux partager avec personne.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Le roi dis ” nous voulons “.<br />
Suis-je un roi ?<br />
Que dalle ouais.<br />
Même pas le roi de moi-même.<br />
Encore moins le roi de mon chat.</p>
<p>C’est con un chat. Ça chie, ça bouffe, ça griffe.<br />
Et pourtant. Heureusement que la panthère est là.<br />
Heureusement qu’il est là.<br />
A me regarder avec des grands yeux à la ” et-moi-pourquoi-je-ne-peux-pas-jouer-avec-toi ” quand j’ai un flingue dans ma bouche ou un couteau sur le poignet.<br />
L’homme descend du singe.<br />
Il ferait bien d’y remonter.</p>
<p>L’homme est un connard comme les autres.<br />
L’homme est un branleur comme les autres.<br />
L’homme est un carnivore comme les autres.<br />
Homo homini lupus.<br />
Disons pour être réaliste l’homme est un loup pour 99,99% des hommes.<br />
Dites moi depuis quand vous n’avez PAS fait d’action pour quelqu’un que vous ne connaissiez pas ?<br />
Longtemps non ?<br />
Et ouais.<br />
A part ça tout va bien dans le meilleur des mondes.</p>
<p>Et ouais, j’ai la rage.<br />
Pleurez mes larmes dit le policier.<br />
Philip avait raison.<br />
Les autres pleurent pour moi.<br />
Moi, je m’en fous.<br />
Je m’en tape.<br />
M’en balance, m’en contrebalance et m’en contrecarre.<br />
Je vis ma vie.<br />
Certains en font partie et ceux la, je les respecte et me donnerais (physiquement et mentalement) pour eux.<br />
Le reste ? Peanuts.<br />
J’en n’ai rien à foutre.</p>
<p>Putain de merde, j’arrive déjà pas à me gérer.<br />
Alors comment gérer les autres ????????</p>
<p>Quand je Lui ai parlé (moi agnostique non pratiquant, limite athée, quoique adhérant au bouddhisme et au concept de la Force), je lui ai dit : ” Je sais que je ne suis pas à plaindre. Je sais que j’ai un job, des potes, des projets. Mais j’en veux plus. Plus de potes ? Non même pas, plus de VRAIS potes. Plus de gens à qui me confier. De la thune ? Oui mais non : dès que j’en ai, je la crame. L’argent n’est pas important, tout ce qui compte c’est le moment présent (Remember : Yesterday is history, today is in memory and tomorrow will never die) Par contre, ouais, une nana ce serait cool “.<br />
D’où le problème : tout est-il lié à une nana ?<br />
Non.<br />
Je pense qu’il s’agit du catalyseur, de la fameuse goutte d’eau qui tant va à l’eau qu’à la fin la cruche se brise.<br />
La fille égale la goutte d’eau.<br />
La cruche égale moi.<br />
Allez comprendre.<br />
C’est le malstrom dans ma tête.<br />
Ce qui est cool, c’est que dans deux semaines, ça aura changé.<br />
Je le montrerai moi.<br />
Point break extreme limit.<br />
That’s what I am.</p>
<p>Je prie Dieu que cela se passe mieux.<br />
Je prie que mes potes soient encore là, même si je semble ne pas les prendre en compte, HEUREUSEMENT qu’eux sont là.<br />
Je prie que mon chat vive et soit heureux.<br />
Je prie pour qu’une vie meilleure me tombe sur la gueule.<br />
Alors que je ne fais rien pour la mériter.<br />
Alors que je ne fais rien pour m’en sortir.</p>
<p>Comme disait l’autre… Inch’Allah.<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Si…<br />
Si…<br />
Si…</p>
<p>Pourquoi tant de questions ? Carpe diem, je vis au jour le jour mais pense à dans un an ou deux.</p>
<p>J’ai 25 ans.<br />
Mais quel âge ai-je putaiiin ???</p>
<p>Mon Dieu, faites que je sois assez fort pour m’en sortir et m’en servir.</p>
<p>Pour le siècle des siècles.<br />
Que Ta volonté soit faite.<br />
Amen.</p>
<p>Olah.<br />
On s’calme un peu.<br />
Pause. Ladies &amp; gentlemen, please, have a break.<br />
Cette histoire ne me convient pas du tout.<br />
Je ne suis pas comme ça.<br />
Je la joue pas comme ça.</p>
<p>Rigolo : ” J’aime le contact / Je n’ai aucun tact / Si je blesse, alors je m’en tape / Alléluia, priez pour moi / Trop direct, souvent ça ne plait pas / Diplomatie / Je n’ai pas appris / Trop franc, cultive les ennemis / Je paie le prix / Ne triche pas / Je suis… en paix avec moi ”<br />
