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	<description>Alexander de Querzen&#039;s Dirty Diaries, Texts, Poems and sh!t like that.</description>
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		<title>Séb</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire. Il s’appelle Seb. Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit. Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire.</p></blockquote>
<p><span id="more-77"></span></p>
<p>Il s’appelle Seb.</p>
<p>Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit.</p>
<p>Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. Il se fond dans la masse. Ses habits sont une protection contre le monde extérieur, une carapace contre les regards, une non-invitation à faire connaissance. Habillé de manière passe-partout, privilégiant les couleurs sombres, s’autorisant parfois un petit extra au niveau de son teeshirt, parfois revendicatif, parfois à l’effigie d’un groupe qu’il aime, parfois simplement parce que c’est le premier qui lui est tombé sous la main. Visage caché par une casquette, cheveux rasés, Seb est le parfait exemple de Mr ToutLeMonde, de Mr Personne.</p>
<p>Vous le verriez, vous n’en sauriez même pas qu’il s’agit de lui.</p>
<p>Sa vie est un vaste cycle de recommencements perpétuels, une longue suite monotone de remakes des mêmes moments, aux mêmes endroits, avec les mêmes gens.</p>
<p>Lorsqu’il était petit, Seb était intimement persuadé d’être le prisonnier d’une vaste cage en verre, où un géant s’amuserait à jouer avec lui, ses sentiments, ses peurs, ses envies, son existence… Comme il jouait lui même avec ses PlayMobils. Au fond, pourquoi pas : bien que ses parents (surtout son père, surpris d’un tel illogisme chez un enfant censément intelligent) lui aient prouvé que ce n’était pas possible, Seb n’en est pas intimement convaincu. Quelque chose lui dit que l’on n’en sait trop rien en fait.</p>
<p>Seb est fils unique, son monde est imaginaire, sa vie est rêvée et sublimée pour mieux pallier la morne et triste réalité.<br />
Peut-être à cause de ça, Seb s’est replié sur lui-même.<br />
D’enfant unique il est devenu enfant solitaire.<br />
Ses parents cochaient pourtant toujours la case “s’intègre facilement dans un groupe” : au fil du temps, il s’était aperçu qu’être un caméléon avait beaucoup d’avantage.</p>
<p>Petit à petit, Seb a grandi, traversant les années 80 sans s’en rendre compte, puis les 90 en commençant à prendre conscience que le monde semblait définitivement ne pas tourner rond.<br />
Au XXIème siècle, maintenant, Seb continue de se sentir bizarre dans un monde qui ne lui appartient pas.<br />
Son grand père avait eu le débarquement et la guerre d’Algérie? Lui aura eu la mort de Ceausescu et la chute du mur de Berlin.<br />
Ses parents ont eu mai 68? Il se prendra en pleine face les bombes dans le métro en 95, les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004.</p>
<p>Selon la classification de Strauss et Howe, Seb fait plus ou moins partie de la fameuse “Génération Y”. Plus ou moins, pas exactement, tout dépend de la version adoptée.</p>
<p>Seb, lui, pense qu’il est juste là.<br />
Ni totalement Y, ni formellement X.</p>
<p>Le terme de “next generation” lui conviendrait mieux.<br />
La génération suivante.<br />
Celle après ceux-qui-ont-ouvert-le-chemin.<br />
Mais la différenciation est plus subtile.</p>
<p>Seb a lu des livres, beaucoup. Certains en diagonale, parfois par obligation, d’autres avec plaisir, il en a même relu tout ou partie. Il pourrait citer Philip Kindred Dick et Maurice Dantec, Ann Scott, Virginie Despentes ou Nick Hornby, Stephen King et Ann Rice, Antoine de Saint Exupery, ou encore Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk et Charles Buchovski… Il voit de plus en plus de films adaptés de livres, sans que les gens le sachent. Il est attristé de voir que l’imagination semble se désagréger. Il aime retrouver ses auteurs, comme de vieux amis.<br />
Seb aime la musique, même si ce n’a pas toujours été le cas. Il croit être passé par tous les courants musicaux, du hard rock au rap, en passant par le reggae ou le rock, à chaque fois oscillant entre le bac commercial et les découvertes du moment.  Grâce à ses ami(e)s, Seb peut continuer de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles manières d’exprimer un sentiment, modifiant ainsi son TopTen permanent des musiques favorites. Certaines restent toujours des coups de cœurs, sortes d’hymnes souvenirs d’une époque. Certaines lui semble le décrire parfaitement, soit en partie, soit totalement. Certaines sont spécifiques à des personnes, d’autres à des moments, bons ou mauvais, partagés (ou pas). La musique est une nécessité vitale pour Seb, quelque chose qui le rapproche du héros de “Haute Fidelité” : elle lui permet plus ou moins de savoir si une personne est compatible, au même titre que pour les livres et les films…. D’une certaine manière…<br />
Nourrie à l’image, parfois déformée par la caméra, d’autres fois retouchée par ordinateur, l’information se mélange à la fiction, le blockbuster de l’été ne l’impressionnant pas outre mesure mais tombant en admiration devant un film dialogué par Audiard. Il cherche les bons films, cumulant un scénario intelligent, des acteurs qui gèrent et un réalisateur qui se prend pour un véritable chef d’orchestre et cherchera la version dvd ultimate pour ceux-là, mais larvera devant la dernière production hollywoodienne pour peu qu’elle n’en soit pas trop indigeste.</p>
<p>Tableau idyllique d’un humain en pleine possession de ses capacités intellectuelles.<br />
Carnage catastrophique car la culture appelle la culture et qu’elle est sœur de dévoreuse de temps.</p>
<p>Nourri au nouvelles technologies, à même pas 30 ans il est doublement drogué.<br />
Aux médicaments d’abord.<br />
Légaux et illégaux.<br />
Toujours de quoi supporter la réalité. Atténuer les effets néfastes d’une vie chaotique.<br />
