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	<title>My Private Life &#187; suicide</title>
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	<description>Alexander de Querzen&#039;s Dirty Diaries, Texts, Poems and sh!t like that.</description>
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		<title>#12 &#8211; S.U.I.C.I.D.E.</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ejacs labiales]]></category>
		<category><![CDATA[pensées]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Soit dit en passant Une pensée me trotte Irrémédiablement dans la tête, Comme un brouillard permanent, Irradiant mon cerveau et ma vie De sa sombre lueur, Et j’hésite sur la marche à suivre…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><span id="more-101"></span></p>
<p><strong>S</strong>oit dit en passant<br />
<strong>U</strong>ne pensée me trotte<br />
<strong>I</strong>rrémédiablement dans la tête,<br />
<strong>C</strong>omme un brouillard permanent,<br />
<strong>I</strong>rradiant mon cerveau et ma vie<br />
<strong>D</strong>e sa sombre lueur,<br />
<strong>E</strong>t j’hésite sur la marche à suivre…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>#11 &#8211; A.L.C.O.O.L.</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ejacs labiales]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[cercle]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Ainsi soit-il chaque jour, Le verre se lève et se descend, Comme un cycle sans fin. Où je suis je continue à boire. Où je vais je continue mon suicide. La seule chose que je ne sais pas est le temps.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><span id="more-99"></span></p>
<p><strong>A</strong>insi soit-il chaque jour,<br />
<strong>L</strong>e verre se lève et se descend,<br />
<strong>C</strong>omme un cycle sans fin.<br />
<strong>O</strong>ù je suis je continue à boire.<br />
<strong>O</strong>ù je vais je continue mon suicide.<br />
<strong>L</strong>a seule chose que je ne sais pas est le temps.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Séb</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:28:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[relations]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire. Il s’appelle Seb. Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit. Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>J&#8217;ai trouvé une bonne thérapie quand même. Ecrire qu&#8217;on appelle ce truc&#8230; Alors, c&#8217;est simple : je m&#8217;allonge dans le canap&#8217; et je parle de mon ami imaginaire.</p></blockquote>
<p><span id="more-77"></span></p>
<p>Il s’appelle Seb.</p>
<p>Son nom n’a strictement aucune importance dans la suite de ce récit.</p>
<p>Il est typiquement le genre de personne que vous ne remarquez pas. Il se fond dans la masse. Ses habits sont une protection contre le monde extérieur, une carapace contre les regards, une non-invitation à faire connaissance. Habillé de manière passe-partout, privilégiant les couleurs sombres, s’autorisant parfois un petit extra au niveau de son teeshirt, parfois revendicatif, parfois à l’effigie d’un groupe qu’il aime, parfois simplement parce que c’est le premier qui lui est tombé sous la main. Visage caché par une casquette, cheveux rasés, Seb est le parfait exemple de Mr ToutLeMonde, de Mr Personne.</p>
<p>Vous le verriez, vous n’en sauriez même pas qu’il s’agit de lui.</p>
<p>Sa vie est un vaste cycle de recommencements perpétuels, une longue suite monotone de remakes des mêmes moments, aux mêmes endroits, avec les mêmes gens.</p>