Silmarils, Just Be True.<br />
J’écoutais ça quand j’étais jeune.<br />
Enfin, jeune, y’a 7-8 ans quoi.<br />
Bérurier Noir, Silmarils, Lofofora, No One Is Innocent…<br />
Je les réécoute aujourd’hui.<br />
Signe du destin ?<br />
La boucle est bouclée ? Ou du moins suis-je dans un schéma de boucle ?<br />
Intéressant.<br />
Un peu comme quand Galilée à découvert que la terre était ronde.<br />
La vie est cyclique.<br />
Naissance Mort Renaissance.<br />
Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à la Matrice.<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  &#8211; ” Believe the unbelievable ”<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  Reloaded &#8211; ” Free Your mind ”<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  Revolutions &#8211; ” Everything that has a beginning has an end “</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.myprivatelife.net/textes/died-rebirth/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sirius (the black cat)</title>
		<link>http://www.myprivatelife.net/textes/sirius-the-black-cat/</link>
		<comments>http://www.myprivatelife.net/textes/sirius-the-black-cat/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 May 2010 23:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[drogues]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[Sirius]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.myprivatelife.net/?p=15</guid>
		<description><![CDATA[Un de mes préférés. Un exorcisme en quelque sorte. Ecrit plus d’un an après mon séjour chez les dingues, j’avais vraiment besoin de m’exprimer. Et je me suis toujours demandé ce que mes chats en pensait. Je veux dire de moi, leur “Maître”… Le changement de narrateur crée la distanciation. Putain c’te phrase est belle. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Un de mes préférés. Un exorcisme en quelque sorte. Ecrit plus d’un an après mon séjour chez les dingues, j’avais vraiment besoin de m’exprimer. Et je me suis toujours demandé ce que mes chats en pensait. Je veux dire de moi, leur “Maître”… Le changement de narrateur crée la distanciation. Putain c’te phrase est belle.</p></blockquote>
<p><span id="more-15"></span></p>
<p>Miaow. Manière des chats de dire bonjour.<br />
Mon maître m’ayant inculqué un minimum de manière féline, laissez-moi me présenter.<br />
Je m’appelle Sirius. Alias le chat noir, Bagheera, Bass, Black Cat ou encore BC. Voire connard quand j’ai fait un truc qui ne Lui plaît pas.<br />
Je suis un… chat noir comme les plus perspicaces d’entre vous l’auront deviné.<br />
Je suis un peu spécial. Médium sur les bords, utilisateur du Dell (noir) de mon patron qui, s’il n’est pas noir, a au moins l’âme de la même couleur.<br />
Pas forcément de manière volontaire, mais plutôt un état de fait.<br />
Vous avez vu comme je miaoute bien?<br />
Normal, mon patron, mon maître (et celui de ma copine Kitty) est bel et bien Alexander de Querzen.<br />
Ah oui Kitty je n’en ai pas encore parlé d’elle, mais ça va venir.<br />
Chaque chose en son temps et les chats seront bien gardés par les hommes gris. Vous ne comprennez pas? Bon, j’y reviendrai plus tard.</p>
<p>Reprenons l’histoire. MON histoire. C’est vrai, Il parle bien tout le temps de lui, alors pourquoi je ne parlerai pas de moi hein?<br />
Donc.<br />
Je suis né aux environs du mois d’avril 2003. Exactement quand je ne m’en rappelle plus.<br />
Je me rappelle pas trop de mon “sevrage”, mais bon je sais qu’Il a déjà vu ma soeur. Elle s’appelle Angelina. Et elle est quelque part dans le sud vu l’accent qu’Il prend pour en parler. C’est à base de “putaing” ou de “èncuulé”. Ca me rappelle un sketch d’un humoriste un peu petit et un peu pas drôle. Comme quoi, “putaing” et “èncuulé”, eh bien ça remplaçait la virgule et le point. J’ai pas tout compris. La virgule je connais pas, mais le poing, miaow, ça oui. Il l’a léger.<br />