Contre le mal de tête, pour pouvoir dormir, contre l’allergie, contre la toux, pour la peau…<br />
A l’Internet, pieuvre tentaculaire, matrice globale et locale.<br />
Tellement accroc qu’il ne lui semblerait pas si difficile ni si inconcevable que ça de s’enfermer dans une tour pendant une période (in)déterminée. “Le Maître du Haut Chateau”. L’expression lui revient, traversant son esprit, faisant frétiller quelques neurones, libérant quelques souvenirs et pistes, saturant encore un peu plus sa mémoire.</p>
<p>Le “Do Your Thing” des hippies continue de s’appliquer au fond.</p>
<p>Lui, et ceux de sa génération n’en savent strictement rien de ce qu’ils sont venus foutre sur cette planète à moitié dévastée par leurs prédécesseurs. Un environnement dégradé, se détruisant de plus en plus, inexorablement, une courbe de destruction exponentielle. Une population aveuglée, en ne se préoccupant pas du sort de Gaïa, ne donnant aucune confiance dans l’avenir.<br />
Attristé de voir que des médicaments soignant de nombreuses choses pourraient voir le jour, mais qu’ils ne sortent pas des laboratoires.<br />
Dépité de voir que des modèles de voiture hybrides sont disponibles mais inaccessibles pour le commun des mortels.<br />
Perplexe face à la course à l’industrie, à l’automatisation, à l’informatisation, mais en participant pleinement à cet état de fait.</p>
<p>Seb se pose en observateur, il est loin, très loin d’être un exemple ou un chemin à suivre.</p>
<p>Il essaye de se contrôler.<br />
Il essaye de s’intégrer.<br />
Il essaye d’apprendre.<br />
Il essaye de gérer.<br />
Il essaye de vivre.<br />
Mais il n’y réussit pas.</p>
<p>Il le voit bien depuis quelques joursemaines.<br />
Il se couche de plus en plus tard.<br />
Il n’arrive plus à se lever, chose normale après des nuits de 4 ou 5 heures.<br />
Il a de plus en plus tendance à s’auto-exclure du groupe, de la meute, marre des mini-guerres de clans, des micros luttes de pouvoir…<br />
Il se sent bien chez lui, caché, inaccessible sauf quand et à qui il le désire, préférant la solitude d’un appartement vide à la foule bruyante d’un bar bondé.<br />
Longtemps considéré comme un oiseau de nuit, il n’en rentre maintenant plus que complètement déchiré, devant faire des efforts de mémoires pour savoir si oui ou non il a passé une bonne soirée.</p>
<p>L’alcool, son dégât majeur, troisième drogue à rajouter. Comme tous ceux de son âge, à des degrés différents, tout simplement, il a l’alcool mondain, entre amis, celui des restaurants et des soirées en clubs.<br />
Combiné à la cigarette ou au joint, cocktail explosif et détonnant pour avoir l’air cool mode caméléon quelque part.<br />
Ne pas se dévoiler, encore.<br />
Se cacher, toujours.<br />
Toujours avoir l’air de s’en foutre, d’être cynique. Ou au contraire exagérer ses sentiments.<br />
Son exubérance lui sert de paravent à son incapacité chronique à avoir confiance en lui.</p>
<p>Seb a fait les comptes, il a 30 ans.</p>
<p>Plus aucune perspective d’avenir, il se sent trop vieux pour créer son entreprise, ses parents ne dirigent pas une société qu’il va devoir reprendre, son boulot n’est qu’un simple 9/18 basique et commun au trois quart des gens avec qui il partage ses métros quotidiens…</p>
<p>Sa copine veut s’installer avec lui, il ne sait pas comment lui dire qu’il se demande toujours pourquoi il est encore avec elle depuis tout ce temps, elle a pourtant déjà prévu leur programme sur les 6 prochains mois. Il continue de fantasmer sur sa collègue de bureau et la serveuse de son bar favori, et ne peut pas s’empêcher de détailler les gens (essentiellement du sexe féminin) qui croisent son chemin ou son regard pendant ses pauses…</p>
<p>Sans être catastrophique, son compte en banque n’est pas reluisant.<br />
Entre son prêt pour l’appartement, celui pour l’installation et le crédit pour le scooter, la fin du mois commence de plus en plus tôt. Par la force des choses il a été obligé de diminuer le rythme des sorties, et considère profiter moins bien de la vie qu’auparavant.</p>
<p>Seb se pose la question : que fout-il ici? Présentement? A l’heure actuelle?</p>
<p>En ce moment précis, il ne croit plus en rien.</p>
<p>Il en a juste marre.<br />
Marre d’essayer de gérer.<br />
Marre de tenter de vivre une vie passable.<br />
Marre de courir après le temps.<br />
Marre surtout de faire semblant.</p>
<p>Il est dans un épais brouillard, dans une nuit noire, un endroit obscur, un tunnel sombre où la lumière ne perce pas.</p>
<p>Je suis Seb.<br />
Je suis personne.<br />
Mon nom est légion.</p>
<p>C’est dur de vivre lorsqu’on n’en a pas forcément envie.</p>
<p>J’appuie sur la détente de mon flingue introduit dans ma bouche.</p>
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		<title>Incommunicanto</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication… [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Avec le recul, je me dis que JeSaisPlusQui avait tout compris. C’est vrai quoi : entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce que tu entends, ce que tu veux comprendre…ça fait moultes raisons de communiquer bordéliquement… C’est cool, c’est le sujet de ce texte, la communication. Ou plutôt l’absence de communication…</p></blockquote>
<p><span id="more-75"></span></p>
<p>Bon, ça, c’est fait… J’ai encore l’option là. Ou celle-là (plus banale…) Mais bon…<br />
Pardon ? Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si.<br />
Je me comprends. Et c’est le plus important.<br />
Moi-même personnellement, je suis non seulement d’accord avec moi, mais en plus, je me pose les bonnes questions. Enfin bonnes, je ne sais pas, celles qui m’intéressent en tout cas. Je me trouve super intéressant en fait. Et je me fous (complètement) des gens.</p>
<p>Vrai ? Faux ?<br />
Là est la question.<br />
Encore une.<br />
Faut croire que j’aime çà.<br />
Me branler sur des questions en jouant avec des mots. C’est cool non ?<br />
J’adore ça en fait si ça se trouve. Option 1.<br />