<p>Lorsqu’il était petit, Seb était intimement persuadé d’être le prisonnier d’une vaste cage en verre, où un géant s’amuserait à jouer avec lui, ses sentiments, ses peurs, ses envies, son existence… Comme il jouait lui même avec ses PlayMobils. Au fond, pourquoi pas : bien que ses parents (surtout son père, surpris d’un tel illogisme chez un enfant censément intelligent) lui aient prouvé que ce n’était pas possible, Seb n’en est pas intimement convaincu. Quelque chose lui dit que l’on n’en sait trop rien en fait.</p>
<p>Seb est fils unique, son monde est imaginaire, sa vie est rêvée et sublimée pour mieux pallier la morne et triste réalité.<br />
Peut-être à cause de ça, Seb s’est replié sur lui-même.<br />
D’enfant unique il est devenu enfant solitaire.<br />
Ses parents cochaient pourtant toujours la case “s’intègre facilement dans un groupe” : au fil du temps, il s’était aperçu qu’être un caméléon avait beaucoup d’avantage.</p>
<p>Petit à petit, Seb a grandi, traversant les années 80 sans s’en rendre compte, puis les 90 en commençant à prendre conscience que le monde semblait définitivement ne pas tourner rond.<br />
Au XXIème siècle, maintenant, Seb continue de se sentir bizarre dans un monde qui ne lui appartient pas.<br />
Son grand père avait eu le débarquement et la guerre d’Algérie? Lui aura eu la mort de Ceausescu et la chute du mur de Berlin.<br />
Ses parents ont eu mai 68? Il se prendra en pleine face les bombes dans le métro en 95, les attentats du 11 septembre 2001 et ceux du 11 mars 2004.</p>
<p>Selon la classification de Strauss et Howe, Seb fait plus ou moins partie de la fameuse “Génération Y”. Plus ou moins, pas exactement, tout dépend de la version adoptée.</p>
<p>Seb, lui, pense qu’il est juste là.<br />
Ni totalement Y, ni formellement X.</p>
<p>Le terme de “next generation” lui conviendrait mieux.<br />
La génération suivante.<br />
Celle après ceux-qui-ont-ouvert-le-chemin.<br />
Mais la différenciation est plus subtile.</p>
<p>Seb a lu des livres, beaucoup. Certains en diagonale, parfois par obligation, d’autres avec plaisir, il en a même relu tout ou partie. Il pourrait citer Philip Kindred Dick et Maurice Dantec, Ann Scott, Virginie Despentes ou Nick Hornby, Stephen King et Ann Rice, Antoine de Saint Exupery, ou encore Bret Easton Ellis, Chuck Palahniuk et Charles Buchovski… Il voit de plus en plus de films adaptés de livres, sans que les gens le sachent. Il est attristé de voir que l’imagination semble se désagréger. Il aime retrouver ses auteurs, comme de vieux amis.<br />
Seb aime la musique, même si ce n’a pas toujours été le cas. Il croit être passé par tous les courants musicaux, du hard rock au rap, en passant par le reggae ou le rock, à chaque fois oscillant entre le bac commercial et les découvertes du moment.  Grâce à ses ami(e)s, Seb peut continuer de découvrir de nouveaux morceaux, de nouvelles manières d’exprimer un sentiment, modifiant ainsi son TopTen permanent des musiques favorites. Certaines restent toujours des coups de cœurs, sortes d’hymnes souvenirs d’une époque. Certaines lui semble le décrire parfaitement, soit en partie, soit totalement. Certaines sont spécifiques à des personnes, d’autres à des moments, bons ou mauvais, partagés (ou pas). La musique est une nécessité vitale pour Seb, quelque chose qui le rapproche du héros de “Haute Fidelité” : elle lui permet plus ou moins de savoir si une personne est compatible, au même titre que pour les livres et les films…. D’une certaine manière…<br />
Nourrie à l’image, parfois déformée par la caméra, d’autres fois retouchée par ordinateur, l’information se mélange à la fiction, le blockbuster de l’été ne l’impressionnant pas outre mesure mais tombant en admiration devant un film dialogué par Audiard. Il cherche les bons films, cumulant un scénario intelligent, des acteurs qui gèrent et un réalisateur qui se prend pour un véritable chef d’orchestre et cherchera la version dvd ultimate pour ceux-là, mais larvera devant la dernière production hollywoodienne pour peu qu’elle n’en soit pas trop indigeste.</p>