Bref, je disais. Je suis un chat donc noir comme mon nom l’indique. 7 kilos de musclograisse pour un bon 90cm, queue comprise.<br />
Celle qui sert à me diriger au cas où je tomberais, pas mon zigouigoui. A ce niveau là, pas de danger, Il m’a castré. Plus pratique, Il m’a dit que je commençais à faire le con dans son appart.<br />
Parlons en de son appart. Des fois je me demande s’il est conscient de l’endroit où Il vit. J’en n’ai pas l’impression.<br />
Plutôt l’impression qu’Il s’en fout de tout. Préférant vivre dans la crasse, mais vivre Sa vie que vivre dans un endroit salubre. Je ne sais pas.<br />
Il est réglo au niveau de la bouffe, je sais qu’Il préfère qu’on mange plutôt que lui. Pas la même histoire pour la litière, même ça s’est récemment arrangé.<br />
Niveau caractère je suis plutôt cool. Bon faut pas déconner non plus, même si j’ai le poil comme une peluche, je n’en suis pas une et j’ai mon caractère.<br />
J’ai entendu dire que j’avais le même caractère que lui. J’espère pas, et je ne le pense pas.<br />
Lui est à la limite de la folie furieuse. Son cerveau doit manquer de connexions, peut-être à cause de tout l’alcool qu’Il ingurgite. Mais bon.<br />
J’avoue que faut pas compter sur moi pour les caresses et les ronronnements. Je laisse ça à Kitty. Elle le fait très bien.</p>
<p>Bon c’est bon, j’arriverai pas à m’en défaire.<br />
J’avoue tout votre honneur. Même si je peux rien faire, j’ai une copine. Elle est aussi tigrée que je suis uni, et elle semble être plus jeune que moi. Mon maître dit qu’elle a deux ans de moins que moi, je Le crois. Et donc elle s’appelle Kitty. Il a choisi ce nom à cause du fait que c’est une machine à ronron. Moi je suis Sirius à cause d’Harry Potter. Quoiqu’Il use souvent du nom générique de “le chat” pour me désigner. Je crois (et j’espère nom d’une souris) être son préféré. Même si Kitty essaye régulièrement de me piquer le titre à grand renfort de ronronnement, yeux doux et autres câlins félins. Je crois qu’Il apprécie mais qu’Il aime aussi ma manière de mettre des vents quand j’en ai envie et de vivre ma vie.<br />
C’est vrai Kitty et moi sommes complètements différents. Et du coup parfaitement complémentaires.<br />
Mais je l’aime bien. On joue bien ensemble et du coup je me sens moins seul la journée.<br />
Bon, faut pas pousser, la journée on dort, la nuit on joue. J’aime bien dormir, c’est reposant. La meilleure position c’est sur le canapé ou (mieux) sur le coussin. La tête sur les pattes avant et hop c’est parti pour une sieste. Pour ça Il est compréhensif et me laisse dormir tout mon soûl en général. De temps en temps Il me réveille pour m’emmerder, mais sinon Il est réglo. J’avoue quand même que de temps en temps la nuit je me mets à discuter tout seul. Comme le jour et la nuit c’est assez pareil pour moi étant donné que mon emploi du temps se résume a dodo-miammiam-popo. J’aime bien quand Il dort, Il ne me fait pas peur.<br />
Tiens, Il m’appelle aussi Memento. Du fait que j’oublie ce que je suis parti faire. Genre je me lève, je vais dans une direction et d’un coup je fais demi tour pour aller bouffer des croquettes (light étant donné mon surplus de kilos). N’empêche je Le tiens personnellement responsable de mes plus grosses peurs.<br />
La pire étant celle du jour où Il a complétement craqué. Là, miaow, j’ai eu très peur. Tellement peur que je n’ai pas pu sortir d’en dessous du lavabo pendant au moins une journée. A peine si j’allais dans ma caisse ou manger. Même s’Il n’était plus là.</p>
<p>Bon faut que je résume quand même les deux années que j’ai vécu en couple avec lui. On était bien tous les deux. Même s’Il fumait des cigarettes bizarres et qu’Il buvait de l’eau qui pique, Il n’oubliait jamais mes croquettes et mon eau. Et ça, de mon avis c’est le plus important. J’ai vu tous ses amis, ce sont tous des gens cools. Et quand quelqu’un était pas assez bien pour Lui, je le montrais.<br />