Je joue super bien mon jeu et en fait je ne sais pas m’exprimer. Option 2.<br />
Entre les deux j’hésite et je cite.<br />
Le fond et la forme. Le Yin et le Yang. Le Bien et le Mal.<br />
On en revient toujours aux mêmes trucs basiques et cycliques.</p>
<p>Pour une fois, occupons nous du fond, sans prêter une attention forcenée à la forme.<br />
Prenez ma main et suivez-moi sur les chemins tortueux et sinueux des limbes de mon cerveau embrumé, ‘envappé’, enfumé, torturé et rêveur. Je vous préviens d’entrée : la route est longue, obscure, je ne garantis ni les moyens, ni la fin. Justification comme une autre : si la fin justifie les moyens, les moyens ne justifient pas forcément la fin.</p>
<p>En fait, je ne sais pas où aller et comment y aller et par où commencer. Mais j’y vais. C’est parti. Théorie des Shadocks : ” Quand on ne sait pas où aller, il faut y aller. Et le plus vite possible “.<br />
Voilà.<br />
C’est sympa que vous me suiviez. Si si, je vous assure. Je me sens moins seul d’un coup. De toute façon, je suis plusieurs dans ma tête, je patine à la limite de la schizophrénie déclarée. Ça a au moins un avantage : celui de ne jamais se sentir seul. Mais bon. Pas que je sois avide de compagnie humaine, mais j’aime parler, ça, c’est vrai, j’avoue, mea culpa, mea maxima culpa.<br />
Et pis j’avoue : j’ai peur du noir.<br />
Si ça vous gêne vraiment de rentrer comme ça dans ce qui me sert de cerveau, ne vous inquiétez pas. Il est aussi bordélique que d’habitude. Aussi fuyant et câlin que mon chat. Ce n’est peut-être pas fait pour vous rassurer ? Ne commencez pas, mauvaises graines! J’ai dit que l’important était le fond. Pas la forme. Et puis merde, si vous n’êtes pas content, barrez vous. Foutez ce putain de texte à la poubelle, barrez vous et ne venez pas me donner de leçons.<br />
J’ai la ferme intention de faire ma propre psychanalyse.<br />
Je crois qu’en fait, pour tout vous avouer, c’est Pierre qui m’a glissé l’idée tout à l’heure. J’écoutais son spectacle au Théâtre Grevin (octobre 1986, j’avais quoi, sept ans ?) et il m’a donné la solution dans son ” Intro “. De mémoire : c’était à propos des névrosés et des psychotiques. Son psy lui avait conseillé la thérapie de groupe, et comme ça coûtait cher, le psy lui a filé une astuce pour que ça lui coûte que dalle : se donner en spectacle. Conclusion de Desproges : ” C’est pourquoi, Mesdames et Messieurs, je vous ai priés de venir tous ici ce soir pour me regarder faire mon intéressant. Bonsoir. ”</p>
<p>Toute histoire à un commencement.<br />
Et mon histoire à moi commence il y a longtemps.<br />
Quand j’étais étudiant en fait.<br />
Enfin, non, ça a commencé avant, mais je situe la chute il y a 4 ans environ.<br />
Pour faire court et éviter de me justifier sur tout, les 20 premières années de ma vie ne sont pas signifiantes : ce n’est que l’apprentissage de la vie. Ou de la Vie avec un v majuscule. Je sais pas ce qu’il faut mettre. Je m’en fous.<br />
Pour en revenir à ma justification, la meilleure image, c’est Kassovitz (encore lui, définitivement je l’aime bien) qui me la fournit dans le film ”<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPLbdFc4aI" target="_blank">La Haine</a>“…<br />
C’est l’histoire d’un mec qui chute d’un building de 50 étages et qui a chaque étage ce répète sans cesse … Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Jusqu’ici tout va bien…<br />
Mais l’important n’est pas la chute…<br />
C’est l’atterrissage.</p>
<p>Bref.</p>
<p>L’impression d’avoir été un vilain petit canard. Touche pas à ça p’tit con. Ferme ta gueule branleur. Soyons clair : je n’ai pas un complexe avec mon père ni avec ma mère. On oublie d’entrée l’ultra-simpliste complexe d’Œdipe.<br />
Pourquoi ? Au plus profond de moi, je sais et sens que ce n’est pas ça.<br />
De nouveau ma putain de prétention.<br />
Excusez-moi, je vais me branler devant tant de génie, je reviens de suite.<br />
Plus sérieusement, je prends conscience que je me mets à nu, mais ça permettra peut-être de mieux me cerner.<br />
Pour vous (mais je m’en fous au fond, à part pour une élite ‘reconnaissablement’ reconnaissante).<br />
Pour moi (mais je ne sais pas si j’aurais le recul ou si je ne suis pas trop barré déjà pour sauver les meubles).<br />
Alors oui, j’ai du fermer ma gueule pendant un moment. Long, mais cela m’a permis d’être tel que je suis, et en ceci, non, rien de rien, je ne regrette rien, merci Edith pour cet interlude musical.<br />
En tout cas, le fait de fermer ma gueule a eu cet avantage : ciseler les mots, les peaufiner pour qu’ils fassent le plus mal possible. Dans ma tête au moins.<br />
Mais je ne sais pas tenir ma langue.<br />
Je suis limite à penser à haute voix.<br />
Donc ça m’échappe.<br />
Et ce que je pense, qui devait rester mon jardin secret (vous savez, le fameux truc du ” merci patron ” bien lèche couilles pendant que vous pensez à lui fracasser le visage à ce bâtard) devient une mini bombe balancée à la face des gens.<br />
En gros : je suis un terroriste des mots.<br />
Enfin, j’en ai l’impression en tout cas.</p>
<p>Pendant que je me roule un joint et que je relis ce que je viens de marquer, une sorte d’auto-satisfaction fière et prétentieuse semble se dégager. Ce n’est pas ça. Je m’aime bien (voir autobiographik pour s’en convaincre) mais ce n’est qu’une carapace, une armure construite par et contre les autres…<br />
Au final, je forme un mélange bizarre, une sorte d’alchimie improbable.<br />
Tiraillé entre rêve et réalité.<br />
Tiraillé entre envie et devoir.<br />
Tiraillé entre nécessité et besoin.<br />
J’ai toujours ironisé sur le fait que si je devais mourir ce serait pendu, à cause de la mandragore… Je fais toujours le même cauchemar, où je me noie dans un lac glacé tandis que mes potes essayent de me sortir de la flotte… Une clé de ce songe serait que je suis submergé par la pression et l’émotion…. Je suis assez d’accord.<br />