<p>Tableau idyllique d’un humain en pleine possession de ses capacités intellectuelles.<br />
Carnage catastrophique car la culture appelle la culture et qu’elle est sœur de dévoreuse de temps.</p>
<p>Nourri au nouvelles technologies, à même pas 30 ans il est doublement drogué.<br />
Aux médicaments d’abord.<br />
Légaux et illégaux.<br />
Toujours de quoi supporter la réalité. Atténuer les effets néfastes d’une vie chaotique.<br />
Contre le mal de tête, pour pouvoir dormir, contre l’allergie, contre la toux, pour la peau…<br />
A l’Internet, pieuvre tentaculaire, matrice globale et locale.<br />
Tellement accroc qu’il ne lui semblerait pas si difficile ni si inconcevable que ça de s’enfermer dans une tour pendant une période (in)déterminée. “Le Maître du Haut Chateau”. L’expression lui revient, traversant son esprit, faisant frétiller quelques neurones, libérant quelques souvenirs et pistes, saturant encore un peu plus sa mémoire.</p>
<p>Le “Do Your Thing” des hippies continue de s’appliquer au fond.</p>
<p>Lui, et ceux de sa génération n’en savent strictement rien de ce qu’ils sont venus foutre sur cette planète à moitié dévastée par leurs prédécesseurs. Un environnement dégradé, se détruisant de plus en plus, inexorablement, une courbe de destruction exponentielle. Une population aveuglée, en ne se préoccupant pas du sort de Gaïa, ne donnant aucune confiance dans l’avenir.<br />
Attristé de voir que des médicaments soignant de nombreuses choses pourraient voir le jour, mais qu’ils ne sortent pas des laboratoires.<br />
Dépité de voir que des modèles de voiture hybrides sont disponibles mais inaccessibles pour le commun des mortels.<br />
Perplexe face à la course à l’industrie, à l’automatisation, à l’informatisation, mais en participant pleinement à cet état de fait.</p>
<p>Seb se pose en observateur, il est loin, très loin d’être un exemple ou un chemin à suivre.</p>
<p>Il essaye de se contrôler.<br />
Il essaye de s’intégrer.<br />
Il essaye d’apprendre.<br />
Il essaye de gérer.<br />
Il essaye de vivre.<br />
Mais il n’y réussit pas.</p>
<p>Il le voit bien depuis quelques joursemaines.<br />
Il se couche de plus en plus tard.<br />
Il n’arrive plus à se lever, chose normale après des nuits de 4 ou 5 heures.<br />
Il a de plus en plus tendance à s’auto-exclure du groupe, de la meute, marre des mini-guerres de clans, des micros luttes de pouvoir…<br />
Il se sent bien chez lui, caché, inaccessible sauf quand et à qui il le désire, préférant la solitude d’un appartement vide à la foule bruyante d’un bar bondé.<br />
Longtemps considéré comme un oiseau de nuit, il n’en rentre maintenant plus que complètement déchiré, devant faire des efforts de mémoires pour savoir si oui ou non il a passé une bonne soirée.</p>
<p>L’alcool, son dégât majeur, troisième drogue à rajouter. Comme tous ceux de son âge, à des degrés différents, tout simplement, il a l’alcool mondain, entre amis, celui des restaurants et des soirées en clubs.<br />
Combiné à la cigarette ou au joint, cocktail explosif et détonnant pour avoir l’air cool mode caméléon quelque part.<br />
Ne pas se dévoiler, encore.<br />
Se cacher, toujours.<br />
Toujours avoir l’air de s’en foutre, d’être cynique. Ou au contraire exagérer ses sentiments.<br />
Son exubérance lui sert de paravent à son incapacité chronique à avoir confiance en lui.</p>
<p>Seb a fait les comptes, il a 30 ans.</p>