Je me souviens la première fois où j’ai vu ses parents. Je dois avoir attaqué le mâle une bonne demi douzaine de fois &#8211; miaow c’est pas de ma faute, il tentait de me piquer le fauteuil que le maître m’avait offert pour mon usage personnel -, et tenté de faire copain copine avec la femelle. J’ai pas tout compris je venais jouer avec elle et je partais quand elle criait. C’est de sa faute aussi, elle m’offre un jouet, elle joue avec sans me le filer!<br />
Bref, mine de rien, on s’amusait bien. Il criait pas trop à l’époque. Je sais que la ville Lui faisait peur, comme moi elle me fait peur. En fait non, moi j’ai peur du bruit, et Lui trouvait qu’il n’y en avait pas assez. Toujours content de sortir, sauf pour aller travailler à la fin, alors que moi, je supporte le couloir, mais pas moyen d’aller se balader dans le hall d’entrée, y’a trop d’odeurs bizarres. Ca le gêne pas. Les humains disent “les goûts et les couleurs”, mais ils ont mal traduit la phrase féline qui seule à un sens véritable : “le goût et les odeurs”.</p>
<p>Comment on change le son ? Voire même plus basiquement, comment c’est qu’on met de la musique? Il en écoute tout le temps le patron, plein de sons différents qui des fois me font mal aux oreilles.<br />
A ce qu’il paraît un des mes noms (Bass) vient du fait que la première fois où je suis venu, Il a commencé à mixer et je me suis endormi dans mon panier… placé au pied des enceintes de 30 kilos watts chacune. D’après ce que j’ai vu dans la lucarne noire avec des images, enfin une des 4 qu’Il a, les humains qui écoutent des rythmes répétitifs, robotiques et métalliques, eh bien ils ont souvent des chiens (espèce que &#8211; personnellement de manière strictement nombriliste &#8211; je n’aime pas du tout). Mon maître m’a adopté et je suis du coup un des premiers chats technoïdes.<br />
Kitty aussi a pris le pli, on en a discuté une fois où Il travaillait pour avoir de quoi acheter nos croquettes : c’est pas plus mal qu’une autre musique. Et quand Il prend les platines, on se met souvent en mode “sieste musicale” pour pouvoir écouter l’histoire qu’Il nous raconte.<br />
Ah. J’ai trouvé comment mettre du son. J’en parlais à l’instant même. ca s’appelle “Al3x &#8211; Cats in the hat mix”. Miaooooowww ça va mieux, je trouve qu’Il est présent.<br />
Bon, j’en étais où? Je sais plus. Pause popo-miamiam. Ca m’aide à savoir où j’en suis.<br />
Ah oui la ville. Il l’aime pas, ça c’est sûr.<br />
Mais j’crois qu’il s’y fait au fond.<br />
Il a plus trop envie que ça de remonter vers la grande ville.<br />
Juste de mener une petite vie pépère et tranquille dans le sud, même s’il ose pas se l’avouer.<br />
Ou si c’est pas dans le Sud c’est ailleurs, mais de se poser.<br />
J’en étais où ? Ah oui, avant.</p>
<p>Déjà son appart. J’en ai parlé.<br />
La bouffe. Oui ça c’est fait aussi.<br />
Je vais finir par faire comme Lui. Prendre des notes et coller des Post-It.<br />
Bref, il se mettait parfois en colère.<br />
Pas forcément quand il buvait de l’eau qui pique ou qu’il fumait ses cigarettes bizarres. C’était plutôt l’inverse.<br />
Il s’énervait, criait, cassait des objets. Je me souviens en vrac qu’il ait cassé des claviers d’ordinateurs, des réveils et je ne sais quoi d’autres encore. Les objets volaient. Non identifiés. Mais ils volaient, ça je peux vous l’assurer. Ça me faisait un peu peur mais il ne s’en ait jamais pris à moi. Au contraire, Il essayait de me rassurer, une fois qu’il était calmé. Ça prenait pas trop. A la fin je m’y suis plus ou moins habitué.<br />
Sauf que les cycles étaient de plus en plus proches. Au départ c’était une fois tous les 2 mois puis ça s’est accéléré. Une fois tous les mois. Une fois toutes les semaines…<br />
Bizarrement, Kitty ne stressait pas trop. Faut dire qu’elle est amoureuse de Lui.<br />