Je vais devoir ajouter l’image (morbide) de mon existence : moi, subissant le supplice de l’écartèlement, avec les chevaux qui tirent mes bras et mes jambes chacun dans son coin. Mes cours d’histoire me reviennent : l’écartèlement est le supplice réservé aux régicides. Ça va pas aider pour ma prétention ça…</p>
<p>Après une longue réflexion mûrement réfléchie, j’en viens à adhérer à la théorie du chaos. Ce fameux ” effet papillon ” : un battement de papillon peut, par ricochets, provoquer un typhon à l’autre bout de la planète… Et si et si et si et si ?<br />
Vous ne voyez pas où je veux en venir ?<br />
Vous êtes perdu ? Choqués ? Tristes ?<br />
Pas grave.<br />
Monsieur Nintendo a tout compris : ” Play 24/24 7 :7 “. La vie n’est qu’un jeu.<br />
Et ce jeu a sa propre notice explicative.<br />
Sauf qu’elle mute en fonction des événements, qu’elle se modifie pour s’adapter aux nouvelles données.<br />
De la théorie du chaos, j’en déduis que ma vie m’appartient, et que je suis ce que je suis suite à un enchaînement involontairement volontaire. Mes choix ont aboutit à ce résultat. Qui sera modifié demain. Et après demain. Et dans une semaine, un mois, un an… La vie offre des millions de possibilités.<br />
J’avais dit que le chemin était sinueux.</p>
<p>Revenons en à l’incommunicanto. C’est joli ça comme mot. Je viens de l’inventer. Enfin, je crois. Ça me semble signifier l’état d’impossibilité à communiquer.<br />
Parce que de tout ce que j’ai dit avant, j’ai trop l’impression d’être ailleurs pour être ici.<br />
De nouveau ce sentiment de prétention.<br />
Mais en fait non.<br />
Je me débats déjà avec moi-même, pour ne pas vouloir ou ne pas avoir la force de débattre avec les autres.<br />
Mmmmh… Les mots sont des armes, mais là, la phrase précédente est un bazooka. Nuançons.<br />
” Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuse. ”<br />
Pour moi, je dirais que le monde se divise en deux catégories. Ceux qui parlent et ceux qui écoutent. Après c’est plus flou. J’écoute tout le temps mais je ne parle que quand je connais.<br />
Et merde.<br />
De nouveau, la forme peut évacuer le fond. En fonction de l’interprétation du mot ” connaître “. Je l’utilise au sens humain du terme, mais s’il est pris au sens culturel du truc, ça fout le bordel.<br />
Pourtant j’estime que l’écoute est liée et nécessaire à la parole.<br />
” Ne vous lassez pas d’écouter ; parce qu’on apprend à parler en écoutant les autres. ” a dit le sage.<br />
” Parler est un besoin, écouter est un art. ” a dit Goethe.<br />
Ça rend déjà ma position plus tranquille.<br />
Finalement, le problème était mal posé.<br />
On me reproche de ne pas poser de questions, de ne pas m’intéresser parce que je ne parle pas. Ou peu. Ou mal.<br />
C’est tout simplement parce que j’écoute. Ça a en plus l’avantage de me permettre de m’évader plus facilement, j’avoue. Mais aussi parce que si je me sens à l’aise pour faire le con et sortir des conneries, parler de moi est déjà une autre paire de manches.<br />
Alors oui, d’accord, on pourrait dire de nouveau que ma prétention est incroyable : ” moi ” ” moi ” ” moi “…<br />
Tout a fait. Je le revendique. Regardez les gens autour de vous. La majeure partie veut exprimer son point de vue, le faire partager aux autres. Ce qui n’inclue pas forcément une écoute.<br />
Je préfère de loin ma position : fermer ma gueule, écouter tout en pensant à autre chose, poser des questions pour rebondir et pour apprendre à/et connaître… Garder mes rêves, mon intimité pour mes proches, qui seront capable eux de faire le tri.<br />
En plus de mon chat, je devrais me prendre un caméléon pour animal totem, ce serait rigolo et explicite…</p>
<p>La théorie du chaos a entraîné un esprit tortueux et disjoncté peut-être, qui a du mal à communiquer clairement et facilement, les idées se télescopant pour repartir à toutes vitesses chacune à l’opposé. Du coup, je suis tête en l’air, dans les étoiles. Ailleurs. Et le fait d’être à l’écoute n’est pas forcément une marque de désintérêt. Au contraire. C’est simplement un moyen de communication, avec ceux qui ne me connaissent pas et que je pourrais involontairement blesser. Choses que mes ami(e)s peuvent comprendre, atténuer et passer outre car ils me connaissent…</p>
<p>Je crois que je pourrais copier/coller l’intro : ” Vous ne voyez pas ce que je suis en train de dire ? Pas grave. Moi si. Je me comprends. Et c’est le plus important. (…) Et je pose les questions. ”</p>
<p>En fait, je viens de me relire. Deux mots ont sautés entre l’intro et la conclusion. Ça change le sens, l’une est comment on me perçoit, l’autre comment je me perçois :<br />
” Et je me pose les bonnes questions. ” (introduction)<br />
” Et je pose les questions. ” (conclusion)</p>
<p>Pour finir, un mot d’un mec qui n’aimait pas les hommes, mais ce qui les dévorait : ” Il faut de l’esprit pour bien parler, de l’intelligence suffit pour bien écouter. ” (André Gide)</p>
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		<title>L0VE &#8211; before, during, after</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:06:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J’ai l’air d’un connard franchement? Ouais? T’es pas sympa. J’peux aussi être amoureux. Plus ou moins. A des degrés différents. Parfois, je tombe dans le piège. Et à chaque fois je me promets de ne PLUS y refoutre les pieds (mais je suis super cool avec mes propres limites que je m’autofixe donc…)</p></blockquote>
<p><span id="more-28"></span></p>
<p>Je vais la voir. Enfin. Après une longue semaine d’attente, je vais la voir…J’ai discuté avec elle une fois ou deux, sur Internet. C’est pratique, ça va aussi vite, et ça coûte moins cher.<br />
Pour en revenir à elle, je la vois à midi… Plutôt midi et demi au final, parce qu’il faut bien laisser le temps au train d’arriver. Mais bon, je la retrouve, avec un peu de mal, j’avoue. On ne pense jamais à préciser le lieu de rendez-vous. On dit ” Rendez-vous à la gare “, oui mais où ? Hall départ ? Hall arrivée ? Devant le hall sortie? Devant l’entrée ? Sur la voie ? Selon Bernard Werber (auteur de l’excellent ” Les Fourmis “), il y a au moins 8 façons de ne pas se comprendre. Je pense que pour un rendez-vous, il y a au moins cinq façons de se louper…<br />