<p>Plus aucune perspective d’avenir, il se sent trop vieux pour créer son entreprise, ses parents ne dirigent pas une société qu’il va devoir reprendre, son boulot n’est qu’un simple 9/18 basique et commun au trois quart des gens avec qui il partage ses métros quotidiens…</p>
<p>Sa copine veut s’installer avec lui, il ne sait pas comment lui dire qu’il se demande toujours pourquoi il est encore avec elle depuis tout ce temps, elle a pourtant déjà prévu leur programme sur les 6 prochains mois. Il continue de fantasmer sur sa collègue de bureau et la serveuse de son bar favori, et ne peut pas s’empêcher de détailler les gens (essentiellement du sexe féminin) qui croisent son chemin ou son regard pendant ses pauses…</p>
<p>Sans être catastrophique, son compte en banque n’est pas reluisant.<br />
Entre son prêt pour l’appartement, celui pour l’installation et le crédit pour le scooter, la fin du mois commence de plus en plus tôt. Par la force des choses il a été obligé de diminuer le rythme des sorties, et considère profiter moins bien de la vie qu’auparavant.</p>
<p>Seb se pose la question : que fout-il ici? Présentement? A l’heure actuelle?</p>
<p>En ce moment précis, il ne croit plus en rien.</p>
<p>Il en a juste marre.<br />
Marre d’essayer de gérer.<br />
Marre de tenter de vivre une vie passable.<br />
Marre de courir après le temps.<br />
Marre surtout de faire semblant.</p>
<p>Il est dans un épais brouillard, dans une nuit noire, un endroit obscur, un tunnel sombre où la lumière ne perce pas.</p>
<p>Je suis Seb.<br />
Je suis personne.<br />
Mon nom est légion.</p>
<p>C’est dur de vivre lorsqu’on n’en a pas forcément envie.</p>
<p>J’appuie sur la détente de mon flingue introduit dans ma bouche.</p>
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		<title>Whellcome to my funerals</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:05:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi. C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Pµt@!ñ le pavé, écrit d’une traite si ma mémoire est bonne… Sacrebleu, ça devait être un mauvais jour pour moi.</p></blockquote>
<p><span id="more-26"></span></p>
<p>C’est bizarre. Tout est bizarre. Je me suis levé ce matin en ayant l’impression que c’était le jour. Le jour de ‘jesaispasquoi’, mais LE jour. En anglais, the date, la date, la date à ne pas manquer. J’ai pris ma douche normalement. En cinq minutes. Comme d’habitude. J’ai pris le métro, comme d’habitude. Au même endroit que d’habitude. Descendu au même endroit que d’habitude. J’ai vu les mêmes gens, vécu les mêmes moments, fait les mêmes choses, faits et gestes. Parti à la même heure, plus ou moins que la semaine précédente. Fait ni plus de choses ni moins qu’hier, ou que demain. Pourtant. Pourtant des détails intrigants. Pourquoi ai-je mis le mix de KeroZen, un truc hardcore qui vrille les tympans et déchire le cerveau ? Pourquoi le son était-il si fort que la grand-mère sourde d’à côté est venue me demander de baisser le son parce qu’elle n’entendait pas la télé ? Pourquoi le mec au bout de mon clavier m’a demandé si ça allait, chose (in)habituelle ? Pourquoi mon cerveau jouait-il aux montagnes russes à la vitesse de pointe théorique du TGV ? Pourquoi j’avais envie de dire ” va te faire foutre ” au lieu et place de ” sorry, ignore moi ” ? Pourquoi ? Pourquoi quand je suis rentré dans le métro je me suis assis, déjà arraché par le bédo que je venais de fumer avant d’entrer dans la station, juste en sortant du taf en fait ? Pourquoi je n’ai pas calculé ce que j’ai fait entre là et maintenant ? Je ne sais pas. Je suis sorti du métro, j’ai regardé machinalement sur mon portable si quelqu’un m’avait appelé ? Sais pas. Envie de meurtre . Envie de tuer. Envie de sang. Envie de violence. Pas envers les autres. Envers moi. Je suis arrivé