Qui est Kitty ? Bon, Il l’a adopté il y a environ 6 mois. (Attendez, si moi j’en ai 2 et demi, elle elle en a 1 c’est ça le compte est bon) Et depuis qu’Il l’a adoptée, elle est amoureuse de Lui et le Lui montre. Mais je m’entends bien avec elle. On se fait notre toilette, de temps en temps on se chamaille un peu, histoire de.<br />
Je suis donc noir et elle tigré.<br />
Je crois qu’il l’a adopté par pitié quand il l’a vu sous une marche d’escalier.<br />
Enfin c’est ce que j’ai compris de leurs conversations.<br />
Çà vous étonne ? Nous on comprend en gros ce que vous dites, et vice et versa. Mais faut le temps. J’ai mis du temps à faire comprendre à mon Maître pour la litière et pour la bouffe. Mais maintenant ça va. Depuis sa Crise. J’y reviendrai.<br />
Kitty donc. Il l’a ramenée, je l’ai laissée vivre sa vie vu qu’elle me laisse vivre la mienne. C’est pas pareil quand Il est là. Elle fait tout pour être proche de Lui. Parfois ça le saoule. Et moi aussi. J’aime bien la relation qu’on a. Elle est à base de respect, notre relation, c’est de la passion venant de Kitty.<br />
Miow, ça fait du mal aux pattes que de tout taper. Je vais boire et je reviens.<br />
Miam, j’en ai profiter pour manger et faire une petite sieste.</p>
<p>Je me posais la question en dormant de ce qu’il faisait quand on le voyait pas. Quand il est dans l’autre pièce par exemple, dans sa cabine transparente.<br />
Ou qu’il n’est pas là tout simplement. Des fois il me dit qu’il travaille pour me nourrir.<br />
Ça explique pas la cabine.<br />
Il y rentre sans ses poils, et hop dès qu’il ressort il se les remet. Ça dure 10 minutes, et je vois absolument pas ce qu’il peut faire. Peut être sa toilette. Vu qu’après il y a plein d’eau. Mais dans ce cas, c’est un crade, parce que moi, ma toilette ça me prend beaucoup plus de temps. Faut dire que j’ai un peu que ça à faire. En plus de manger et de dormir. Et de jouer. Hé, mine de rien, c’est bien rempli une vie de chat.<br />
Bref, je disais plus haut qu’on communiquait. Faut dire aussi que depuis que Kitty est là, c’est plus facile, on confronte nos opinions sur ce que disent les humains. Et puis on les classifie.<br />
Ceux dont on se fout.<br />
Ceux qui sont inconnus.<br />
Ceux qui sont des amis.<br />
Facile, trois catégories. Je crois qu’Il fait pareil. Il classe les gens dans des catégories. Sauf que les siennes changent tout le temps. Pas les catégories, les listes de gens à l’intérieur. Des fois on voit une personne pendant un long moment et souvent et d’un coup, pouf, plus personne. Disparue.<br />
Avec Kitty, on se met d’accord entre nous sur ceux qui sont bien (les gens qui sont des Amis), et ceux dont on se fout. Ceux dont on se fout, c’est simple, on fait comme s’ils n’étaient pas là. Enfin moi, parce qu’elle, elle gratte des câlins. Tout ce qui est bon à prendre, elle le prend. Moi c’est pareil pour la bouffe que j’aime.<br />
J’ai faim, d’en parler ça m’a ouvert les crocs.<br />
Je reviens.</p>
<p>J’discutais avec Kitty sur le balcon, c’est vrai qu’on se pose autant de questions que vous les humains. On se demande ce que vous faites et quand est-ce que vous évoluez. Moi, Alex, je l’ai bien vu.<br />
Il y’a eu un avant.<br />
Et il y’a eu un après.<br />
Je parle de sa Crise. Celle du 2 mai 2005. Où il a complètement craqué. Et où il m’a fait super peur. A tel point que Kitty et moi on s’est cachés pour éviter que le ciel ne nous tombe sur la tête.<br />
Je sais qu’il s’en est voulu. Et que même un an après, il s’en veut toujours autant si ce n’est plus.<br />
Pour en revenir à sa crise.<br />
C’était un mardi. Ce devait être une journée ou plutôt une soirée comme toutes les autres. Voire même mieux que les autres vu que c’était préparation pour une soirée je crois. Une Cemetary Party.<br />