Toujours est-il que nous nous (re)trouvons, et qu’on file direct chez elle… Apéro (coca + bédo) puis on mange. De mémoire, concombres, escalope/haricots verts. Café. Digestif (un joint d’herbe plutôt qu’un bédo de shit). Entre temps, et vu que nous sommes de jeunes gens modernes, nous avons fixé rendez-vous à des amis. Moi c’est à 15h devant la FNAC (pratique les FNAC : ça fait un super point de rendez-vous), elle elle ne sait pas trop quand encore. Finissage de joint et décollage : on sort de l’appart (au passage le score final est de 1 coup pour le mur et 0 pour votre serviteur).<br />
Balade urbaine, on fait la moitié du chemin, on s’aperçoit que l’on est à contre-courant, alors j’appelle mon pote et je lui dit de me rappeler quand il est à proximité. On suit les gens…Les gens nous suivent. C’est curieux la foule. Ça réagit bizarrement. En masse. Donc disproportionné. Et forcément impressionnant. Etant agoraphobe (pas beaucoup, mais je me sens assez mal à l’aise), on coupe par les petites rues et on rejoint tout le monde sur la place Stan’. Comme la manif’ n’a pas commencé, je lui offre un verre. Le grand classique.<br />
Deux choses de vingt ans dans un café classé ” classe “, à la vue des croulants autour de nous, ça fait tâche. La scène fait d’ailleurs bloquer : nous sommes dans une bulle spatio-temporelle qui préserve ces gens de la manifestation anti-FN qui s’organise sur la place. Et nous regardons des gens qui observent des gens à travers des vitres. Une image se forme dans mon cerveau : je suis le plongeur dans l’aquarium qui regarde fixement le poisson rouge collé à la vitre et bullant tout ce qu’il peut à la face des humains.<br />
Mon pote me rappelle, il nous rejoint dans cinq minute, soit le temps exact dont nous disposons pour : finir notre verre à moitié plein, finir la clope, nous préparer, aller payer la serveuse, sortir et nous rendre au lieu précis et exact de rencontre. Impossible en cinq minutes, jouable en moins de dix. De toute façon, rétrospectivement, pas de problème : notre pote est encore plus à la bourre que nous.<br />
On se saute mutuellement dans les bras, effusion de saluts et de bisous, puis on se fond dans la masse mouvante qu’est la foule. Autant celle de tout à l’heure était calme et silencieuse, autant celle ci se déchaîne : ” Eeet F comme fachos, eeet N comme nazis “, ” Bleus de peur, blanc de rage, rouge de honte ” et mon préféré ” Libérez Marie-Jeanne, enfermez Jean-Marie “…<br />
Nous sommes en avril 2002, entre les deux tours (rien à voir avec Le Seigneur des Anneaux), et dans une semaine le peuple devra choisir entre Chirac et Le Pen.<br />
Mon pote prend des photos, aussi bien de la foule que d’un mec hurlant qu’il faut voter escroc mais pas facho (dans ma tête, je corrige facho par ” facho-escroc “) ou d’un panneau noyé dans la foule annonçant qu’il faut faire attention &#8211; tram en service.<br />
Finalement, après avoir fait le tour du pâté de maison &#8211; hum, réaction de parisien ça, une scission stratégique s’opère : les filles continuent de manifester tandis que les garçons (nous donc) bougeons dans la verdure…<br />
Je profite de ce break pour discuter avec mon pote… Il m’annonce qu’il est amoureux. Ça me fait réfléchir. Et si moi aussi je l’étais ? Bon, j’ai des doutes, mais je n’arrive pas à voir cette nana comme une copine &#8211; enfin, si, mais more should be better &#8211; et encore moins comme une meuf habituelle. Je sais pas. Le feeling. L’impression que si quelque chose il y a entre elle et moi, eh bien ce sera pour un petit moment.<br />
Rien que pour ça, j’aime pas. Je doute et je fuis. Pas envie de risquer le plantage. Même si mon pote me dit que ” faut laisser parler son cœur… “…<br />
Finalement, le spleef fini, on se dirige vers une baraque à crêpes, y’en a plus donc c’est beignets finalement, et on rejoint les filles.<br />
Qui sont rentrées.<br />
Nous aussi alors.<br />
Dislocation du groupe, mon pote me donne rendez-vous pour dans deux semaines, la copine de la miss joue cassos, je me retrouve en tête à tête avec elle. Et au fur et à mesure que le temps passe, je me perds de plus en plus à l’intérieur de mes sentiments.</p>
<p>Je ne sais pas. Elle est mignonne (plus que certaines et moins que d’autres, as usual), gentille, adorable… Mais &#8211; hallucination &#8211; je craque totalement. Complètement. J’en suis à ce point de réflexion qu’il est déjà l’heure de prendre le train…</p>
<p>” Fais ou ne fais pas, mais n’essaye pas… ” Ouais Yoda, t’as raison… Je fais, je fais…<br />
Juste avant de monter dans mon train (en direction de Machin va partir, prenez garde à la fermeture automatique des portes) je lui glisse qu’elle n’est peut-être pas la femme idéale, mais qu’elle s’en approche. No reaction. Ok, au moins je sais où j’en suis…</p>
<p>Le train part, je scotche pendant vingt minutes, puis tapotage d’un SMS sur mon Alcatel, pour dire ce que je pense. Enfin essayer de le dire. Je ne sais pas expliquer ce que je ressens à ce point là. Sauf que depuis que je l’ai vue, je me demande si je peux me passer d’elle. Bon d’accord, c’est possible (de toute façon, faudra bien, Nancy &#8211; Paris, c’est pas deux stations de métro près), mais sérieusement, la question m’effleure…<br />
Premier message… Deuxième message… Nada. Que dalle. Zero. Rien. Tchipettes. C’est bon, je peux arrêter, je m’excuse, j’arrête de faire mon boulet.<br />
Là… Là, lueur d’espoir : ” Tu n’es donc décidément pas dans ma tête. BUMP WRONG ANSWER. ” Ouais mais euuuh, ça veut dire quoi? Je sens le truc compliqué et torturé.</p>
<p>Je mange avec mes parents. Je regarde la télé avec eux (Patrick Sébastien, si c’est pas pitoyable). Je discute avec eux. Je lis des revues.<br />