chez moi. Noir complet, absolu. Self improvement is masturbation. Self destruction is the answer. Save the planet. Kill yourself. Rejet. Retour. Arrivé. Départ. Cercle. Cercle vicieux, infernal. L’enfer. Dante, ” vous qui entrez ici, perdez toute espérance “. Ici ? Je n’ose pas regarder dans le dictionnaire. Dans ma tête résonnent les mots ” ici, pronom indéterminé signifiant le lieu où la personne est présente, au moment figé dans l’instant “. Ce qui reviendrait à dire… J’appelle mon pote, me frite avec lui. J’essaie d’arranger les choses, je m’enfonce. Pas grave. Je vais me casser. Disparaître. L’homme réel s’effaçant jusqu’à ne devenir que virtuel. Passant, prononce mon nom afin que mon kâh vive pour l’éternité. Bonne mentalité. Bien aussi le ” ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort “. Wesh. Je roule un deux feuilles, l’allume, m’installe devant Photoshop et compose mon nom… néo-phoenix, pourquoi pas workholics ou workaddikt ? Je bois une vodka pomme, deux, le transforme pour arriver à worxolikt… qui ne me satisfait pas. Je me retourne le cerveau, hésite, réfléchis, calcule, me décide : renaître je dois, réfléchir et jouer le jeu étant la condition sine qua non… quelque part, une petite voix, douce, gentille, sensuelle, m’indique que toute société a les crimes qu’elle mérite, me citant Dostoïevski. On verra. Le temps est mon seul ami, immuable et régulier. Finalement je choisis quelque chose de soft. Work Player. Même si ça ne me représente pas, ça a au moins l’avantage d’être distingué, classe, sans être trop underground. J’t&#8217;en foutrais de l’underground. C’est le serpent qui se mort la queue, l’underground cherchant l’overground tout en le reniant. Je rallume mon joint, tire deux lattes et manque de shooter un des deux chats qui traînent. Je n’ai plus la force d’écrire ce que je fais ou de faire ce que j’écris. Auto destruction, voilà ma raison d’être et de vivre. J’en suis arrivé à un tel point que l’extérieur me gonfle. Pour dire vrai, je ne sors plus qu’en mission spécifique et en frappes chirurgicales. Je sors, exécute ce que j’ai à exécuter et rentre at home. Mon langage s’en ressent, je parle un curieux mélange d’anglais et de francais, j’invente des mots.<br />
J’suis un ouf. J’suis un guedin moi. J’ai pris ma décision. J’irai dans ce foutu pays. Moi qui voulait m’enterrer, qui organisait mes propres funérailles (d’où le titre) je sais où je vais… J’ai plus qu’à.<br />
J’ai plus qu’à ranger mes affaires.<br />
J’ai plus qu’à trier mes vêtements.<br />
J’ai plus qu’à faire des cartons.<br />
J’ai plus qu’à me prendre par la main et aller danser…<br />
Faut arrêter de déconner.<br />
J’ai 26 ans et je ne sais pas quoi faire de ma vie. J’hésite . A tous les niveaux. Que ce soit humain ou physique. Je me décide à me retourner le cerveau à grand coup d’alcool et de drogues. Le workplayer que je suis décide de se renouveler en tant que worholik. Addicted to the work. La seule chose qui me permet de rester la tête hors de l’eau c’est mes chats. J’en ai deux. Ca à le mérite de m’obliger à venir tous les jours chez moi. Pour donner à manger et à boire. S’il n’étaient pas la, je ne sais pas ce que je ferais .<br />
Je suis Alex.<br />
Et Alex est moi.<br />
Je bosse, j’avance et je recule.<br />
A grand coup de ceinturons j’avance. Je drague, chope et élimine.<br />
Je suis la fin de la faim.<br />
Je suis la mort de la vie.<br />
J’avance et je marche.<br />
Mes pas se posent sur des dalles, et je ne connais pas la suite…<br />
Pause.<br />
Break.<br />
Je connais des gens, je les vois, je discute avec eux.<br />
Et pourtant.<br />
Des que je peux je m’enfonce. J’aime cette sensation d’être borderline.<br />