Cimetière. Le mot était &#8211; malheureusement- bien choisi. Il s’est enterré lui-même. Il a bien failli ne pas en revenir. Même Kitty a eu peur. Pourtant, lui, elle l’aime. Je sais qu’elle avait un autre nom avant, Lou. Mais ça Alex en parle peu. C’est quelque chose qui lui fait mal. Très mal. J’ai l’impression qu’il a beau se laver, beau passer du temps à écrire ou à mixer ou à créer, c’est toujours une blessure ouverte. De ce que je peux voir de ses papiers, il doit écrire un texte sur l’histoire là, son fameux ” Lettre à une absente “.<br />
Je sais qu’il aime le film V for Vendetta. V pour Vengeance si je traduis bien ses notes. Ça doit le travailler…<br />
Miaoow… Je vais aller dormir un peu, le temps de réfléchir et de me remettre dans le bain de ce mardi noir. J’en tremble d’avance. J’aime pas me replonger là-dedans. Un an après, j’ai toujours aussi peur que ça recommence. C’est le début d’une période bizarre. Il y a eu un avant, un après, et un maintenant. Bon ce n’est qu’un avis de chat (le mien plus celui de Kitty) mais ça a l’avantage d’être brut de décoffrage. Sans retranscription ou traduction ou édulcoration. J’ai déjà le plan.<br />
Grand Un (Prologue) &#8211; Avant sa Crise.<br />
Grand Deux &#8211; Sa Crise<br />
Grand Trois &#8211; Après sa Crise<br />
Grand Quatre (Epilogue) &#8211; Maintenant.<br />
Je sépare le grand trois et le grand quatre (l’épilogue) car je sens qu’il y a une différence. Je vois qu’il fait des efforts depuis que nous sommes dans la nouvelle maison.</p>
<p>Bon. Faut aussi que je vous affranchisse d’un truc. On est heureux avec lui. Je crois qu’on est parmi les rares personnes dont Il se soucie. Sa véritable famille est peu nombreuse mais il y tient, même si je vois qu’il se gratte la tête avec force quand il voit comment tourne la relation. Mais bon. Après il y a le Cercle, ses amis proches. Mais nous (Kitty et moi), on est à part. Il est heureux de nous voir. Il caresse souvent Kitty qui se laisse faire (facile, elle pleure dès qu’il est pas là) et moi qui me laisse pas faire (mais des fois j’aime bien me laisser aller pour lui prouver que je l’aime). Bref, passons.</p>
<p>Avant sa Crise donc.<br />
Il bossait beaucoup. Tout le temps. Ne s’accordant des pauses que pour miam. Ou pour faire la fête. Chez lui, ça se résumait à boire. Et à fumer. Il avait deux personnes dans sa vie. Une qui était là, qui venait à la maison. Elle était gentille. Je crois qu’elle essayait de gérer au coup par coup les humeurs d’Alex. C’était pas facile. Plus le temps avançait, plus il tournait en rond, plus il s’énervait contre tout et rien. Et dans ce cas, miaow, fallait pas être dans ses pattes, pardon, ses pieds. On aurait pu se douter que quelque chose n’allait pas rond. Mais au final, nous, à part ses Humeurs, on voyait rien. On avait toujours notre litière (sale), notre eau et nos croquettes. En temps et en heure. Lui par contre, c’était plus chaotique dans sa vie. Passé une certaine date, la fin du mois commençait et je voyais bien qu’il se sentait mal à cause de (ce qu’il appelle) la thune. Je disais. Il y avait Elle, et une autre, je l’ai appris plus tard. Une qui n’habitait pas dans la même ville mais à laquelle Il tenait aussi. Différemment. Je ne sais pas, j’ai pas tout bien suivi. Enfin, c’était le bordel. Une soirée sur deux, il y avait du monde à la maison. Ce qui fait qu’il ne pouvait travailler et que ça l’énervait mais il faisait comme si de rien n’était et participait à la fête. Je crois que de toute façon, son cerveau était grippé, et qu’il se dépensait trop à son travail pour pouvoir avoir l’esprit serein. Enfin, pour être tatillon, il ne se dépensait pas. Il s’épuisait nerveusement. Trop de pression tue le citron qu’il disait. Et ça le faisait rire comme un fou, faudrait qu’on m’explique.</p>
<p>Sa Crise<br />
Comme je l’ai dit, c’était un mardi. Et à l’entendre, s’il y a bien un jour avec la tendance ” drapeau noir ” de sortie, c’est le mardi. Donc. Il est rentré du travail, à une heure normale pour une fois, il devait être 20h, 20h30.<br />