Mais en fait je mange je-sais-pas-quoi, je regarde je-sais-pas-quoi, je discute de je-sais-pas-quoi, je lis je-sais-pas-quoi. Mon esprit, mon cerveau est uniquement préoccupé par cette question : quelle est la suite de l’histoire ? Histoire qui me préoccupe au point que je file me coucher à 11h du soir, exténué, fatigué, démoralisé sur le fait de ne rien comprendre.<br />
Tiens, le message a l’air positif. J’en ai assez de jouer au chat et à la souris. Pas envie de la forcer, mais si ça continue, je vais me mettre à pleurer…</p>
<p>Au bout d’une dizaine de messages, je crois deviner que c’est jouable entre elle et moi. Je m’endors sur un espoir. Je sais que la journée de demain sera plus que rude…</p>
<p>(2 semaines plus tard)</p>
<p>Je vous écris quelques mots, comme ça, rapidement. Juste pour vous dire que je suis avec. Et que je suis heureux. Je tiens plus à elle qu’à n’importe qui, elle m’apporte joie et bonheur. Elle me motive et me donne envie de donner le meilleur de moi-même. Me calme par sa présence… Peut-être pour la première fois de ma vie, j’imagine une véritable vie à deux, une vie qui ne stoppera pas dans un mois ou deux.</p>
<p>” Je vois la vie en rose ” me direz-vous.<br />
” Que la jeunesse est folle ” rajoutera sûrement cette mamie.<br />
Effectivement, j’avoue.</p>
<p>Mais ce que je vis vaut le coup de se battre pour que ça continue.</p>
<p>(4 semaines plus tard)</p>
<p>Perte=1. Profit=0. Comme d’habitude, au bout d’un mois, c’est parti en couilles. Nan, deux mois. Bordel à queue plate de castor. Ça me soule de penser à quelqu’un d’autre que moi, de ne pas avoir l’impression d’être libre, de devoir faire attention à quelqu’un alors que j’arrive déjà pas à faire attention à moi.</p>
<p>Alors j’ai dit ” Stop. Fini. ” Ça vaut mieux pour les deux je crois.</p>
<p>Et comme d’habitude, je n’ai plus qu’une envie… D’un côté m’enterrer et de l’autre sortir. Entre les deux mon cœur balance…</p>
<p>Je n’ai peut être pas été conçu pour l’amour… Ou alors, je n’ai pas le bon mode d’emploi.</p>
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		<title>Amicalement vôtre</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:01:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[expression]]></category>
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		<category><![CDATA[relations]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aime bien cette fille, promis. On est un peu pareil dans la déchéance. Elle doit être l’exception qui confirme la règle comme quoi l’amitié amicale entre un homme (?) et une fille (??) existe. Dis merci à la dame. Non pas « masseur », le gars qui masse en utilisant de l’huile ou un autre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J’aime bien cette fille, promis. On est un peu pareil dans la déchéance. Elle doit être l’exception qui confirme la règle comme quoi l’amitié amicale entre un homme (?) et une fille (??) existe. Dis merci à la dame.</p></blockquote>
<p><span id="more-19"></span></p>
<p>Non pas « masseur », le gars qui masse en utilisant de l’huile ou un autre corps gras, par frottement, pétrissage, effleurage ou autres manipulations.<br />
Mais plutôt « Ma sœur ! Ma sœur, touche pas à ma sœur ! » comme le disait l’excellent Romain Duris à propos de sa sœur Monica Belucci dans Doberman.</p>
<p>Notons cette transition subtilement bien amenée.<br />
Je parle de cinéma.<br />
Je ne suis pas acteur, mais ma vie est mon propre film. (Vous ne voyez pas où je vais ? Pas grave, moi non plus : et on s’amuse et on rigole !)<br />
En fait je n’ai pas de sœur.<br />
J’suis fils unique.<br />
Mais j’ai une sœur.<br />
Et j’t’emmerde d’abord : c’était son anniversaire y’a pas longtemps d’ailleurs.</p>
<p>Toi y’en a toujours pas comprendre l’explication du bordel ?<br />
Bon j’vais essayer de faire simple.</p>
<p>Dans la vie il y a la famille.<br />
Ça… C’est non négociable et non modifiable. Le seul truc qu’on peut faire à propos de ce sujet, c’est la zapper. Faire comme si elle n’existait pas. Tout ou partie, tout dépend de vos degrés d’affinités. Par exemple, pour ma gueule, mes grands parents et mes parents, à la limite.<br />
Après, y’a les potes.<br />
« On choisit ses amis pas sa famille » dit le dicton populaire.<br />
Mais.<br />
Mais.<br />
Mais…<br />
Y’a des degrés d’amitié.<br />
De nouveau c’est logique.</p>
<p>Il faut avoir conscience que toute personne est susceptible d’évoluer sur cette échelle : soit en grimpant les barreaux, soit en se pétant la gueule et en redescendant à toute berzingue</p>
<p>D’abord, on a les connaissances. Les gens qu’on croise, dont on ne se rappelle même pas forcément le prénom ou ce qu’ils sont ou ce qu’ils font ou d’où on les a rencontrés. C’est le bas de l’échelle amicale. On les croise, on ne sait pas forcément comment les contacter, et puis ce sont les premiers numéros à dégager du portable quand il y a besoin de faire de la place…</p>
<p>Ensuite, on a les amis. Ceux du genre qu’on appelle pour faire une bouffe, aller boire un coup, se faire une sortie tranquille. Ils savent quelques trucs sur vous, mais pas forcément grand-chose. Pas de grosses prises de têtes, ça reste toujours soft. On applique la règle du « ne parlons pas de trucs hypothétiquement fâcheux » et la règle annexe du « ne nous voyons pas trop souvent ».</p>
<p>Après, y’a les potes. Là, les choses sérieuses commencent. Ce sont eux avec qui on va faire des conneries, du genre à vomir sur les Champs Elysées après avoir trop bu, remonter la Rambla à quatre pattes à 6heures du matin parce que trop fatigué ou encore à discuter philosophie, assis sur un banc en back de teuf. De manière plus guerrière, c’est le clan. Une petite vingtaine. Disséminés un peu partout sur la planète, souvent par pack. On peut compter dessus. Les cousins.</p>
<p>De nouveau, transition superbe.<br />
On arrive à la famille.<br />
Ça fait très don Corléone tout ça. C’est fait exprès. J’kiffe le concept et rien ne peut m’en faire dévier (jusqu’à présent, que le Mec là haut me garde).<br />