Je me décide à avancer, l’alcool et la drogue aidant.<br />
Peu de monde peut me suivre dan mon délire.<br />
D’humain je deviens extraterrestre.<br />
D’extraterrestre je deviens humain.<br />
Je vois des gens. Je discute avec eux. Mais où est la solution ? Où est la finalité de la chose qui fait que la vie mérite d’être vécue ?<br />
Que dalle.<br />
Que dalle. Que dalle que dalle.<br />
Rien.<br />
Nada.<br />
Il est quatre heures du matin et je suis devant mon pc, prêt à aller me coucher.<br />
Il est quatre heures du matin et j’ai envie de mourir.<br />
Non pas pour la souffrance.<br />
Mais pour la finalité de la chose.<br />
Stopper tout.<br />
Stopper le théâtre de la vie<br />
Je me bouffe mon cacheton, ce somnifère sans lequel je ne peux dormir.<br />
Et j’attends.<br />
Mes chats, les seules choses pour lesquelles je ferais des efforts<br />
Mes chats, les seules êtres pour lesquelles je ferais des efforts.<br />
Les phrases se ressemblent.<br />
Les mots s’entrechoquent.<br />
Putain faut que je me réveille.<br />
Sinon je vais m’enfoncer dans un grand trou noir sombre, glauque, pas reluisant du tout. Même si je suis attiré il ne faut pas tu entends petit chat, il ne faut pas se laisser glisser sur la pente…<br />
Je vois toujours les mêmes choses, arriver, me poser, ouvrir une bière, rouler un joint et me vider la tête.<br />
Sauf que je n’y arrive pas alors je me détruis.<br />
Le somnifère fait effet.<br />
Mes yeux deviennent lourds, je m’enfonce dans une torpeur… Ramper jusqu’au lit, me glisser sous la couette, m’allonger en position de gisant et dormourir….</p>
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		<title>Died &amp; Rebirth</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 00:02:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alex de Querzen</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[boucle]]></category>
		<category><![CDATA[Carpe Diem]]></category>
		<category><![CDATA[introspection]]></category>
		<category><![CDATA[maelstrom]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[meurtre]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[souffrance]]></category>
		<category><![CDATA[suicide]]></category>

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		<description><![CDATA[Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel. Bonjour. Je m’appelle Alexander de Querzen. Tel est mon nom. Telle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Si y’a bien une raison pour laquelle j’ai appellé mon Nabaz PHOENIX c’est parce que je suis cyclothimique. Complètement. Et j’assume. Pourtant si tu savais combien j’essaye de me calmer, de rester sur une ligne (non pas de coke…) mais y’a pas moyen bordel.</p></blockquote>
<p><span id="more-21"></span></p>
<p>Bonjour.<br />
Je m’appelle Alexander de Querzen.<br />
Tel est mon nom.<br />
Telle est mon identité.</p>
<p>Parlons maintenant de ma personne.<br />
Non plus des mots.<br />
Mais des actes.<br />
Des façons de faire.<br />
Des façons de réagir.</p>
<p>Depuis plus d’un mois je vais mal.<br />
Depuis plus d’un mois je ne sais pas où je vais.<br />
Depuis plus d’un mois je n’ai qu’une envie : me barrer.<br />
Physiquement ou mentalement.<br />
Là n’est pas l’important.</p>
<p>Qu’est ce qui est important ?<br />
Que dalle. Rien. Nada. Que tchi. R-I-E-N.</p>
<p>J’ai envie de crever.<br />
Je n’ai rien qui me retient dans ce monde de merde.<br />
Rien qui me retient, à part mon chat ?<br />
Bon d’accord, il y a plusieurs personnes qui comptent pour moi, je pense qu’elles se reconnaîtront si elles tombent sur ce p****n de texte.<br />
J’ai pas l’habitude de me confier.</p>
<p>Quand j’ai rencontré Neurokaïne, c’est lui qui allait mal.<br />