Et je ne sais pas ce qu’il c’est passé.<br />
Je crois qu’il a essayé de remettre le lit en place et que ça a bloqué. Et à partir de là, c’est parti en vrille. La fille est arrivée, elle m’a fait une caresse, mais moi je sentais que quelque chose tournait pas rond. Ils ont commencé à s’engueuler (ou plutôt il lui a crié dessus) et finalement il s’est cassé de la maison. Il est revenu dix minutes plus tard, la gentille fille avait refait le canapé, du coup on pouvait plus s’allonger, et lui il a ramené à boire.<br />
Je dois précisé un truc. Il était sobre ce soir là. C’est important. Je sais que des hommes en blanc on dit des choses horribles. Ou du moins ont répété sans réfléchir les propos d’un homme qui n’avait plus sa raison. Ils ont dit que c’était un drogué. Alcoolique. Mais non. Moi, Bass, et elle, Kitty, on vous le jure messieurs : Alex était normal. Enfin dans la normalité qui à l’époque étaient les standards de sa vie. C’est important je crois de le signaler. Je ne dis pas qu’il était complètement clean, non, mais il n’était pas défoncé.<br />
Bref, alors que nous on était content (surtout Kitty) de le voir, lui, il a recommencé à s’engueuler avec la fille.<br />
Pour rien. Il en oubliait même de fumer ses cigarettes bizarres et de boire.<br />
Encore qu’ils s’engueulent, ça va, on avait plus ou moins l’habitude, c’est un grand nerveux notre Maître. Mais là, c’était vraiment violent. Et ça a carrément dégénéré quand Il a commencé à tout casser.<br />
D’abord la table basse (basse avec un e à ne pas confondre avec moi), une table en verre soi disant Sécurit. Tu parles. Alex a foutu un gros coup de poing dedans et la table a volé en miettes.<br />
Il s’en est pris ensuite aux DVDs qui traînaient. Il les prenait, ils les ouvrait et il les déchirait. Il en a fait une dizaine comme ça, essentiellement les cadeaux. Je sais qu’il pleurait presque déchirant un DVD en moumoute et qu’il hurlait ” les choses matérielles finissent par nous posséder “. Mais c’est lui qui était possédé. Après les DVDs, ça a été le tour des CDs. Pourtant il y tient. Enfin il y tenait.</p>
<p>Après sa Crise<br />
Il a passé un mois loin de la maison. Il nous l’a dit après ce qu’il avait vécu.<br />
D’abord il a été dans un hôpital. Où on lui a donné plein de cachets pour qu’il dorme, qu’il se ” repose ” comme ils disaient. Faut avouer qu’Alex a bien failli mordre la psychiatre qui l’a vu. En tout cas, ils ont pris conscience de son état, et la fille, qui était super gentille, même lui le reconnaît, elle l’a accompagné et convaincu de rester, de se faire soigner, au moins la nuit. Lui pendant ce temps il pensait à l’autre.<br />
Un beau sac de noeud.<br />
Finalement, il est resté, et le lendemain, il y a eu de nouveau bataille avec les médecins. Médecins qui lui ont fait une piqûre pour qu’il dorme, le temps de convaincre la fille qu’il faillait le faire interner. Soit c’était elle qui décidait, soit ils le remettait à la police pour que ce soit la police qui le fasse interner. Si j’ai bien compris, ça lui a évité des ennuis avec la justice.<br />
Du coup, ils l’ont emmené dans un HP. Un hôpital psychiatrique. Et on l’a plus vu du tout pendant deux semaines. La fille passait nous nourrir, elle s’occupait de nous. Avec moi, elle en a profité pour me rassurer. Faut dire que j’avais super peur. Il se marre en disant que je suis la représentation de son état psychique. Moi ça me hérisse les poils : j’aime pas le bruit, j’aime pas les gens, j’aime pas qu’on me caresse. Enfin, pour être plus précis, je ne cours pas après.<br />