Les frères et sœurs.<br />
Les ultras-proches. Les tout-près. Ceux qui savent beaucoup (trop ?) de choses.<br />
Et c’est bien comme çà.<br />
Sont pas nombreux.<br />
Le chiffre sacré.<br />
Se7en.<br />
Ils savent qui ils sont et se connaissent.<br />
Les amis de mes amis sont nos amis ?<br />
Pas forcément.<br />
Hey young mc, hey bust a move !<br />
Hé mec, elle est où ta caisse?<br />
On repart.<br />
Le chrono est enclenché.</p>
<p>Donc ma soeur en fait partie.<br />
Que je te rassure, elle n’est pas toute seule hein ! Dans le genre, t’as aussi une mignonne princesse punk… Ou mon frère d’arme de toujours, celui qui fut un temps surnommée « Monsieur ChaiPas »….<br />
La différence ? L’importance de la chose ? Assez vitale quand même : si pour les connaissances et les ami(e)s, ce n’est pas grave (sale ?) de ne pas « bien » les connaître, qu’à la limite, c’est plutôt dans l’ordre des choses, pour ceux (et celles) là,la situation évolue(ra) (ou pas).<br />
Pour les potes, ça change.<br />
J’en ai encore eu l’exemple (enfin même pas un, plusieurs) cette semaine…<br />
Des problèmes d’incompatibilité d’humeur, de compréhension.<br />
Mais en même temps…</p>
<p>La communication étant verbale la majorité du temps, on oublie que le terme de base est l’expression. Les gestes, les sourires, les regards. Bref, un ensemble de choses qui n’est (parfois) pas pris en considération, comme par exemple dans le cas de conversations via messagerie instantanée.<br />
Ouais, quand vos potes habitent à plus de 1 000 bornes, Internet devient un instrument de communication privilégié, beaucoup moins cher que le téléphone, beaucoup plus rapide que le courrier et plus efficace qu’un pigeon voyageur…<br />
N’empêche.<br />
Sans tous ces trucs (et même si les smileys existent – les basiques, je crois qu’on est trop dans le monde de OuiOui sinon), il est difficile de faire passer le(s) sentiment(s).<br />
Un exemple ? So many… En même temps, les gens utiliseraient plus les messages de statuts (à l’ancienne quoi), les choses changeraient peut être. Et puis faudrait être moins stressé. Et moins sûr(e) de soi, en croyant connaître l’autre personne alors que…<br />
Du coup, ça fout la zone, et y’a des pertes. Fut un temps, j’avais l’habitude de dire « perte X, profit 0 » et je crois que malheureusement c’est toujours le cas. Même si parfois, les pertes sont lourdes, comme cette semaine. La question ultime, peut-être, serait de savoir si c’est définitif. Et. Et quoi au fond, un peu comme dans un couple, si c’est brisé une fois, c’est dur à recoller, mais pas infaisable. Mais faut prendre en compte justement ces fissures…<br />
Et faut surtout savoir gérer.</p>
<p>La virtualité des relations fait qu’il est assez simple de (faire) disparaître les gens.<br />
En général, ça se résume à quoi ? Un numéro de téléphone, une adresse mail / messenger…<br />
Et personnellement, je ne sais pas pour vous – et j’’en ai limite rien à foutre, mais alors la strictement que dalle je parle pour moi et c’est suffisant – je ne le(s) connais pas.<br />
Je m’explique, dans le cas d’un mail, il y a souvent des traces, pareil pour messenger…<br />
Réfléxion un peu plus poussée : sur un téléphone aussi, Vodaphone fait la facture détaillée…<br />
Merde.<br />
En tout cas, à part un ou deux numéros de téléphones que je connais depuis très longtemps (entendez par là plus de 4 ans), les autres sont mémorisés sur mon Nokia et point barre. D’ailleurs, ça change tout le temps ces bêtes là. Y’a que les dinosaures pour ne pas céder aux caprices de la technologie modale… Bref, si je scratche le numéro, et éventuellement les messages liés (reçus et envoyés) et ben… poum plus rien, la personne disparaît de mon existence.<br />
Alors imaginez lorsqu’en plus je bloque ! Là c’est la totale : Sir Alex &#038; Mr RATH jouent les filles de l’air.<br />
Je crois n’avoir fait ça que pour quelques personnes (Trinity par exemple ouch), mais à chaque fois je reviens. Trop dur. Comme on dit, de l’amour à la haine y’a qu’un pas. Bon, faut voir la personne concernée aussi hein, faut pas généraliser…</p>
<p>De quoi ? Pardon j’t’entends pas, parle plus fort… Ah, « rien », c’est peut être pour ça que je pigeais pas ce que tu disais…</p>
<p>Et voilà pourquoi en milieu de semaine je me suis aperçu que deux personnes ont décidé de quitter « le clan » pour retourner dans la suburb amicale…<br />
Je ne sais pas si c’est temporaire ou définitif.<br />
Je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je gagne.<br />
Des relations plus vraies, une prise de conscience supplémentaire ?</p>
<p>Hey, guapo, ça sert à quoi de bloquer en losedé sans ouvrir sa gueule ? Tu crois que ça fait avancer le bordel ? Qu’on va sortir du merdier où l’on s’est foutu tous les DEUX ??? Nan j’pense pas, mais t’as raison, la fuite est la (seule) solution… Mais pendant que tu cours vers je ne sais pas où, rappelle toi des soirées passées ensembles, dans les clubs, les teufs, les apparts, la rue, à Paris, Montpellier ou Barcelone… Mais bisou quand même chéri, et prends soin de toi grosse pute (tu vois, encore un exemple de communiquexpression : le « grosse pute » est ici à prendre dans le sens purement amical de la chose, une manière de montrer mon énorme attachement au guapo précité)…<br />
Quand à toi chérie… Les choses ne changent pas, elles ont toujours été la depuis le début… Tu parles de toi, du fait de faire mal, mais pourquoi tu ne regardes pas la réciproque… Pareil, tu « boxes avec les mots » comme disait Arsenik. Alors je ne sais pas, quand on aura tous les deux pris assez de calmants, on papotera, un petit café en terrasse, comme d’hab… Une action à l’ancienne pour retrouver un peu du temps passé, des idées et de l’énergie communicative. Pour une fois, le passif entre nous n’est pas si lourd, faut juste faire des concessions, on se connait sans se connaitre : réaction face à un évènement en fonction de l’autre et non pas de soi. Facile à dire, mais niveau applicatif, c’est autre chose…</p>