A croire qu’il y a eu transfert de souffrance.<br />
A croire que la souffrance n’existe que pour tenir le monde.<br />
A croire que seule la misère existe.</p>
<p>J’en suis à un point où je ne veux plus parler.<br />
Non pas que je n’ai rien à dire.<br />
Mais juste que j’ai l’impression d’être une boite de pandore.</p>
<p>Approche toi de moi et tu souffriras.<br />
Accroche toi à moi et tu souffriras.</p>
<p>Pourtant…<br />
Pourtant j’ai été clair la dernière fois que je me suis adressé à lui.<br />
Eh oui, j’ai parlé à Dieu, comme je te parle à toi, pauvre lecteur de merde dont je n’ai strictement rien à foutre.<br />
Tu ne comprends pas ?<br />
C’est pourtant simple. Pour tous ceux qui pensent que j’écris pour me branler, pour m’auto satisfaire, il n’en est rien.<br />
Je n’écris que pour me défouler, me détendre, me calmer, me psychanalyser.<br />
A part çà.</p>
<p>L’herbe est verte, les oiseaux chantent, le ciel est bleu.</p>
<p>Mais je n’ai rien.<br />
Pas de thunes.<br />
Pas de compagnon.<br />
Pas de vie rêvée ni réelle.<br />
Je traverse le temps comme un voyageur. A la limite du clochard, à la limite de l’auto stoppeur.</p>
<p>Je ne sais rien.<br />
Je ne sais pas où je vais.<br />
Mais comme les Shadocks, j’y vais.</p>
<p>C’est bizarre. Comme je change d’avis en cinq minutes. Comme je change tout le temps.<br />
A croire que je suis un putain de composant instable dans une vie soi disant stable.</p>
<p>Reprenons.<br />
Quand je dis que je n’ai rien, je me trompe, je Lui en ai parlé.<br />
Je sais que je suis pas si moche que ça, pas si con que ça, que j’ai des gens sur qui compter.<br />
Pourtant des problèmes de thunes, l’envie de pouvoir me confier vraiment à quelqu’un, l’envie d’être dans les bras de quelqu’un….<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir avancer.<br />
Tout çà m’empêche de pouvoir revenir dans un monde RVB. Pour le moment, tout est en grayscale.<br />
De nouveau…</p>
<p>Je souris.<br />
Je délire.<br />
Que savez vous de ce qui se passe en moi ?<br />
Que savez vous de mes démons intérieurs, de mes envies de meurtres ou de suicides ?<br />
Rien.</p>
<p>Je disais donc.<br />
Je Lui ai parlé.<br />
Je Lui ai dit que je n’étais pas si malheureux que ça : des amis, des vrais et des ” faux “, un boulot, une vie pas si pourrie que ça…<br />
Et pourtant.<br />
Je veux plus de thunes pour pouvoir faire ce dont j’ai envie.<br />
Je veux une nana pour pouvoir me confier et lui dire ce que je ressens et partager avec quelqu’un des choses que je ne veux partager avec personne.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Je veux.<br />
Le roi dis ” nous voulons “.<br />
Suis-je un roi ?<br />
Que dalle ouais.<br />
Même pas le roi de moi-même.<br />
Encore moins le roi de mon chat.</p>
<p>C’est con un chat. Ça chie, ça bouffe, ça griffe.<br />
Et pourtant. Heureusement que la panthère est là.<br />
Heureusement qu’il est là.<br />
A me regarder avec des grands yeux à la ” et-moi-pourquoi-je-ne-peux-pas-jouer-avec-toi ” quand j’ai un flingue dans ma bouche ou un couteau sur le poignet.<br />
L’homme descend du singe.<br />
Il ferait bien d’y remonter.</p>
<p>L’homme est un connard comme les autres.<br />
L’homme est un branleur comme les autres.<br />
L’homme est un carnivore comme les autres.<br />
Homo homini lupus.<br />
Disons pour être réaliste l’homme est un loup pour 99,99% des hommes.<br />
Dites moi depuis quand vous n’avez PAS fait d’action pour quelqu’un que vous ne connaissiez pas ?<br />
Longtemps non ?<br />
Et ouais.<br />
A part ça tout va bien dans le meilleur des mondes.</p>
<p>Et ouais, j’ai la rage.<br />
Pleurez mes larmes dit le policier.<br />
Philip avait raison.<br />
Les autres pleurent pour moi.<br />