Après ces deux semaines, il revenait la journée. Mais ce n’était pas le même. Drogué en permanence. Pas aux cigarettes bizarres. Non, à un truc beaucoup plus fort, qui lui faisait dire n’importe quoi. Et faire n’importe quoi. Il pleurait beaucoup sur son sort. Moi je l’avais connu plus dur, la c’était une loque. Ça, pour du n’importe quoi, c’était du n’importe quoi. Il a mis du temps à se relever. Je dirais environ 3 mois. Parce qu’au bout de trois mois, la lueur est apparue. Pas dans le sens que les gens ont l’habitude, mais pour lui, c’était l’arrivée du messie. Il allait se faire virer. S’en est suivi une période d’un mois où il avait beaucoup de mal à prendre sa décision, car elle allait à l’encontre de ce qu’on lui avait inculqué, mais bon, il a fini par capituler, à ses conditions. Et deux mois après, il était définitivement libre.<br />
Pendant toute la période où c’était fluctuant, il prenait toujours ses pilules, mais ça allait decrescendo.<br />
Il nous l’a expliqué.<br />
1 et tes soucis te semblent moins problématiques.<br />
2 et tu es très calme, passif, mou.<br />
3 et tu te sens fatigué et triste.<br />
4 et tu es amorphe.<br />
5 tranxen et tu es complètement pâteux et tu ne sais plus très bien ce que tu dis/penses/fais.<br />
Evidemment les phases sont cumulatives. Sinon ça ne serait pas rigolo.<br />
Bref, à peu près 5 mois après sa crise, ça allait mieux. Je crois qu’il a fait une rechute qui a nécessité un retour à l’hôpital quand il est retourné travailler la première fois, mais en gros, en septembre/octobre ça allait mieux. C’est là qu’il a décidé de partir vers le nord, parce que la vie dans le sud n’était plus possible, ça lui faisait trop mal.<br />
Et accessoirement c’était trop cher.</p>
<p>Maintenant<br />
Plus d’un an a passé. Nous nous portons bien, merci.<br />
Et Lui aussi. Il est en pleine forme.<br />
Comme s’il avait pris conscience de ses limites, qu’il avait été au point de non retour et qu’il en était revenu.<br />
Ça fait plaisir de le voir comme ça. Il est franc et honnête avec les gens (enfin je crois, je ne le vois pas tout le temps mais il fait ce qu’il veut et le montre), il s’est calmé (je le vois des fois passer la soirée à ne rien faire et à ne même pas toucher son ordinateur). Tout va bien dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas Aldous?<br />
Mais je sais aussi que ça lui coûte. C’est des efforts de tous les instants. Y’a des exemples qui ne trompent pas.<br />
Tenez, par exemple. Le week-end dernier. C’était grosse fiesta à la maison. La nouvelle, celle encore plus au sud qu’avant. Et bien déjà il a pas tant bu que ça. Ensuite il a fumé, mais dans la limite du raisonnable. C’est à dire qu’il y avait un temps de latence entre les joints. Pas comme avant où il en fumait un pendant qu’il roulait le suivant. Eh bien, un ami de la fille (nouvelle) qui vit avec nous, a cassé sa tour à fumer. Une sorte de bocal plein d’eau avec un tuyau. Attendez je vais voir si je trouve le nom. Naar-gui-lèh. Ben ce truc, le monsieur il l’a cassé. Et Alex n’a rien dit. Il a juste demandé à ce qu’on sauve les DVDs restant et son affiche. C’est pas du progrès ça? Je crois qu’il s’en fout vraiment de ce truc.<br />
Autre exemple? La fille qui vit avec nous. Ils ne sont pas ensemble, juste, ils vivent sous le même toit et chacun son boulot, chacun ses emmerdes, chacun sa chambre et pas chacun son chat. Bon, on va quand même de temps en temps dans la chambre de la fille, c’est plus propre et ça sent un peu mieux que chez lui mais non, l’appart est correct, notre litière aussi, c’est royal. Et les deux nous en font la remarque, comme quoi vivre une vie de chat avec eux (elle et Alex), finalement, c’est une bonne réincarnation.</p>
<p>NotaBene : Pour préserver l’anonymat des gens, et plutôt que de changer les noms &#8211; vous auriez pu les reconnaître avec un peu de sixième sens félin &#8211; je n’ai cité que ceux dont je sais que cette histoire ne les blessent pas. A savoir Kitty et moi, Bass. Pour Alex, c’est son histoire et sa douleur. Et je sais qu’il essaye de changer alors…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.myprivatelife.net/textes/sirius-the-black-cat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