<p>Bon ça c’est fait…<br />
Y’a d’autres trucs ?<br />
Ah ouais, la famille.<br />
Je prends l’exemple le plus récent, le plus concret. Et aussi celui qui est quelque part le plus simple pour la simple et bonne raison que l’on communique (efficacement) ensemble.<br />
Oui mes chéries, je parle de Pretty Punk Princess.<br />
Que l’on soit clair (oups, sorry, bad boggle), net et précis : PPP est et sera la numéro 3 du kah0 point.<br />
Mais nous allons nous baser sur ce cas pour nous en servir comme sujet d’expérience. L’expérimentation de la logique humaine quelque part.<br />
Pourquoi ?<br />
PPP et moi partageons un certain nombre de goûts communs, et un peu plus vu qu’on magouille ensemble. Mais c’est tout.<br />
Ok pour la complicité, mais pas plus.<br />
Comme tu veux que je t’explique que c’est l’une des rares personnes avec qui je me retrouve à boire de la bière à 3h du matin sur le port de Barcelone avant de faire l’after (d’abord dans un bar, on a la classe ou on ne l’a pas, puis chez moi) pour mieux se retrouver à 11h du mat’, lunettes de soleils sur le pif pour un petit dèj ? Que – tout comme Missixx par exemple – je peux me confier à elle, sur mes idées et réciproquement ?<br />
Ouais je sais.<br />
C’est une femelle, je suis un mâle donc forcément y’a attraction.<br />
Mais justement, ça parait si inconcevable que ça le concept d’amitié ? En incluant justement cette notion d’attraction ?<br />
D’ailleurs l’attraction est à plusieurs niveaux : physique et mentale.<br />
Ce qui montre (et prouve) l’amicalité de la chose.<br />
Merde, me rends compte que dans ce cas de figure, la limite entre « amitié » et « amour » est vachement tenue. Bon j’avoue c’est le boxon, c’est pas simple, okay.</p>
<p>Help, I need somebody’s help…</p>
<p>Amitié, substantif féminin, relation d’ami. Et ami signifie “personne qui de la part d’une autre est l’objet d’un attachement privilégié » et qui exclut la relation amoureuse, au moins c’est net.</p>
<p>Attraction, substantif féminin, action ou fait d’attirer ou de s’attirer. D’ailleurs, en lisant la définition, je note qu’il y a aussi l’attirance. L’attraction physique et l’attirance abstraite.</p>
<p>Amour, substantif féminin : « Attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu’il cherche à s’unir »</p>
<p>Au fond, c’est tout con : il y a une relation d’amicalité du fait d’une attirance… Et une relation d’amour du fait d’une attraction. D’accord ? J’ai bien résumé la situation ?</p>
<p>En fait, dans la théorie oui.<br />
Dans la pratique c’est un peu beaucoup plus compliqué.<br />
Forcément, voir un mec et une nana passer de bons moments ensembles, c’est forcément louche. Grosso modo, l’un ou l’une veut se faire l’autre. Schéma classique.<br />
Mais bon, pas obligatoirement, et de toute façon c’est le cas pour tout le monde.<br />
Tiens toi là, au hasard.<br />
Dis moi que tous tes potes sont du même sexe que toi.<br />
Oui, non ?<br />
Si oui, alors tu plombes ma théorie, j’te remercie d’avoir foutu encore plus le merdier allez dégage.<br />
Si non, tu vois ce que je veux dire ? Soit t’es crevard(e) et tu as essayé/réussi avec ces spécimens de l’autre sexe, soit non et poum… Relation d’amicalité hors amour.</p>
<p>T’as vu la démonstration ?<br />
En fait elle n’est pas explicite, mais surtout implicite.</p>
<p>Certaines choses existent et se partagent, mais pas forcément avec tout le monde.<br />
J’entends par la que la souffrance, le mal être ne se partagent pas avec n’importe qui. C’est (peut-être) encore plus intime que le sexe…<br />
Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas partage du fait d’une (peur de l’) incompréhension de la personne d’en face… Mais que l’on n’a pas forcément envie de la partager avec cette personne.<br />
Pourquoi ?<br />
En gros pourquoi PPP saurait des choses que ne sait pas mon ex/actuelle ? Et vice versa ?<br />
En détails, pourquoi PPP et moi serions nous aussi complices ? Et vice versa ?<br />
Tiens, j’te fais le gros au détail et j’te détaille le prix de gros…<br />
Par peur de la réaction.<br />
Par manque de confiance en soi.<br />
Par gêne de se dévoiler.<br />
Pour ne pas dévoiler le mystère.<br />
Pour garder un jardin secret.<br />
Pour se protéger.<br />
Et puis, suite à une (longue) discussion avec PPP : peut-être qu’au fond, on tient déjà suffisamment à la personne pour ne pas vouloir en rajouter dans la dépendance.<br />
C’est chiant.<br />
L’Homme est un animal libre (et limite je m’en foutiste)<br />
L’Homme a effectivement des brêches dans sa carapace (du coup la vulnérabilité augmente)</p>
<p>Bon, thèse, antithèse, synthèse, let’s go guys.<br />
Et puis non.<br />
J’t’emmerde.<br />
Je crois que c’est ça au fond.<br />
Laisse moi vivre, partager des (précieux) moments avec les gens, ceux que je kiffe le savent, et pour le reste… lâche moi la grappe, j’ai déjà du mal tout seul avec moi-même…</p>
<p>Fais chier, 4 pages pour ne rien dire.<br />
Rien sauf que dans ce monde de merde (ouais Georges, t’avais raison, monde de merde), les gens ont beau parler d’ouverture d’esprit (ou en anglais, ça le fait encore mieux, t’as un « open mind » tu vois dude ?) mais dans la pratique mets le concept dans la poche de ton baggy et pose ton mp3player par-dessus, il risque pas de s’enfuir.<br />
C’est basique un humain quand même.<br />
Une nana se ballade bien sapée, y’a tous les crevards environnants qui se jettent dessus.<br />
Physique, mental, toujours les mêmes conneries.<br />
Tiens, laisse moi faire mon geek de base et changer mon MSN (comme Nokia : connecting people)<br />
De « Sir Alex &#038; Mr RATH &#8211; Laisses moi te dire un truc : je t’emmerde » je passe à « Le p’tit con – te parle pas car il s’en branle »<br />
Voilà.<br />
J’suis saoulé.<br />
Dans ma tête c’est simple, c’est les gens qui compliquent tout.</p>
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