Moi, je m’en fous.<br />
Je m’en tape.<br />
M’en balance, m’en contrebalance et m’en contrecarre.<br />
Je vis ma vie.<br />
Certains en font partie et ceux la, je les respecte et me donnerais (physiquement et mentalement) pour eux.<br />
Le reste ? Peanuts.<br />
J’en n’ai rien à foutre.</p>
<p>Putain de merde, j’arrive déjà pas à me gérer.<br />
Alors comment gérer les autres ????????</p>
<p>Quand je Lui ai parlé (moi agnostique non pratiquant, limite athée, quoique adhérant au bouddhisme et au concept de la Force), je lui ai dit : ” Je sais que je ne suis pas à plaindre. Je sais que j’ai un job, des potes, des projets. Mais j’en veux plus. Plus de potes ? Non même pas, plus de VRAIS potes. Plus de gens à qui me confier. De la thune ? Oui mais non : dès que j’en ai, je la crame. L’argent n’est pas important, tout ce qui compte c’est le moment présent (Remember : Yesterday is history, today is in memory and tomorrow will never die) Par contre, ouais, une nana ce serait cool “.<br />
D’où le problème : tout est-il lié à une nana ?<br />
Non.<br />
Je pense qu’il s’agit du catalyseur, de la fameuse goutte d’eau qui tant va à l’eau qu’à la fin la cruche se brise.<br />
La fille égale la goutte d’eau.<br />
La cruche égale moi.<br />
Allez comprendre.<br />
C’est le malstrom dans ma tête.<br />
Ce qui est cool, c’est que dans deux semaines, ça aura changé.<br />
Je le montrerai moi.<br />
Point break extreme limit.<br />
That’s what I am.</p>
<p>Je prie Dieu que cela se passe mieux.<br />
Je prie que mes potes soient encore là, même si je semble ne pas les prendre en compte, HEUREUSEMENT qu’eux sont là.<br />
Je prie que mon chat vive et soit heureux.<br />
Je prie pour qu’une vie meilleure me tombe sur la gueule.<br />
Alors que je ne fais rien pour la mériter.<br />
Alors que je ne fais rien pour m’en sortir.</p>
<p>Comme disait l’autre… Inch’Allah.<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Mais…<br />
Si…<br />
Si…<br />
Si…</p>
<p>Pourquoi tant de questions ? Carpe diem, je vis au jour le jour mais pense à dans un an ou deux.</p>
<p>J’ai 25 ans.<br />
Mais quel âge ai-je putaiiin ???</p>
<p>Mon Dieu, faites que je sois assez fort pour m’en sortir et m’en servir.</p>
<p>Pour le siècle des siècles.<br />
Que Ta volonté soit faite.<br />
Amen.</p>
<p>Olah.<br />
On s’calme un peu.<br />
Pause. Ladies &amp; gentlemen, please, have a break.<br />
Cette histoire ne me convient pas du tout.<br />
Je ne suis pas comme ça.<br />
Je la joue pas comme ça.</p>
<p>Rigolo : ” J’aime le contact / Je n’ai aucun tact / Si je blesse, alors je m’en tape / Alléluia, priez pour moi / Trop direct, souvent ça ne plait pas / Diplomatie / Je n’ai pas appris / Trop franc, cultive les ennemis / Je paie le prix / Ne triche pas / Je suis… en paix avec moi ”<br />
Silmarils, Just Be True.<br />
J’écoutais ça quand j’étais jeune.<br />
Enfin, jeune, y’a 7-8 ans quoi.<br />
Bérurier Noir, Silmarils, Lofofora, No One Is Innocent…<br />
Je les réécoute aujourd’hui.<br />
Signe du destin ?<br />
La boucle est bouclée ? Ou du moins suis-je dans un schéma de boucle ?<br />
Intéressant.<br />
Un peu comme quand Galilée à découvert que la terre était ronde.<br />
La vie est cyclique.<br />
Naissance Mort Renaissance.<br />
Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à la Matrice.<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  &#8211; ” Believe the unbelievable ”<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  Reloaded &#8211; ” Free Your mind ”<br />
<a href="http://www.ad-vice.me/p/MPL4SX4pYz" target="_blank">Matrix</a>  Revolutions &#8211; ” Everything that has a beginning has an end “</p>
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